Léon Fellmann

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Surnom
Léon Reynal (nom de résistant)
Nationalité
Léon Fellmann
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Surnom
Léon Reynal (nom de résistant)
Nationalité
Activité
Résistant, membre d'associations d'anciens combattants et de victimes de guerre
Autres informations
Distinctions
Plaque commémorative de la rafle du Vél' d'Hiv', Paris 15e

Léon Fellmann, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un rescapé français de la rafle du Vél' d'Hiv, devenu résistant[1].

Seconde Guerre mondiale

Issu d'une famille juive, Léon Fellmann est né le dans le 11e arrondissement de Paris[2]. Son père, Albert Fellmann, né le à Łódź en Pologne et sa mère Nessia, née Roussine le à Daugavpils (Dvinsk) en Lettonie, ont tous deux immigré à Paris[3],[4]. Léon Fellmann est l'aîné d'une fratrie de quatre enfants[2].

Son père est arrêté en et emmené à Drancy, puis déporté à Auschwitz le par le convoi n°2[5]. Léon Fellmann doit alors arrêter ses études de mécanique pour subvenir aux besoins de sa famille[6].

Rafle du Vélodrome d'Hiver

Le lors de la rafle du Vél' d'Hiv, la famille Fellmann est arrêtée à son domicile par des policiers français et emmenée dans un premier temps au Gymnase Japy[6]. Bénéficiant de la clémence de l'un des policiers au vu de leur âge, ses frères et sœurs sont relâchés[7]. Léon Fellmann et sa mère sont ensuite internés au Vélodrome d'Hiver[8]. Après deux jours de détention, Léon Fellmann s'enfuit en forçant un cordon de policiers[6]. Sa mère est emmenée à Beaune-la-Rolande, puis déportée à Auschwitz le par le convoi n°15[5].

Résistance

Après sa fuite, Léon Fellmann rencontre le résistant Gabriel Boulle, reconnu en 1987 comme Juste parmi les nations pour l'avoir hébergé avec le reste de sa famille, dans sa maison à Bois-Colombes, jusqu'à la Libération[9]. Léon Fellmann intègre alors les réseaux de résistance française Goélette et Bourgogne, puis participe à des actions de sabotage et notamment au sauvetage d'une quinzaine d'aviateurs britanniques et américains abattus au-dessus du sol français[10].

Après la guerre

Léon Fellmann retourne vivre dans son ancien domicile et apprend plus tard la mort de ses parents à Auschwitz, tous deux tués en [3],[4]. Il prend en charge sa fratrie et travaille en tant qu'ébéniste[10].

Il témoigne des années plus tard à travers différents médias et s'engage dans des associations d'anciens combattants et de victimes de guerre, dont celle des Fils et filles de déportés juifs de France[11]. Il exerce régulièrement la fonction de porte-drapeau lors de cérémonies officielles commémoratives[12].

Léon Fellmann meurt le à l'âge de 95 ans. Il est père de trois enfants[13].

Distinctions

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI