Max Julius Braunthal

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Max Braunthal
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Les Meules, matin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Max Julius Braunthal, né le à Breslau (Silésie), en Allemagne et mort le dans le 18e arrondissement de Paris, est un collectionneur d'art allemand, réfugié en France, survivant à la rafle du Vélodrome d'Hiver, l'internement à Drancy et au camp de Gurs. Ses héritiers poursuivent devant la justice française le Metropolitan Museum of Art de New York qui possède le tableau Meules de foin, matin, Éragny (1889), par Camille Pissarro[1],[2].

Refuge en France

Maximilian Julius Braunthal est né le à Breslau (Silésie), en Allemagne. Il est le fils de Ephraim Braunthal et de Berta Braunthal[3]. Ephraim Braunthal est né le à Odessa, en Ukraine[4].

Max Braunthal fait partie d'une fratrie de sept enfants: Malchen "Maly" Hamburger, Henriette (Jettel) Silbermann, Abraham Isaak Braunthal, Georg Ludwig Braunthal, Margarethe Hedwig Lenkway et Ernst Braunthal. Malchen Hamburger est née le à Tarnopol et est morte après le à Treblinka[5]. Henriette (Jettel) Silbermann est née le à Tchernobyl en Ukraine et est morte le à Breslau (Silésie), en Allemagne[6]. Abraham Isaak Braunthal (1876 - 1954) est né le à Tchernobyl en Ukraine et est mort en 1954 à Melbourne en Australie[7]. Georg Ludwig Braunthal est né le à Breslau (Silésie), en Allemagne[8]. Margarethe Hedwig Lenkway est née le à Breslau (Silésie), en Allemagne et est morte en [9]. Ernst Braunthal est né le à Breslau (Silésie), en Allemagne[10].

Max Braunthal épouse en première noces Else Bork. Elle est née le à Frankfurt, Darmstadt, en Allemagne[11]. Ils ont trois enfants: Erich Braunthal, né en 1905 et mort en 1966[12], un artiste qui étudie avec Max Liebermann, Lotte Cecile Braunthal (1907-1994), qui a pu gagner les États-Unis[3] et Annaliese Cohen, née le à Frankfurt am Main, en Allemagne et morte le à Auschwitz[13] et dont le mari Herbert Cohen subit le même sort[3]. Herbert Cohen est né le à Hanovre en Allemagne et meurt à Auschwitz, le [14],[15].

Max Braunthal divorce d'Else Bork[16] et épouse en seconde noces Charlotte Silbermann, née le à Breslau (Silésie), en Allemagne et morte le à Blaru (Yvelines). Ils n'ont pas d'enfants[17].

Avec l'arrivée de Hitler au pouvoir en 1933, ses biens sont confisqués. Sa nationalité allemande est annulée par le régime nazi[18]. Pour échapper à l'antisémitisme nazi, Max Braunthal se réfugie en France, avec une partie de ses biens, dont le tableau de Pissaro. En 1941, sans moyens financiers, Max Braunthal et son épouse Charlotte Braunthal vendent le tableau de Pissaro pour la somme de 100 000 francs à la Galerie Durant-Ruel, spécialisée dans les œuvres de l'Impressionnisme[1].

Max Braunthal et Charlotte Braunthal sont arrêtés dans la Rafle du Vélodrome d'Hiver. Les nazis confisquent alors le reste de sa collection d'art, prétendant qu'elle appartenait à l'héritage national allemand[1]. Ils sont ensuite internés à Drancy et au camp de Gurs, avant de pouvoir survivre à la guerre, dans la clandestinité[3].

Le tableau de Pissaro

Propriétaire du tableau Meules de foin, matin, Éragny (1889), par Camille Pissaro, Max Braunthaé l et son épouse Charlotte Braunthal le vendent à la galerie Durant-Ruel. Dans un délai de deux semaines, la galerie avait revendu le tableau pour 140 000 francs, soit avec un profit de 40 pour cent, à un collectionneur allemand, Wolfgang Krueger[19]. Ce dernier le revend en 1958, et passe entre les mains de deux propriétaires avant d'être acquis par la gallerie Knoedler de New York, et achetée en 1959 par Douglas Dillon[1].

Sept héritiers du couple intentent un procès au Metropolitan Museum of Art de New York qui possède le tableau, devant un tribunal français. Pendant cinq ans, ils ont demandé au Musée de rendre le tableau à la famille, sans succès. Le tableau avait été offert au Musée par son ancien président, Douglas Dillon[1] en 2003[20].

Mort

Max Braunthal survit à la guerre mais meurt peu après, le dans le 18e arrondissement de Paris, d'un cancer. Il a 68 ans[3].

Bibliographie

Notes et références

Articles connexes

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