Charlotte Wardi
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Université de Paris (en) |
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Charlotte Wardi (née Fass), née à Cologne, en Allemagne le et morte le , est une survivante de la Shoah en France, déportée à Auschwitz en 1944. Elle retourne en France et émigre en Israël en 1949. En 1970 elle obtient un doctorat de la Sorbonne. Elle enseigne pendant trente ans à l'université de Haïfa. Elle témoigne au Procès de Klaus Barbie.
Lille
Charlotte Fass nait le à Cologne, en Allemagne. Elle est la fille d'Herman Henri Fass et de Fanny Silbiger. Henri Fass est né en 1894 les à Strgyzow (Strzyżów) en Pologne et est mort en 1956. Fanny Silbiger est née à Vizhnits (Vyjnytsia), en Autriche-Hongrie, aujourd'hui en Ukraine. Les parents de Charlotte Fass viennent à Cologne, comme enfants. Ils se marient en 1923 et s'établissent en France en 1929. Charlotte Fass a alors cinq mois. Son frère Leopold est né en 1924 et meurt en 1985[1].
Elle étudie à l’École Sophie Germain à Lille.
Seconde Guerre mondiale
Avec l’Occupation, au début de la Deuxième Guerre mondiale, elle quitte Lille avec sa famille pour se réfugier en zone libre.
Montélimar
Avec l’invasion de la zone libre par les Allemands, le 11 , elle est réfugiée à Montélimar et fréquente le Collège de Jeunes Filles.
Arrestation et déportation
Charlotte Fass est déportée par le Convoi N°78, en date du , de Lyon vers Auschwitz, avec sa mère, Feigel Fass, et son oncle David Silbiger, né le à Oświęcim[2] (Auschwitz). Leur dernière adresse est au 64 rue de Rochemaure à Montélimar dans la Drôme[3]. Elle témoigne : « J’ai été arrêtée à mon domicile à Montélimar, le 21 Juillet 1944, par la Gestapo et la Milice Française. […] J’ai été gifflée par Reichert interprète et par l’Adjudant-Chef Max, commandant de la Feldgendarmerie. On m’a reproché de faire partie de la Résistance et de détenir des armes. Le 23 Juillet j’ai été dirigé sur la prison Montluc à LYON où j’ai été dépouillée de mes bijoux. Le 11 Août 1944 j’ai été embarquée dans un train à raison de 90 détenus par wagon et dirigée sur le camp de concentration d’AUSCHWITZ où je suis arrivée le 26 Août 1944. »[4].
Mort
Charlotte Fass meurt le [5].
Bibliographie
- Dafna Clifford. The Jewish Self-Portrait in European and American Literature. Based on: Schrader Hans Jürgen Simon Elliott M. Wardi Charlotte The Jewish Self-Portrait in European and American Literature Max Niemeyer Verlag Tübingen, 1996.Journal of Jewish Studies Volume 48, Number 2. 1997l.
- Charlotte Wardi. Le Juif dans le roman français, 1933-1948[6].
- Charlotte Wardi. Le génocide dans la fiction romanesque: Histoire et représentation.
- Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative à la recherche
: - Charlotte Wardi université de Haïfa. akadem.org.
Notes et références
- ↑ (en) Alan Astro. Charlotte Wardi September 21, 1928–December 10, 2018. jwa.org. June 23, 2021.
- ↑ Gérard Panczer et Sylvie Altar. Nés à Oswiecim, assassinés à Auschwitz.
- ↑ Klarsfeld, 2012.
- ↑ « Charlotte Fass (S) [Wardi] », sur Déporté·e·s de Lyon et sa région (consulté le )
- ↑ Par Times of Israel Staff, « Disparition de Charlotte Wardi, témoin au procès Barbie et professeure à Haïfa », sur fr.timesofisrael.com (consulté le )
- ↑ Le Juif dans le roman français, 1933-1948. numilog.com.