Freddy Raphaël

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Fredy Jean RaphaëlVoir et modifier les données sur Wikidata
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Freddy Raphaël
Freddy Raphaël en 2013.
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Freddy Raphaël, né le à Colmar en Alsace, est un sociologue français. Il est professeur émérite de sociologie à l’Université de Strasbourg.

Enfance et jeunesse

Freddy Raphaël est né le à Colmar. Sa grand-mère et sa mère sont originaires de Turckheim dans le Haut-Rhin et il est le fils d’un marchand de bestiaux[1].

Il passe sa petite enfance à Phalsbourg jusqu’à l’âge de trois ans et demi. Pendant la Seconde Guerre mondiale, lors de l’évacuation de l’Alsace, il se réfugie avec sa mère à Clermont-Ferrand puis à La Voulte-sur-Rhône puis, à partir de 1943, à Lentilly, un hameau où il se cache jusqu’à la fin de la guerre grâce à l’aide de religieux[2]. Son père est prisonnier de guerre en Haute Silésie dans un camp pour soldats juifs[2].

À la fin de la guerre, sa famille revient à Phalsbourg : « Le retour à Phalsbourg fut douloureux. Nous avons retrouvé l’appartement familial vide, nos objets et notre mobilier ayant été “récupéré” par des voisins… Ils avançaient comme excuse pour avoir pris ces objets : “On pensait que vous ne reviendriez pas ! ” »[2].

Il poursuit sa scolarité au collège Erckmann-Chatrian, puis après avoir obtenu son baccalauréat, entreprend des études de lettres supérieures en hypokhâgne et en khâgne, au lycée Fustel-de-Coulanges, puis à la faculté des lettres de Strasbourg[2]. Il s’engage au sein de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), et y occupe des responsabilités nationales[3]. Il participe dès 1957 au Colloque des intellectuels juifs de langue française (CIJLF), où il côtoie des hommes qui l’ont « beaucoup impressionné, comme Emmanuel Levinas ou Vladimir Jankélévitch »[3].

Carrière universitaire

Freddy Raphaël obtient un Capes d’anglais mais échoue à l’agrégation. Il devient professeur d’anglais dans le secondaire pendant douze ans, à Saint-Avold puis au lycée Pasteur de Strasbourg[3].

Il se tourne ensuite vers des études de philosophie, de psychologie et de sociologie[2] et soutient une thèse de doctorat de 3e cycle de sociologie en traduisant et publiant une édition critique du « Judaïsme antique » de Max Weber[4]. En 1967-1968 il obtient un poste d’assistant auprès de Julien Freund à la faculté de sociologie[3], et prépare une thèse d’État de sociologie qu’il soutient sur Le judaïsme et le capitalisme chez Max Weber et Werner Sombart[2].

Freddy Raphaël est pendant quinze ans le doyen de la faculté des Sciences sociales de Strasbourg à l’Université Marc-Bloch[5].

Directeur scientifique de la Revue des sciences sociales jusqu’en 2016, il dirige le Laboratoire de Sociologie de la Culture européenne, et a publié de nombreux ouvrages de recherche, principalement sur l’histoire et la sociologie du judaïsme.

Il est administrateur et vice-président de la Communauté israélite de Strasbourg[2]. Il est le président d’honneur de la Société d’Histoire des Israélites d’Alsace et de Lorraine (SHIAL).

Publications

Liste non exhaustive

Ouvrages collectifs, direction d’ouvrages

Traductions

  • Max Weber (trad. Freddy Raphaël), Le Judaïsme antique, vol. 31, Paris, Plon, coll. « Recherches en sciences humaines », , 615 p.
  • Selma Stern, L’Avocat des Juifs. Les tribulations de Yossel de Rosheim dans l’Europe de Charles Quint, traduit et préfacé par Monique Ebstein et Freddy Raphaël, Éditions La Nuée bleue/DNA, Strasbourg 2008. (ISBN 978-2-7165-0739-4).

Préface

Distinction

Prix

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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