Bourgogne (AOC)

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Désignation(s)Bourgogne
Type d'appellation(s)AOC / AOP
Reconnue depuis1930 (AO) et 1937 (AOC)
Bourgogne
Image illustrative de l’article Bourgogne (AOC)
Le vignoble de la combe Lavaux, à Gevrey-Chambertin.

Désignation(s) Bourgogne
Appellation(s) principale(s) bourgogne, bourgogne côte-d'or, bourgogne hautes-côtes-de-beaune, bourgogne-côtes-du-couchois, bourgogne hautes-côtes-de-nuits, bourgogne chitry, etc.
Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1930 (AO) et 1937 (AOC)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de Bourgogne
Localisation Yonne, Côte-d'Or, Saône-et-Loire et Rhône
Climat océanique à tendance continentale
Sol argilo-calcaire
Superficie plantée 6 649 hectares (en 2023)[1]
Cépages dominants pinot noir N[n 1]
et chardonnay B
Vins produits 61 % rouges, 38 % blancs et 0,6 % rosés
Production 390 934 hl (en 2023)[1]
Pieds à l'hectare minimum 5 000 pieds/ha[2]
Rendement moyen à l'hectare 59 en rouge ou rosé et 63 en blanc (en 2023)[1]

Un bourgogne[n 2] est un vin d'appellation d'origine contrôlée produit dans les départements de l'Yonne, de la Côte-d'Or, de Saône-et-Loire et du Rhône.

Il s'agit d'une AOC régionale, elle est donc commune à tout le vignoble de Bourgogne et du Beaujolais ; elle comprend quatorze dénominations (bourgogne montrecul, bourgogne hautes-côtes-de-beaune, etc.) et quatre produits (rouge, blanc, rosé ou clairet, nouveau ou primeur).

Création de l'appellation

Étiquette d'un bourgogne des années 1930.

La création des appellations d'origine par la loi du oblige les producteurs et le commerce à donner aux vins des noms conformes à leur origine[3], ce qui entraine la limitation par décision de justice du [4] de l'appellation d'origine (AO) bourgogne (qu'on pouvait compléter d'un nom de commune) aux seuls vins réalisés avec du pinot noir ou du chardonnay, le gamay étant seulement utilisé pour la fabrication du passe-tout-grains et du grand ordinaire (ce dernier renommé ensuite coteaux-bourguignons).

Quinze premières appellations communales bourguignonnes sont créées en 1936-1938, pour protéger un nom de produit et le réserver à la production d'un territoire délimité, dans le souci de lutter contre les fraudes[5]. C'est le décret du qui établit le premier cahier des charges de l'appellation bourgogne : ce vin peut être produit sur l'ensemble de la Bourgogne viticole, définie comme « exclusivement constituée par les départements de la Côte-d'Or, de l'Yonne, de Saône-et-Loire et par l'arrondissement de Villefranche-sur-Saône dans le département du Rhône » (c'est-à-dire le vignoble du Beaujolais), y compris toutes les parcelles classées en appellations communales ; il s'agit alors soit d'un vin rouge, produit à partir de pinot noir, pinot lièbault, pinot beurot, césar, tressot (ces deux uniquement dans l'Yonne), pinot Renevey (toléré pour encore 15 ans), pinot blanc, chardonnay (ces deux limités à 15 % de l'assemblage), ou gamay noir à jus blanc (ce dernier uniquement en Saône-et-Loire et dans le Rhône), soit d'un vin blanc, à partir de pinot blanc et chardonnay (dit beaunois ou auboine) ; le rendement est limité à 45 hectolitres par hectare (en moyenne sur cinq ans)[6].

Modifications majeures

En 1943, le régime de Vichy réduit les rendements maximum à 40 hl/ha pour le bourgogne[7], puis créé une appellation spécifique pour les effervescents, appelé le bourgogne mousseux (alors en blanc, rouge ou rosé, avec comme cépages ceux du bourgogne ordinaire)[8].

En 1961, l'appellation peut désormais être complétée sur les étiquettes par deux mentions, « Hautes-Côtes-de-Beaune » (bourgogne hautes-côtes-de-beaune) et « Vin fin des Hautes-Côtes-de-Nuits » (bourgogne hautes-côtes-de-nuits), pour les vins produits sur treize communes dans le premier cas et quinze dans le second[9]. En 1977, le nom « Irancy » est de même autorisé sur les étiquettes (bourgogne-irancy) pour les vins rouge et rosé produit à Irancy[10].

