Dorota Lorska
From Wikipedia, the free encyclopedia
Elle est née en 1913 à Kielce[1]. Elle est fille de Joseph Goldszajder et de Sarah Carfinkiel. Elle étudie la médecine à Prague[2] à l'université Charles[3]. En 1936, elle part pour l'Espagne et rejoint les républicains comme médecin dans un hôpital à Albacete durant un an et demi. Elle obtient la citoyenneté tchécoslovaque grâce à son mariage fictif en 1937 avec Vilem Klein[4], mort durant la Seconde Guerre mondiale[5].
En 1937, elle se porte volontaire en Espagne comme médecin à l’hôpital de Benicàssim, où elle retrouve Hirsch Loberbaum qu'elle avait rencontré à Prague, également engagé dans un hôpital de la Centrale sanitaire internationale[6].
En 1938, elle arrive en France pour poursuivre ses études[6].
Résistance et déportation
En raison de ses activités dans le mouvement de résistance, Dobra Klein est arrêtée par les Brigades Spéciales 2 en , puis internée le au camp de Drancy[2].
Elle arrive à Auschwitz dans la convoi no 58 le , détenue sous le numéro 52325. Sélectionnée par le docteur Eduard Wirths, elle est affectée comme médecin au Block 10[2]. Elle devient membre de la résistance du block 10, elle transmettait des messages à la centrale de la résistance[7],[8]. Elle prépare, pour la résistance, des rapports sur les expériences menées au Block 10[2], connu sous le nom de Rapport Sława Klein, qui fut publié dans la presse clandestine polonaise avant même la fin de la guerre[3]. Elle aide secrètement les prisonnières destinées aux expériences médicales, notamment un groupe de résistantes françaises[4]. Elle est surnommée « Slawka » par ses camarades[9].
Libération
Lors de l'évacuation du camp le , les prisonniers sont transférés à Ravensbrück (Allemagne). Gravement malade, Dorota Klein y reste sept jours avant d'être envoyée au camp de Neustadt-Glewe, où elle est libérée le [2].
Après la libération, elle fonde un hôpital pour les prisonnières survivantes, notamment pour les Tchèques, qu’elle aide à retourner à Prague[4].
Elle prend le nom de Dorota Lorska après la Libération[2]. Après la guerre après un retour par Paris, elle retourne à Prague en 1947[3]. Elle y est accusée de dissidence et réprimée[10],[7]. Elle retourne à Varsovie en 1956[2].
À partir de 1960, elle travaille à l'Institut de la tuberculose et des maladies pulmonaires de Varsovie[2].
En 1964, elle témoigne dans un procès en Grande-Bretagne contre Władysław Dering (de)[11], un ancien médecin d’Auschwitz accusé d’avoir pratiqué des stérilisations forcées[4].
Elle meurt l'année suivante, le , des suites d'un cancer à Varsovie[4]. Elle est inhumée au cimetière militaire de Powązki à Varsovie.
Publication
- Block 10 à Auschwitz, New York, 2007[réf. incomplète]