1924 en santé et médecine
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Cet article présente les faits marquants de l'année 1924 en santé et médecine.
- : François Varay, médecin-chef de l'hôpital, fonde la Clinique générale d’Annecy[1].
- : création à Paris de l’Office international des épizooties (OIE)[2].
- : dans le laboratoire de chimie thérapeutique de l'Institut Pasteur, Ernest Fourneau élucide la formule de la suramine, jusqu'alors tenue secrète par les laboratoires de l'entreprise allemande IG Farben[3].
- : ordonnance monégasque étendant aux professions de dentiste, de pharmacien et de sage-femme l'ordonnance du , modifiée le , sur l'exercice de la médecine[4].
- : loi française « assurant l'emploi obligatoire des mutilés de guerre[5] », qui n'entrera en vigueur que par le décret du [6].
- 1er mai : Louis-Ferdinand Céline soutient sa thèse de doctorat en médecine sur La Vie et l'Œuvre de Philippe Ignace Semmelweis.
- : loi française « autorisant l'accès à la rééducation professionnelle à titre onéreux des mutilés du travail[7] ».
- : fondation de la Société suédoise de radiologie médicale[8].
- 1er juin : les médecins Arsène d'Arsonval, Pierre Bazy[9], Alexandre Desgrez, Charles Richet père, Hyacinthe Vincent et Fernand Widal sont parmi les quarante-deux membres de l'Académie des sciences à signer un manifeste recommandant l'espéranto comme langue scientifique internationale[10].
- : l'Académie royale de médecine de Belgique est dotée de la personnalité juridique[11].
- : loi française « tendant à fixer la valeur des titres locaux pour l'exercice de la médecine, de la pharmacie et de l'art dentaire dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle[12] ».
- : à l'occasion de son 8e congrès, tenu à Québec, l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord, aujourd'hui Médecins francophones du Canada, se constitue en société[13].
- 6- : le 33e congrès de chirurgie se tient à Paris sous la présidence de Théodore Tuffier[14].
- Décembre : à Niamey, le médecin Robert Bourgeon démissionne de la Croisière noire ; il sera remplacé par le naturaliste Eugène Bergonier[15].
- Sans date
- Dernier cas recensé de rage humaine acquise sur le territoire français métropolitain[16].
- Le chirurgien américain William Coley (en) met au point un procédé d'immunisation contre le cancer par injection de streptocoques, procédé appelé vaccin de Coley dont l'efficacité reste contestée en 2016 et la commercialisation interdite dans plusieurs pays[17],[18],[19].
- Rio Hortega et Penfield établissent que l'oligodendrocyte est une cellule gliale d'origine ectodermique[20],[21],[22].
- Le gynécologue japonais Kyusaku Ogino découvre la loi qui porte son nom (loi d'Ogino), sur laquelle s'appuiera quatre ans plus tard, contre l'avis du japonais, son collègue autrichien Hermann Knaus pour mettre au point la méthode dite « des cycles » ou « du calendrier » ou, malgré le désaveu d'Ogino, d'« Ogino-Knaus », abrégé en « méthode Ogino ».
- Le chirurgien René Leriche succède à Louis Sencert à la chaire de clinique chirurgicale de la faculté de médecine de Strasbourg, d'où il va créer la première école de physiologie vasculaire, formant de nombreux élèves, tant étrangers que français, parmi lesquels on peut citer René Fontaine, Jean Kunlin, Michael DeBakey ou Jean Cid Dos Santos[23].
- Pour la première fois, un patient survit à une embolectomie pulmonaire, pratiquée par le chirurgien allemand Martin Kirschner, élève de Friedrich Trendelenburg[24].
- Burton J. Lee et Norman E. Tannenbaum décrivent pour la première fois le cancer inflammatoire du sein[25],[26].
- L. Berger décrit pour la première fois le neuroblastome olfactif, sous le terme d'esthésio-neuroépithéliome olfactif[27],[28].
- Fondation de l’École centrale d'agriculture de Thor, en Haïti, devenue en 1968 faculté d'agronomie et de médecine vétérinaire[29].
- Charles Cot met en place à Paris le Service de secours médical aux asphyxiés, dont il base les interventions sur trois « principes » : sauvetage, secourisme et soins médicaux, et trois « opérations » : extraction du milieu agressif, gestes de survie et hospitalisation[30].
- Création, à Berck, dans le Pas-de-Calais, de la Fédération nationale des blessés du poumon et des chirurgicaux, par fusion de l'Association nationale des blessés du poumon et de la Fédération nationale des tuberculeux osseux[31].
- Fondation de l'école de pharmacie, devenue faculté de pharmacie, de l'université Laval[32].
- Fondation, à Fort-de-France, de l'Asile des vieillards, devenu Hospice puis Centre Emma Ventura[33].
- Création du Centre Paul-Papin d'Angers, devenu Institut de cancérologie de l'Ouest par fusion avec le Centre René-Gauducheau de Nantes[34].
- Création de la Fédération des Unions hospitalières de France.
- Création de l'Office commercial pharmaceutique, entreprise française spécialisée dans la distribution des produits pharmaceutiques.
Publications
- Jules Romains, Knock ou le Triomphe de la médecine, pièce en trois actes représentée pour la première fois le de l'année précédente[35].
- Julien Duvivier, tourne L'Œuvre immortelle, long-métrage dont l'intrigue se déroule dans le milieu de la recherche médicale[36].
- Jean Benoit-Lévy, Technique des autopsies[37], enregistrement d'autopsies pratiquées sous la direction de Roger Leroux « suivant la méthode Roussy et Ameuille[38],[39] ».