Jean Cahen-Salvador

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Jean Cahen-Salvador
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Fonctions
Secrétaire général
Conseil économique, social et environnemental
-
Président
Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Père
Enfant
Anne-Marie Cahen-Salvador (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean Cahen-Salvador né le [1],[2] dans le 8e arrondissement de Paris[3] et mort le dans le 12e arrondissement de Paris[4], est un conseiller d'État français qui réussit à s'évader du convoi no 62 du , l'emmenant du camp de Drancy vers Auschwitz[5]. Il fut chef de cabinet de Michel Debré et un dirigeant industriel.

La Seconde Guerre mondiale

Jean Cahen-Salvador est né le [6]. Il est le fils de Georges Cahen-Salvador, conseiller d'État (né à Paris le et mort en 1963) et de Madeleine Katz, née le . Il est le frère de Gilbert Cahen-Salvador.

Son épouse est Simone Raymonde Cahen-Salvador née Mouton (1913-2003), fille de Henri Mouton, conseiller d’État. Ils ont trois enfants : Anne-Marie Cahen-Salvador (née le ) mariée à Nicolas Seydoux, Gilles Louis Cahen-Salvador (né le ) et Catherine Cahen-Salvador (1947 ?).

Diplômé de l'École libre des sciences politiques, il est docteur en droit et reçu au concours de l'auditorat du Conseil d’État le .

Il participe à de nombreux cabinets ministériels entre 1936 et 1940, souvent liés aux questions économiques et sociales.

Suspendu par le gouvernement du maréchal Pétain au nom du statut des juifs, il est mis à la retraite d'office en . À la Libération il est réintégré au Conseil d’État et nommé maître des requêtes à compter du .

Au sujet du convoi no 62 du , partant du camp de Drancy vers Auschwitz, Serge Klarsfeld (1978) écrit[7] :

« En effet, il y a eu 19 évasions en cours de route, dont celle de Jean Cahen-Salvador, aujourd'hui conseiller d'État. Ces évasions font l'objet de plusieurs documents XXVc-249 et XXVI-78. L'évasion a lieu près de Lerouville (Meuse)[8] à 20 h 30, le et fut le fait de jeunes gens, qui avaient participé au percement d'un tunnel[9] pour s'échapper de Drancy et qui avaient été dénoncés. »

Il réussit à passer en Suisse, avec son père, Georges Cahen-Salvador, sa mère, Madeleine Cahen-Salvador, son épouse Simone Raymonde Cahen-Salvador et ses deux enfants Anne-Marie Cahen-Salvador et Gilles Louis Cahen-Salvador[10].

Après la Seconde Guerre mondiale

Après la Seconde Guerre mondiale, Jean Cahen-Salvador occupe d'abord le poste de secrétaire général du Conseil économique jusqu'en 1952 — son père Georges Cahen-Salvador avait été le secrétaire général du Conseil national économique durant tout l'entre-deux-guerres[11] —, puis est envoyé en mission auprès de l'OTAN.

Il est nommé conseiller d’État le .

En -, Jean Cahen-Salvador est chargé de mission auprès du ministre des Travaux publics et des Transports[12],[13],[14],[15].

Il préside la société Nord-Aviation de 1961 à 1967.

De 1965 à 1967, il est président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales.

En 1967, il est le premier président du Conseil d'administration du Centre national pour l'exploitation des océans (CNEXO)[16], devenu plus tard l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer ou IFREMER)[17].

En 1967, il est membre du conseil d'administration de la Biennale de Paris[18] et président du Conseil d'administration de la Biennale de Paris en 1980[19].

De 1971 à 1974, il est président des Chantiers de l'Atlantique.

Il contribue à la Fondation de la Résistance[20].

Il est mort le [21], à l'âge de 86 ans.

Décorations

Œuvres

Ouvrages

  • La représentation des intérêts et les services publics, thèse pour le doctorat présentée devant la Faculté de droit de Paris, 1935
  • Le Procès du maréchal Bazaine, Lausanne, La Guilde du Livre, 1946.
  • Pour une nouvelle condition de l'artiste[23], 1978.
  • Avec Claude Bouret, Blandine Bouret, Bernard Dezaly, Daniel Gervis & Michel Melot, La Lithographie en France des origines à nos jours[24], Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques, 1982 (ISBN 9782904047008 et 290404700X).
  • Sauvegardons les petits édifices ruraux, Paris, FNASSEM, 1980[25].
  • Sauvegarde et avenir du petit patrimoine rural, usuel et culturel, dans les pays membres d'ICOMOS[26].

Préfaces

  • Henri Prieux, Traité pratique du droit des travaux publics. Introduction de Bernard Renaud. Préfaces de Jean Cahen-Salvador et de Georges Liet-Veaux. 5e édition, 1958
  • Léon-Maurice Nordmann, Journal : 1938-1941, préface de Jean Cahen-Salvador[27], 1993

Articles

Rapports

  • (en) Report of the Committee For Air Transport On Plan VI. Translation of "Rapport du Comité des Transports Aériens sur le VIe Plan". Paris, France, March 1971, NASA Technical Translation[29].

Portrait de Jean Cahen-Salvador

Notes et références

Voir aussi

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