Alice Javal
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Alice Anna Javal |
| Nationalité | |
| Domicile | |
| Activité | |
| Père | |
| Fratrie | |
| Conjoint | |
| Enfant | |
| Parentèle |
Ernest Javal (oncle) Léopold Javal (grand-père) Aliki Diplarakou (belle-fille) Paul Louis Weiss (beau-frère) Louise Weiss (nièce) Sybilla Weiller (arrière-petite-fille) Paul-Annick Weiller (d) (petit-fils) Cosima Weiller (d) (arrière-petite-fille) Beatrice Weiller (d) (arrière-petite-fille) Paul Weiller (d) (arrière-petit-fils) Laura Weiller (d) (arrière-petite-fille) Domitilla Weiller (d) (arrière-petite-fille) |
| Lieux de détention | |
|---|---|
| Distinctions |
Alice Javal, née le à Paris et morte en déportation[1] le à Auschwitz, est la deuxième femme française qui ait volé en avion.
Alice Javal est la fille de Émile Javal, député de l'Yonne, considéré comme le père de l'orthoptie. Elle se marie le avec Lazare Weiller[2]. Les témoins du mariage sont Eugène Spuller, le poète Sully Prudhomme, et Adolphe Carnot, frère du président de la République française. Le couple aura quatre enfants : des jumeaux le , Jean-Pierre et Marie-Thérèse, Georges-André le et Paul-Louis le .
En 1893, le couple s'installe dans un hôtel particulier 36, rue de la Bienfaisance à Paris et acquiert à Cannes la villa Isola-Celesta[3] dont la roseraie est considérée comme une des plus belles d'Europe.

En 1908, pressentant les développements futurs de l'aviation, Lazare Weiller crée un prix de 100 000 francs-or pour récompenser le premier vol d'une heure en circuit fermé. Il permet d'attirer en France les frères Wright, pionniers américains de l'aviation qui remportent le prix. Alice Weiller commence à s'intéresser de près à l'aviation. Elle rencontre les frères Wright et effectue le à Auvours un premier vol dans leur biplan Wright Model A piloté par Wilbur Wright[4],[5], deux jours après l'Américaine Edith Ogilby Berg et quelques semaines après Thérèse Peltier. Elle n'est pas devenue pilote elle-même, comme on l'a parfois suggéré, mais son fils Paul-Louis a fini par le devenir[6].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fait partie des Juifs français internés au camp d'internement de Drancy, près de Paris. Le , elle est déportée dans des camps de concentration allemands en Pologne et est assassinée à Auschwitz le [7].