En 1990, c'est au tour du bourgogne côte-chalonnaise sur une partie de la Saône-et-Loire[11] ; puis en 1993 des « sous-régions » (on utilise ensuite le terme de « dénominations géographiques ») bourgogne-côtes-d'auxerre, bourgogne chitry, bourgogne coulanges-la-vineuse, bourgogne épineuil, bourgogne-la-chapelle-notre-dameLadoix-Serrigny), bourgogne montreculDijon), bourgogne le chapitreChenôve) et bourgogne rosé ou clairet[12]. En 1996, se rajoute le bourgogne côte saint-jacques (ne concernant qu'un coteau à Joigny)[13] ; puis en 1998, le bourgogne-vézelay[14]. En 1999, l'irancy devient une appellation à part entière[15].

En 2001, une nouvelle dénomination se rajoute, le bourgogne-côtes-du-couchois (limité à six communes du Couchois, en Saône-et-Loire)[16] ; en 2006, le bourgogne tonnerre[17] ; enfin en 2017, dernières en date, la dénomination bourgogne côte-d'or (limité au vignoble de la Côte-d'Or)[18] et l'appellation vézelay[19] sont créées. Le cahier des charges de l'appellation est modifié dernièrement en [20], puis en [21], en [22], en [23] et en [2].

Vignoble

Aire d'appellation

Images externes
Carte de l'aire de production du bourgogne (mais y manque le Beaujolais)
Cartes cadastrales de l'appellation
Orthophotos du parcellaire de l'AOC

L'appellation bourgogne est une appellation régionale, soit une appellation d'origine contrôlée (AOC) produite dans l'ensemble du vignoble de Bourgogne. Son aire de production couvre 55 communes de l'Yonne, 91 de la Côte-d'Or, 166 de Saône-et-Loire et 85 du Rhône[n 3]. Son aire d'appellation est la même que les autres appellations régionales que sont le coteaux-bourguignons, le bourgogne-passe-tout-grains, le bourgogne mousseux et le crémant de Bourgogne (le bourgogne aligoté ne peut pas être produit sur les communes du Rhône, c'est-à-dire le vignoble du Beaujolais).

En 2023, les surfaces déclarées produisant l'appellation sont (en y comptant les différentes dénominations géographiques) d'un total de 6 649 hectares[n 4], dont 4 214 ha pour du rouge, 2 389 ha pour du blanc et 45 ha pour du rosé ou clairet[1]. En 2008, le total (sans compter les dénominations) était de 2 657,91 hectares, dont 1 811 ha en rouge (planté principalement en pinot noir) et de 846 ha en blanc (planté principalement en chardonnay)[24].

Encépagement

Pour produire du bourgogne rouge, l'appellation n'autorise que le pinot noir N[n 1] comme cépage principal, mais le cahier des charges autorise en cépages accessoires (limités à 15 % dans l'encépagement) les chardonnay B, pinot blanc B, pinot gris G, césar N (limité à 10 %, uniquement dans l'Yonne) et gamay N (limité à 30 %, uniquement dans les crus du Beaujolais). Pour ce dernier cépage, « le nom de l'appellation d'origine contrôlée est obligatoirement suivi de l'indication « gamay » »[2].

Pour produire du bourgogne blanc, les cépages principaux autorisés sont le chardonnay B et le pinot blanc B, avec en cépage accessoire le pinot gris G (limité à 30 %).

Pour produire du bourgogne clairet (rosé), les cépages principaux sont le pinot noir N et le pinot gris G, avec en cépages accessoires les pinot blanc B, chardonnay B (ces deux limités à 15 %) et césar N (ce dernier uniquement dans l'Yonne et limité à 10 %)[2].

Dénominations géographiques

Au sein de l'appellation bourgogne, quatorze vignobles ont droit à une dénomination géographique se rajoutant sur les étiquettes à la suite du nom de l'appellation :

Rendements

Les rendements autorisés sont parmi les plus élevés de toutes les appellations du vignoble de Bourgogne : 60 hl/ha pour les rouges et rosés, ainsi que 68 hl/ha pour les blancs, avec comme rendements butoirs 69 en rouges/rosés et 77 en blanc[2].

Vins

Notes et références

Voir aussi

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