Fernand Ochsé
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Auschwitz-Birkenau, Pologne
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 65 ans) Auschwitz-Birkenau, Pologne |
| Nom de naissance |
Fernand Émile Didier Ochsé |
| Nationalité |
Française |
| Formation | |
| Activité | |
| Père |
Albert Ochsé |
| Mère |
Alix/Alice Fanny Dreyfus |
| Fratrie |
Marianne Léa Berthe Ochsé Robert Lucien Willy Ochsé Julien Edgard Ochsé Julie-Marie-Christine Ochsé Henriette Antoinette Jacqueline Ochsé |
| Conjoint |
Louise Ochsé |
| Lieu de détention |
|---|
Fernand Ochsé, né le dans le 10e arrondissement de Paris et mort assassiné le dans le camp de la mort d'Auschwitz, est un artiste juif français, dandy, auteur, compositeur et peintre.
Fernand Ochsé est né à Paris[1], le , dans le 10e arrondissement[2].
Il est issu d'une famille de juifs négociants pauvres devenus aisés. Son frère aîné, Julien Ochsé (de) (1876-1936) est parolier, poète et directeur de revue littéraire[3]. Ils vivent dans une grande villa à Neuilly-sur-Seine, où, autour de soirées souvent musicales, ils réunissent nombre de célébrités parisiennes.
Julien Ochsé épouse en 1906 la sculptrice belge Louise Esther Mayer, nièce du créateur du théâtre des Champs-Elysées Gabriel Astruc, qui demandera à Fernand de participer à la décoration et aux peintures du théâtre, et petite-fille du Grand Rabbin de Belgique Élie-Aristide Astruc.
Fernand Ochsé étudie au Conservatoire de Paris[4], où il rencontre Arthur Honegger (qui deviendra son jeune protégé), Maurice Ravel et Reynaldo Hahn, avec qui il est resté ami. Honegger lui dédie en 1918 le ballet Le Dit des Jeux du Monde et en 1930, l'opérette Les Aventures du roi Pausole. Il a composé des opérettes et nombreuses chansons.
Ochsé travaille avec son frère et organise des lectures et conférences à sa demande. Dans leur villa, ils tiennent des salons littéraires dédiés aux courants artistiques de leur temps. Il (co)crée décors et mises en scène. En 1923, il est responsable de la création de l'opérette Ciboulette de Reynaldo Hahn[5].
En 1928, il crée les costumes de La Chute de la maison Usher de Jean Epstein[6]
En 1934, il dessine la couverture de l'édition des chansons du compositeur Pierre Octave Ferroud Trois Chansons de Jules Supervielle[7].
Après la mort de son frère Julien en 1936, Fernand épouse sa veuve, Louise.
Il est aussi l'un des illustrateurs de La Revue musicale.

Louise et Fernand Ochsé fuient en 1940 vers la zone occupée par l'Italie[8],
Ils sont arrêtés à Cannes en [9] et emprisonnés à Nice, puis déportés au camp de Drancy. Honegger ne peut, malgré ses démarches, les sauver. Ils sont déportés le par le Convoi 77[10]vers le camp d'extermination d'Auschwitz, où ils sont assassinés[11]. Leur dernière adresse est à la Clinique Montmorency, Route de Fréjus, Cannes (Alpes-Maritimes)[12].
Oeuvres
- « Propos sur le costume d'opérette », article dans Le Figaro artistique illustré, — [PDF] en ligne.
- « La poésie dans l'opérette », article dans Conferencia - Revue mensuelle des lettres, .
- C'était hier (valse chantée), texte de Gustave Nadaud, orchestre Marcel Cariven. Schallplattenaufnahme, 1940.
Chant et piano
- Odelettes. Composition. Texte Henri de Régnier. Paris : Heugel, non daté.
- Le Parc. Poèmes des "Fêtes galantes" de Paul Verlaine. Composition. Berlin : Adolph Fürstner, 1913[13].
- Ce que je préfère. Texte et composition. Paris : Choudens, 1933.
- Ménage moderne. Composition. Paris : Coda, 1934
- Réponse à Balzac. Composition. Texte de Paul Dublin. Paris : éditions Coda, 1934.
- Me v'là ! Composition. Texte de Paul Dublin. Paris : éditions Coda, 1934.
- Sur les toits. Composition. Texte de Paul Dublin. Paris : S. Fox, 1935.
- Réponse à Balzac. Composition. Texte de Paul Dublin. Paris : éditions Coda, 1934.
- Vite et doucement. Composition. Texte de Paul Dublin. Paris : éditions Coda, 1934.
- L'Arithmétique. Composition. Texte de Paul Dublin. Paris : S. Fox, 1935.
Hommages
Son ami Proust écrit « Ochsé règne »[Où ?], Reynaldo Hahn, Honegger et bien d'autres disent et écrivent à son sujet force louanges.
À 103 ans, en 2017, Gisèle Casadesus témoigne, depuis sa maison montmartroise d'une affectueuse admiration[14].