Camp de Brens

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Utilisation originelleCentre d’accueil pour réfugiés
Date de création1939
Date de fermeture1944
Camp de Brens
Présentation
Type Camp d'internement français
Gestion
Utilisation originelle Centre d’accueil pour réfugiés
Date de création 1939
Date de fermeture 1944
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Localité Brens (Tarn)

Le camp de Brens installé à Brens dans le Tarn est un camp de concentration d'où 31 femmes réfugiées polonaises et allemandes juives vont être déportées le vers Auschwitz où elles sont assassinées[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11].

Un camp d'internement de Juifs étrangers

Le camp de Brens, au sud de Gaillac, a été créé en 1939. Vingt baraques y ont été construites pour installer un centre d'accueil pour réfugiés. Dès le mois de , il accueille près de mille réfugiés, principalement des Belges, des Espagnols et des Polonais fuyant la zone occupée.

Durant l'été 1940, le camp se vide avant de devenir en , un centre d'hébergement pour juifs étrangers qui se sont réfugiés à Toulouse. 1 600 personnes, dont 400 enfants y sont internées. À partir de , les juifs sont transférés en Haute-Garonne dans les camps de Noé et Récébédou d'où la plupart partiront pour Drancy et Auschwitz.

Un camp d'internement de femmes

Le , Brens est retenu comme camp de concentration pour femmes. Le , 320 femmes et 26 enfants du camp de Rieucros (Lozère) arrivèrent par camion depuis la gare de Gaillac. Beaucoup d'entre elles sont déportées à Auschwitz. Le dernier départ pour le camp du Vernet a lieu le .

C’est une population cosmopolite, constituée à 75 % d’étrangères, comportant une quinzaine de nationalités. Il s’agit de militantes communistes, de syndicalistes, de réfugiées « suspectes » (en majorité, juives allemandes et polonaises), d’Espagnoles révoltées du camp d'Argelès, de prostituées et de droit commun (les prostituées occupant un baraquement à part). Une des occupations dans le camp est de fabriquer des brosses et des balais[12].

La réputation, faite par le régime de Vichy, d'être un « camp de prostituées » a persisté jusqu'à nos jours. En réalité, les prisonnières politiques sont nombreuses, et seront majoritaires après avec l'afflux important de Résistantes, et de femmes Tsiganes[13], de plus, depuis le décret-Loi du d'Albert Lebrun, nombreux tsiganes "nomades" de France sont étiquettés comme internés "politiques", (voir : Porajmos) et la décision du maréchal Pétain de faire libérer les prostituées.

Le camp est administrativement fermé le : les 150 prisonnières sont transférées au camp de Gurs d'où elles ne tardent pas à s'évader.

Il sert cependant à l'internement de collaborateurs ou supposés tels après la Libération en .

Lieu de mémoire

Notes et références

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