KV41
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| KV41 Tombeau d'un inconnu | |
| Tombeaux de l'Égypte antique | |
|---|---|
Schéma de la tombe | |
| Emplacement | Vallée des Rois |
| Coordonnées | 25° 44′ 21″ nord, 32° 36′ 22″ est |
| Découverte | 1899 |
| Fouillé par | Victor Loret |
| Dimensions | |
| Hauteur maximale | 11,24 m |
| Largeur minimale | 1,82 m |
| Largeur maximale | 1,82 m |
| Longueur totale | 1,62 m |
| Superficie totale | 2,96 m2 |
| Volume total | 33,13 m3 |
| Classement | |
| Vallée des Rois | - KV41 + |
| modifier |
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Situé dans la vallée des Rois, dans la nécropole thébaine sur la rive ouest du Nil face à Louxor en Égypte, KV41[note 1] est le tombeau d'un inconnu. C'est la dernière tombe découverte par Victor Loret[1].
Le puits est situé dans les collines à l'est de la vallée principale, derrière Deir el-Bahari, dans un lieu nommé la « Vallée du Puits »[2]. Il est de forme irrégulière, d'une profondeur de 11,24 mètres et mesure approximativement 1,82 × 1,62 mètres de côté pour un volume estimé à 33,13 m3. Aucune chambre latérale n'a été creusée. Les artisans ont interrompu les travaux avant d'avoir terminé la tombe. Aucune peinture murale ni graffiti n'a été découvert[1].
Histoire
Bien que l'on ignore pour qui la tombe a été construite, l'égyptologue Elizabeth Thomas a émis l'hypothèse que la reine Tétishéri, probable épouse du souverain thébain Senakhtenrê Iâhmes, aurait fait creuser KV41[1]. Cette attribution signifie que la tombe a été construite à la fin de la XVIIe dynastie, ce qui en ferait l'une des premières tombes créées pour une reine dans la vallée des Rois[1]. Aucune preuve n'étaye cette théorie. Ce qui est certain, c'est que la tombe n'a jamais été utilisée[1]. Selon Donald P. Ryan, il ne s'agit pas d'un tombeau mais plutôt d'un simple puits profond[3]. Aucune découverte historique n'y a été faite[1].
La tombe fut découverte en 1899 par Victor Loret pour le compte du Service des Antiquités[4]. Les fouilles commencèrent la même année. Georges Aaron Bénédite visita la tombe en 1900, suivi deux ans plus tard par Georg Steindorff[1]. En 1991, de nouvelles fouilles furent menées pour le compte de l'Institut français d'archéologie orientale, en collaboration avec le département d'archéologie de l'université du Caire[1],[2].