Denise Gamzon

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Décès
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Sépulture
Nom de naissance
Denise Simone Francine Lévy
Denise Gamzon
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Biographie
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Sépulture
Nom de naissance
Denise Simone Francine Lévy
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Denise Gamzon (dite Pivert), née Denise Lévy le à Paris et morte le à Jérusalem[1], est l'épouse de Robert Gamzon, fondateur, en 1923, des EIF des Éclaireurs israélites de France, une des principales figures de la Résistance juive en France. Elle partage ses activités durant la Seconde Guerre mondiale et après, en France et en Israël. Après le décès de son époux, elle enseigne à l'université de Tel Aviv.

Études

Denise Lévy[2],[3],[4] est née le au 139 rue Lafayette à Paris. Elle est la fille unique de Maximilien Lévy et de Sophie Bernheim, originaires de Mulhouse. mariés en [5].

En 1917, elle entre au lycée Molière, dans le 16e arrondissement de Paris. Elle passe son baccalauréat en 1926[2].

Elle entre aux Eclaireuses Israélites de France. Elle commence ses études en classes préparatoires littéraires (Khâgne) au lycée Henri-IV[2].

Allemagne

En 1926, Denise Lévy passe un semestre d'été à l'université de Francfort-sur-le-Main. Elle prend conscience de ses racines juives[2].

De septembre à décembre[6] 1929, elle fait un séjour à Berlin pour préparer sa licence d'Allemand. Elle y rencontre Robert Gamzon[2], venu pour une courte visite. Ils se connaissaient depuis deux ou trois ans, dans le scoutisme juif: Robert Gamzon étant le Commissaire Général et Denise Lévy, cheftaine adjointe puis cheftaine d’une section d’Éclaireuses[6].

Années 1930

Denise Lévy passe son dernier certificat de licence début [6].

Elle épouse Robert Gamzon civilement le et religieusement à la Synagogue Buffault dans le 9e arrondissement de Paris, le (lendemain de Tisha Beav)[6].

En 1931, Denise Gamzon donne naissance à Lilette (Lia) Gamzon (plus tard, épouse Rosenberg), puis en 1932 à Daniel Gamzon[2].

En 1934, Denise Gamzon travaille comme secrétaire au "Comité International pour les Intellectuels réfugiés"[2].

En 1936, elle travaille à l'Organisation internationale des femmes sionistes (WIZO) puis au Fonds national juif (KKL)[2],[7].

En , Denise Gamzon entre à l'Alliance Israélite Universelle pour aider au recrutement de membres plus jeunes et à la collecte de fonds. Elle n'y reste que cinq mois[8].

Elle assiste au Congrès Sioniste à Genève à la mi-[8].

En 1939, elle commence à organiser les premières maisons d'enfants dans le sud de la France[2].

Seconde Guerre mondiale

En , Denise Gamzon est à Perpignan avec ses enfants, Lia Gamzon et Daniel Gamzon, attendant de passer en Espagne puis au Portugal, où ils restent 1 an[2].

Elle rentre du Portugal en . Elle s'installe à Lautrec (Tarn), où elle prend la direction du Chantier[2],[9].

En , elle donne naissance à Elie Gamzon à Castres[2],[10].

Du printemps 1944 à , elle se réfugie en Suisse[2].

Le , elle donne naissance à (Marianne) Myriam Gamzon[2].

Après la guerre

De à l'été 1949, Robert Gamzon dirige l'École Gilbert-Bloch d'Orsay[2].

Israël

Les Gamzons font leur Aliyah en Israël à l'été 1949 et s'installent au kibboutz religieux Sdé Eliahou puis en au Moshav Nir Etzion (en)[2].

En , ils s'installent à Herzliya, Robert Gamzon ayant trouvé une position d'ingénieur[2].

Elle devient en 1954 professeur de français au Petit lycée de l'Alliance Israélite Universelle à Ramat-Gan[2].

En 1959, les Gamzons s'installent à Rehovot. Robert Gamzon travaille à l'Institut Weizmann. Denise Gamzon enseigne le français au lycée de Ramat Aviv[2].

Le , Robert Gamzon meurt accidentellement par noyade sur la plage de Palmachim. Il est enterré au cimetière de Rehovot[2].

Université de Tel Aviv

En 1961, Denise Gamzon devient Assistante de Français à l'Université de Tel Aviv[2].

Durant l'été 1965, elle est invitée au 40e anniversaire des Éclaireuses éclaireurs israélites de France, au Mont Lozère, dans le Massif central[2].

Le , elle soutient sa thèse de Doctorat : "Aspects de l'Ancien Testament dans l'œuvre poétique et dramatique de Paul Claudel" en Sorbonne[2].

En 1977, Denise Gamzon prend sa retraite de l'Université de Tel Aviv. En 1982, elle s'installe à Jérusalem, dans le quartier de Kiriat-Yovel, près de sa fille Myriam Gamzon. En 1993, elle s'installe à Hod Yeroushalayim, dans le quartier de Kiriat-Yovel. Elle publie ses Mémoires en 1997. Elle meurt à Jérusalem le [2]. Elle est enterrée au cimetière de Rehovot aux côtés de Robert Gamzon.

Œuvres

Bibliographie

  • (en) Daniel Lee. Pétain’s Jewish Children: French Jewish Youth and the Vichy Regime. A thesis submitted to the University of Oxford in fulfilment of the requirements for the degree of Doctor of Philosophy. Trinity Term, 2011[14]
  • (en) Richard I. Cohen. Book Reviews of Pétain's Jewish Children, 2018. The Journal of Modern History Volume 90, Number 1 March 2018, p. 211[15].
  • Lia Rosenberg Gamzon.La Fille de Castor. 2018[16]

Honneurs

Notes et références

Articles connexes

Liens externes

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