Manheta, Manouai et Marouti

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Nom en hiéroglyphe
Aa15
D38
n
O4t
N17
X2B1
Manheta
mD38
W24
V4iB1
Manouai
mD38
E23
U33iB1
Marouti
PériodeNouvel Empire
Manheta, Manouai et Marouti
Nom en hiéroglyphe
Aa15
D38
n
O4t
N17
X2B1
Manheta
mD38
W24
V4iB1
Manouai
mD38
E23
U33iB1
Marouti
Période Nouvel Empire
Dynastie XVIIIe dynastie
Famille
Conjoint Thoutmôsis III
Sépulture
Nom tombe D1 (Ouadis occidentaux)
Date de découverte 1916

Manheta, Manouai et Marouti sont des épouses syriennes du roi Thoutmôsis III.

Bien que non attestées en dehors de leur tombe, Manheta, Manouai et Marouti sont les plus anciennes femmes étrangères connues au sein de la maison royale[1]. Leurs origines sont inconnues, mais étant donné que leurs noms correspondent aux formes cananéennes, une origine sémitique occidentale est la plus probable[2]. Des origines sémitiques occidentales et hourrites ont été suggérées pour Manouai[3]. Herbert Winlock a suggéré que les femmes étaient les filles de dirigeants syriens, et il a été proposé que l'une d'elles était la « fille d'un grand » mentionnée dans les Annales de Thoutmôsis III, ramenées par lui de Rétjénou lors de sa campagne de l'an 40[4]. Cependant, le style ancien de la poterie et la présence des noms d'Hatchepsout et de Thoutmôsis III sur des objets de leur tombe, ainsi que la mention d'une seule princesse étrangère, rendent l'identification de Manheta, Manouai et Marouti avec cette femme étrangère particulière, arrivée tard dans le règne de Thoutmôsis, peu probable[5]. Le trio vivait probablement dans le nord de l'Égypte, peut-être à Gourob, dans l'oasis du Fayoum, où se trouvait un harem royal. Les épouses étrangères semblent avoir été traitées différemment des épouses égyptiennes, car Manheta, Manouai et Marouti ne sont pas représentées dans la tombe de leur mari, malgré la présence d'épouses du même titre. Cependant, cela pourrait s'expliquer par le fait que leurs décès sont survenus bien avant la décoration de sa tombe. Les trois femmes n'étaient pas sans statut, puisqu'elles reçoivent le titre d'« épouse du roi » plutôt que simplement « épouse » ou « noble ». Au moins l'une d'elles occupait une position religieuse, comme en témoignent le diadème à tête de gazelle et, possiblement, le sistre retrouvés dans la tombe[1].

Manheta, Manouai et Marouti furent enterrées dans les Ouadis occidentaux, une zone utilisée comme lieu de sépulture pour les membres de la famille royale du début de la XVIIIe dynastie. Leur tombe est située à proximité de la tombe du roi Thoutmôsis II ainsi que la tombe d'Hatchepsout, Grande épouse royale de Thoutmôsis II. La tombes des trois épouses est d'ailleurs de la même taille que celle d'Hatchepsout[2]. Elles furent manifestement enterrées selon le style égyptien, avec des objets funéraires égyptiens. Leurs causes de décès sont inconnues, car l'infiltration d'eau dans la tombe, au fil du temps, a entraîné la décomposition complète de leurs cercueils et de leurs momies[6].

L'archéologue Herbert E. Winlock suggère que, compte tenu de l'emplacement inaccessible de la tombe, les trois femmes furent enterrées ensemble lors d'une même cérémonie funéraire, ce qui pourrait indiquer qu'elles moururent pendant un court laps de temps, peut-être lors d'une épidémie[7]. Cependant, son hypothèse selon laquelle elles furent exécutées à la suite d'une conspiration de harem est jugée peu probable, car elles furent enterrées avec de somptueux présents royaux portant le nom du roi. Il est désormais probable que les inhumations aient pu être réalisées en une seule fois. Leurs objets funéraires semblent tous avoir été fabriqués simultanément. Ceci, combiné à l'emplacement de leur tombe et à la présence du nom d'Hatchepsout, situe leur mort et leur inhumation au début ou au milieu du règne de Thoutmôsis III, probablement entre l'an 7 et l'an 22[2].

Sépulture

Notes et références

Bibliographie

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