Robert Waitz

médecin français, résistant et déporté From Wikipedia, the free encyclopedia

Robert Waitz ( à Neuvy-sur-Barangeon - à Strasbourg) est un médecin, résistant et prisonnier dans les camps d’Auschwitz III (Buna-Monowitz) et de Buchenwald. Il est témoin aux procès de Nuremberg[1].

Décès
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StrasbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Élie Robert WaitzVoir et modifier les données sur Wikidata
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Robert Waitz
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Élie Robert WaitzVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Enfance et formation

Robert Élie Waitz naît le à Neuvy-sur-Barangeon, dans le Cher, d’un père médecin d’origine russe et d’une mère professeur de sciences naturelles. Il fait des études médicales et s'intéresse à l'hématologie. Il devient professeur agrégé en 1935 à la faculté de médecine de Strasbourg. En 1938, Robert Waitz publie avec le professeur Prosper Merklen un Atlas d’Hématologie[2].

Famille

Robert Waitz épouse Odette Heymann dont le mariage est béni, à la synagogue de Lille, le , par le grand rabbin Poliakof[3].

Seconde Guerre mondiale et Résistance

En 1939-40, Robert Waitz est médecin-capitaine dans un hôpital militaire de campagne. Après sa démobilisation, il est replié à Clermont-Ferrand avec l'Université de Strasbourg. Il entre en 1941 dans la Résistance, sous l'alias Prudent[4] et devient très vite chef régional du mouvement Franc-Tireur d’Auvergne, puis chef-adjoint des Mouvements unis de la Résistance (MUR) d’Auvergne.

Arrestation et déportation

Le , Robert Waitz tombe dans une souricière et la Gestapo vient l'arrêter. Il est emprisonné à Moulins, puis transféré au camp de Drancy, le .

Il est déporté dans le convoi no 60, parti de la gare de Bobigny le pour Auschwitz. Il est envoyé à Auschwitz III-Monowitz, en tant que médecin du au . Il est chargé du dispensaire au Häftlingskrankenbau, où il met en place le réseau de résistance française du camp et crée un laboratoire d’analyses de l’hôpital, fin 1943. Il sauve à plusieurs reprises des déportés, en particulier des jeunes.

La « marche de la mort » le conduit à Buchenwald où il est affecté au Block 46, Block d’expériences où le typhus est inoculé à des individus sains[5]. Rapatrié en France après sa libération, il repart pour Bergen-Belsen où le typhus fait rage. Il sauve de nombreuses vies. Au tribunal de Nuremberg, il présente les résultats des analyses et des études réalisées à Buna-Monowitz et à Buchenwald.

Retour en France

De retour à Strasbourg en 1945, Robert Waitz obtient la chaire d’hématologie. Il acquiert une grande renommée dans ce domaine et celui de la transfusion sanguine. Il est président de l'Amicale d'Auschwitz et président du Comité International d’Auschwitz.

Il est nommé au grade de médecin Lieutenant-Colonel par décret du paru au JO du [6].

« Mais vous, les jeunes d’aujourd’hui, n’oubliez jamais à quoi mènent la guerre, le totalitarisme, la négation de l’être humain, le déchaînement de la haine raciale, du sadisme et de tous les instincts les plus bas. Combattez sans répit ces forces mauvaises. Car à chaque instant réapparaissent le néo-nazisme, le racisme et l’antisémitisme. Soyez vigilants, car des milliers de criminels de guerre restent impunis. »

 Robert Waitz. Extrait de l'allocution prononcée le 16 avril 1967 lors de l’inauguration du Monument International d’Auschwitz. Elle a paru dans le bulletin de l'Amicale Après Auschwitz n° 130

Mort

Robert Waitz meurt d'une crise cardiaque le à Strasbourg.

Distinctions

Il est reconnu « Déporté résistant »[7],[8].

Hommage

La ville de Strasbourg a donné le nom de Robert Waitz à une place, proche de l'hôpital civil de Strasbourg, inaugurée le [11],[12].

Notes et références

Annexes

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