Georges André Kohn
déporté juif français victime de la Shoah
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Georges André Kohn ( à Paris - à Hambourg en Allemagne[1]) est un jeune déporté juif français. Âgé de 12 ans, il est déporté par le dernier convoi parti du camp de Drancy, le , il meurt assassiné à Hambourg dans la nuit du .
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Biographie
Enfance et famille
Georges-André Kohn (1932-1945)[2] est né le à Paris[3]. Il est le fils d'Armand Edouard Kohn (1894-1962)[4], né le dans le 17e arrondissement de Paris[5] et mort en 1962, gestionnaire de l'Hôpital Rothschild, à Paris et de Suzanne Jenny Kohn née Nêtre (1895-1945), née le à Paris[5], qui est une cousine germaine de Bertrand Goldschmidt-Rothschild (1912-2002), ingénieur atomiste français, gendre de Lionel Nathan de Rothschild-Beer (1882-1942), banquier Rothschild.
Georges-André Kohn (1932-1945) a 2 sœurs aînées, Antoinette, née le à Paris, Rose (Rose-Marie) née le à Paris, et un frère plus âgé, Philippe, né le dans le 16e arrondissement de Paris. Ils habitent au 2 rue d'Andigné dans le 16e arrondissement de Paris[5].
Seconde Guerre mondiale
Son père s'identifie comme juif, mais en 1942 sa mère, ses sœurs et son frère et lui-même se convertissent au catholicisme, dans l'espoir de survivre à la Shoah[6].
Toute la famille Kohn: Armand, Suzanne, les 4 enfants, et la mère d'Armand, Marie Kohn, née Weisweiler, née le à Francfort-sur-le-Main (Allemagne), est déportée par convoi n° 79 du 17 août 1944, du Camp de Drancy vers Buchenwald[5].
Déportation et mort
Georges-André Kohn, âgé de 12 ans, est déporté par le dernier Convoi n° 79 du 17 août 1944 (I.265.), de Royallieu-Compiègne à Buchenwald (Weimar), une semaine avant la Libération de Paris. Ce convoi accompagné de son organisateur le SS Alois Brunner, comprend un wagon dit « Convoi des 51 otages » destiné à servir de futur cautions. Georges-André Kohn (1932-1945) est envoyé d'Auschwitz au camp de concentration de Neuengamme, à Hambourg, Allemagne, pour y subir des expériences médicales par le médecin SS Kurt Heißmeyer. Trois jours avant son 13e anniversaire, dans la nuit du , il est pendu à Hambourg et sa dépouille ramenée à Neuengamme le jour suivant pour crémation.
Hommage
Annexes
Bibliographie
- (de) Günther Schwarberg: Der SS-Arzt und die Kinder vom Bullenhuser Damm. Hambourg, 1979 (ISBN 3-570-02940-9)
- (en) Susan Zuccotti. The Holocaust, the French and the Jews. University of Nebraska Press, 1993. (ISBN 0-8032-9914-1 et 978-0-8032-9914-6)107[7]
- (en) Klaus Neumann. Shifting Memories: The Nazi Part in the New Germany. University of Michigan Press, 2000 (ISBN 047208710X), (ISBN 9780472087105)[8]
- Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.
- (en) Paul Weindling. Victims and Survivors of Nazi Human Experiments: Science and Suffering in the Holocaust. Bloomsbury Publishing, 2014 (ISBN 1441189300), (ISBN 9781441189301)[9]
Articles connexes
Liens externes
- Georges André Kohn sur YouTube
- (en) Georges André Kohn and Jacqueline Morgenstern: A World War II Friendship. Historical Boys' Clothing
- L'Association des Enfants de Bullenhuser Damm
- (en) The Children Of Bullenhuser Damm. dirkdeklein. Experiments, Genocide, History, Holocaust, Murder of Children, World War 2