Edith Lettich

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Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 27 ans)
AuschwitzVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Edith Esther AgatsteinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Edith Lettich
Biographie
Naissance
Décès
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AuschwitzVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Edith Esther AgatsteinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Faculté de médecine de Tours (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Distinction

Edith Lettich, née Edith Esther Agatstein le à Vatra Dornei (Roumanie) et morte en déportation le à Auschwitz, est une étudiante en médecine française d'origine roumaine, victime de la Shoah.

Parcours et études

Edith Agatstein est la fille de Hermann Agatstein, commerçant, et de Manzie Amalia Langhaus. Elle naît le à Vatra Dornei, puis s'installe durant son enfance à Cernauti[1]. En octobre 1932, à l'âge de 18 ans, elle arrive en France pour entreprendre des études à l'École de médecine et de pharmacie de Tours[2]. Elle y épouse, le , André (Abraham[3]) Lettich, né le à Gura Humorului[3], également étudiant en médecine et ressortissant roumain[2]. Le couple a un fils, Jean (Victor), né le , à Czernowitz[2],[3].

Sous l'Occupation : persécutions et arrestation

Dès octobre 1940, dans le cadre des mesures antisémites, Edith Lettich est contrainte de se faire recenser en tant que « Juive étrangère » en préfecture, son identité étant marquée du tampon « JUIVE » en rouge[2].

Le , elle est arrêtée à Tours par la Gestapo, accompagnée de deux gendarmes français, avec son mari et leur fils âgé de cinq ans[1],[2]. Leur dernière adresse est au 112 rue Origet à Tours[3]. La famille est internée à l'École Normale de jeunes filles de Saint-Symphorien, avant qu'Edith Lettich ne soit transférée au camp de La Lande, à Monts[2]. Durant son internement, elle exerce en tant que médecin pour seconder le praticien du camp, soignant les femmes et les enfants internés[2].

Le , elle est transférée avec son mari et leur fils au camp de Drancy. Elle est déportée avec son fils le par le convoi no 36 vers Auschwitz, où elle est assassinée deux jours plus tard[1],[2]. Son décès est officiellement reconnu par la mention « Mort en déportation » par arrêté ministériel[4]. Son mari, seul rescapé, témoignera de son odyssée dans sa thèse de doctorat en médecine intitulée 34 mois dans les camps de concentration[5],[6]. Il la dédie « À la mémoire de ma femme le Docteur Edith Lettich et de notre cher enfant de cinq ans et demi, assassinés dans les chambres à gaz de Birkenau Auschwitz le  »[1].

Hommages

Edith Lettich est la seule femme à figurer sur le monument aux morts des « Déportés victimes de la barbarie nazie » de la Faculté de médecine de Tours, qui honore le souvenir des étudiants disparus[7]. En 2025, dans le cadre d'une politique de féminisation des noms de rues, la ville de Tours a également choisi d'honorer sa mémoire en donnant son nom à une voie publique[8].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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