KV49
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Situé dans la vallée des Rois, dans la nécropole thébaine sur la rive ouest du Nil face à Louxor en Égypte, KV49[note 1] est le tombeau d'un inconnu[1].
| KV49 Tombeau d'un inconnu | |
| Tombeaux de l'Égypte antique | |
|---|---|
Plan de la tombe | |
| Emplacement | Vallée des Rois |
| Coordonnées | 25° 26′ nord, 32° 22′ est |
| Découverte | 1906 |
| Fouillé par | Edward Russell Ayrton |
| Dimensions | |
| Hauteur maximale | 2,24 m |
| Largeur minimale | 1 m |
| Largeur maximale | 3,5 m |
| Longueur totale | 24,14 m |
| Superficie totale | 46,61 m2 |
| Volume total | 69,72 m3 |
| Classement | |
| Vallée des Rois | - KV49 + |
| modifier |
|
Localisation, découverte et disposition
La tombe se situe dans une vallée latérale qui mène à la tombe d'Amenhotep II. Cette vallée est formée de deux promontoires rocheux. Au nord se trouvent les tombes KV12 et KV9 ; le côté sud, non fouillé, « présentait à l'œil nu une surface de débris meubles, sans dépressions »[2]. Ayrton a commencé à dégager le substrat rocheux dans le cadre de la stratégie de « system of exhaustion » de Theodore Monroe Davis, travaillant méthodiquement d'est en ouest. KV49, la première tombe mise au jour en 1906, se situe au nord du promontoire, s'enfonçant dans la roche vers le sud[2]. L'entrée de la tombe a été fermée par un mur par le Conseil suprême des Antiquités égyptiennes (CSA) afin de la protéger des inondations.
L'entrée était comblée d'éclats de calcaire, parmi lesquels se trouvaient plusieurs ostraca. L'un représente une cérémonie religieuse officielle, tandis que l'autre, dessiné à l'encre rouge et noire, représente un homme présentant une offrande à la reine déifiée Ahmès-Néfertary. Cette tombe inachevée, d'une superficie totale de 46,61 m2, est dépourvue de décoration. La tombe est une tombe à couloir typique du milieu de la XVIIIe dynastie, bien qu'inachevée. Il se compose d'un escalier qui descend jusqu'à la première porte. Au-delà, un long couloir en pente, dont la porte au fond était autrefois scellée avec des pierres et du plâtre, ouvre sur une chambre carrée, au sol de laquelle la construction d'un escalier a été commencée, mais jamais achevée[2].
Contenu
L'unique chambre contenait des lambeaux de bandages de momie, des outils de charpentiers et de tailleurs de pierre, des ustensiles funéraires, des fragments de jarres en céramique blanchies à la chaux et, dans une petite fosse au-dessus de l'escalier inachevé, un ostracon portant le nom de « Hay, surveillant des ouvriers de la Place de Vérité ». Il est représenté faisant des offrandes à la déesse Mertseger d'un côté ; de l'autre, une liste d'ouvriers. On a également découvert plusieurs plateaux de jeu grossièrement sculptés dans des dalles de calcaire[2]. Une étiquette en bois brisée portant l'inscription « huile de cadavre » a également été retrouvée[3].
Réutilisation ultérieure
Ayrton a noté des graffitis hiératiques énumérant des ouvriers écrits à l'encre rouge au-dessus de l'entrée[2]. Ils font état de deux visites de fonctionnaires au tombeau sous les règnes de Ramsès XI ou de Nesbanebdjed Ier pour livrer de grandes quantités de linge royal[4].
Le premier grafitti : « Premier mois de Peret, jour 25. Venu apporter le linge royal, vingt [tissus ?]. Dessus de lit assortis [ẖyrr], cinq ; châles, quinze ; total, vingt. Le scribe Boutehamon, Pakhoir, Pennesttaouy, fils de Nesamenopé, Hori, Takany, Amenhotep, Kaka, Nakhtamenousé et Amen[neb]nesttaouynakte[4]. »
Le second grafitti : « Terminer à la deuxième occasion ; apportant des vêtements, troisième mois de Peret, jour 5. Les hommes qui l'ont apporté : Pait, le scribe Boutehamon, Iyamennouef, Pakhoir, Tjaouemdi..., Hori, fils de Kadjadja, Takairnayou, Nesamenopé. Linge royal, châles, quarante-cinq ; châles longs, cinq : total, cinquante[4]. »
La tombe semble avoir servi de réserve pour le linge du temple à la fin du Nouvel Empire ; les plateaux de jeu et les ostraca datent probablement de cette période d'utilisation de la tombe[3]. Carl Nicholas Reeves suggère que la tombe servait à la restauration et au remballage des momies royales à la fin du Nouvel Empire. Le nom de Boutehamon apparaît une seule fois sur les registres de restauration, plus précisément sur celui de Ramsès III. Reeves estime donc probable que la tombe ait été approvisionnée en tissu pour le remballage de la momie de ce roi, dont la tombe, KV11, est située relativement proche[5].