La tombe semble avoir été pillée dans l'Antiquité. Elle a été redécouverte par des habitants locaux, qui ont ensuite indiqué son emplacement à Howard Carter (1916-1917), ainsi qu'à Émile Baraize (1921) qui l'a fouille. La tombe est examinée par Elizabeth Thomas en 1959-1960, puis par le Theban Mapping Project en 1982 ainsi qu'une mission du Metropolitan Museum of Art en 1988. Depuis 2014, la tombe est réétudiée et documentée par la New Kingdom Research Foundation, dirigée par Piers Litherland[1].
Architecture et état
Le tombeau est situé à environ deux cents mètres au sud de la tombe d'Hatchepsout (Ouadi A-1) et est creusé dans la même ligne de falaises qui forme la limite orientale du Ouadi A. Comme le tombeau d'Hatchepsout, il se trouve à environ soixante-dix mètres au-dessus du fond de la vallée et est bien caché, d'autant plus qu'il a été creusé derrière une crête rocheuse verticale, au fond d'une fissure creusée par l'eau. Piers Litherland a noté que, comme pour le tombeau d'Hatchepsout, le tombeau de Manheta, Manouai et Marouti (Ouadi D-1) et celui de Néférourê (?) (Ouadi C-1), la paroi de la falaise sous l'entrée du Ouadi A-2 avait été creusée pour en gêner l'accès[1].
Le tombeau comprend une entrée en escalier, très abrupt, (A) ouvrant sur une grande chambre funéraire (B) et une chambre plus petite, grossièrement rectangulaire (C), située à l'est. Dans l'angle sud de la chambre funéraire B, une niche rectangulaire peu profonde a été creusée dans le sol. Le plafond de la chambre B est effondré; la date exacte de cet effondrement est inconnu, mais il avait déjà été noté par Baraize lors de sa fouille en 1921[1].
Contenu
Lors de sa fouille, Émile Baraize a découvert un bloc de pierre taillée recouvert d'une couche de mortier à l'entrée, suggérant que la tombe avait été obturée. Il a également découvert un morceau de feuille d'or, le col et le bouchon d'une cruche en poterie, ainsi que des fragments du couvercle en albâtre d'un pot à cosmétiques. Bien que le propriétaire reste anonyme, l'emplacement de la tombe dans les falaises, sa proximité avec la tombe d'Hatchepsout et la nature des objets retrouvés à l'intérieur indiquent qu'elle appartenait très probablement à une reine de la XVIIIe dynastie[1].