Élections municipales françaises de 2026
élections des conseillers municipaux en France
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Les élections municipales françaises de 2026 visaient à procéder au renouvellement des conseils municipaux des communes françaises et des conseils communautaires des intercommunalités. Ces élections se sont tenues les 15 et .
1 254 conseils communautaires
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| Élections municipales françaises de 2026 | ||||||||||||||
| (1er tour) (2d tour) |
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| Type d’élection | Élections municipales | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Postes à élire | 34 875[1] conseils municipaux 1 254 conseils communautaires | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Population | 69 082 000 | |||||||||||||
| Inscrits | 48 474 213 | |||||||||||||
| Votants au 1er tour | 27 678 488 | |||||||||||||
| 57,10 %[2] | ||||||||||||||
| Votes exprimés au 1er tour | 26 182 365 | |||||||||||||
| Votants au 2d tour | 9 625 762 | |||||||||||||
| 57,03 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés au 2d tour | 9 391 407 | |||||||||||||
| Divers droite | ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 4 311 798 | |||||||||||||
| 25,47 % | ||||||||||||||
| Voix au 2e tour | 2 036 416 | |||||||||||||
| 22,94 % | ||||||||||||||
| Conseillers élus | 32 869 | |||||||||||||
| Divers gauche | ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 2 594 991 | |||||||||||||
| 15,33 % | ||||||||||||||
| Voix au 2e tour | 1 371 199 | |||||||||||||
| 15,45 % | ||||||||||||||
| Conseillers élus | 19 184 | |||||||||||||
| Divers centre | ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 2 092 043 | |||||||||||||
| 12,36 % | ||||||||||||||
| Voix au 2e tour | 955 060 | |||||||||||||
| 10,76 % | ||||||||||||||
| Conseillers élus | 16 453 | |||||||||||||
| Résultats dans les communes de plus de 75 000 habitants | ||||||||||||||
| Résultats officiels | ||||||||||||||
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||||||||||||||
Contexte
Les élections municipales françaises de 2026 se déroulent quelques mois avant des élections sénatoriales prévues en , un an avant le scrutin présidentiel français de 2027, à la fin du deuxième mandat successif pour la présidence d'Emmanuel Macron qui ne pourra pas se représenter en 2027, et après les élections législatives françaises de 2022, les élections européennes de 2024 en France puis les élections législatives françaises de 2024, rendues nécessaire par la dissolution de l'Assemblée nationale cette même année 2024, décidée par Emmanuel Macron. Une succession de scrutins défavorables au parti présidentiel et marqués par la décomposition de la vie politique en France, l'absence d'une majorité dans ce pays et l'affirmation d'un électorat pour les courants considérés comme populistes, à la droite (le RN) et à la gauche (LFI) de l'échiquier politique[3]. Les précédentes élections municipales françaises datent de 2020.
Précédentes élections municipales en 2020
Les dernières élections municipales, en 2020, sont marquées par la pandémie de Covid-19 et par la plus forte abstention lors d'élections municipales en France.
La gauche remporte des villes comme Annecy, Bordeaux, Marseille ou encore Saint-Paul. La droite arrive tout de même à reprendre quelques villes des mains de la gauche, tel que Metz. Le Rassemblement national (RN), quant à lui, arrive à se renforcer localement et gagne, entre autres, la ville de Perpignan, tout en conservant les communes déjà sous son pavillon, comme Hénin-Beaumont, gagnée en 2014.
Contexte politique français et européen au milieu des années 2020
L'élection présidentielle et les législatives de 2022 voient le pouvoir d'Emmanuel Macron, réélu, et de sa majorité présidentielle être affaibli par la montée de l'extrême droite et de la gauche, tandis que Les Républicains (LR) se retrouvent encore plus amoindris et leur groupe à l'Assemblée nationale est le plus petit que la droite ait connu depuis le début de la Ve République.
Les élections européennes du voient le RN s'envoler, tout en voyant la liste de la majorité présidentielle perdre près de la moité de ses sièges. La gauche y part éclatée, alors qu'elle s'était réunie en 2022 en formant la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES). La liste du Parti socialiste (PS) et de Place publique (PP) et celle de La France insoumise (LFI) arrivent à avoir de nouveaux sièges, tandis que le Parti communiste (PCF) n'obtient toujours pas de sièges et que Les Écologistes (LE) se retrouvent à cinq sièges au lieu de treize.
La dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron au soir des résultats des élections européennes amène de nouvelles élections législatives ont donc lieu les et . Ces élections chamboulent le spectre politique français, déjà perturbé. La gauche s'unit à nouveau, cette fois-ci en ne se cantonnant pas aux quatre partis déjà présents dans l'hémicycle, et crée le Nouveau Front populaire (NFP) en quelques heures seulement. Les LR, quant à eux, vivent une crise sans précédent, en voyant leur président, Éric Ciotti, s'allier avec le RN. Le centre vit mal la décision du chef de l'État, mais conserve la coalition Ensemble pour la République. Lors de l'entre-deux-tours, au vu des résultats de l'extrême droite, la gauche appelle au front républicain, auquel la majorité des candidats qualifiés pour le second tour adhèrent. Les résultats voient l'union de la gauche emporter une très courte majorité relative de 193 députés, tandis que le RN devient le premier groupe à l'Assemblée nationale, avec 37 nouveaux députés. Éric Ciotti arrive à former un groupe grâce aux 18 candidats l'ayant suivi. Le centre s'effondre, en perdant un tiers de ses députés.
Pour les élections municipales de 2026, les élus locaux craignent un effet ricochet de la crise politique nationale. Les triangulaires et quadrangulaires devraient être nombreuses, ouvrant la voie à des recompositions politiques[4].
Enjeux locaux liés au réchauffement climatique en France
Le changement climatique a amené davantage d'épisodes extrêmes (tempêtes, inondations, sécheresses…) depuis les précédentes élections municipales[5],[6]. Il en résulte davantage d'enjeux à l'échelle locale en matière d'adaptation au changement climatique, comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre[5] et la sobriété énergétique[7],[8],[9], la question des inondations[10],[11],[12],[13]. Selon une enquête de l’institut Terram, think tank dédié aux territoires, et de l’ONG Project Tempo, spécialiste des questions environnementales, parue début février 2026, 74 % des personnes interrogées indiquent que les propositions environnementales des candidats aux municipales auront une importance dans leur vote ; cette préoccupation dépasse les différences d'âges, de catégories socioprofessionnelles ou d'orientations politiques[14].
Campagne d'influence du milliardaire Pierre-Édouard Stérin
Depuis le début des années 2020, l'entrepreneur et milliardaire français Pierre-Édouard Stérin tente d'exercer une influence sur les élections françaises par l'intermédiaire du « projet Périclès », qui vise à obtenir une victoire idéologique et politique d'une alliance entre l'extrême droite et la droite libérale conservatrice. Doté d'un financement annoncé de 150 millions d'euros, ce projet recourt, notamment, au financement des partis politiques et à la création d'une école de formation de candidats en vue des élections municipales de 2026, afin de faire remporter des mairies à l'extrême droite et à la droite dans des communes petites ou moyennes[15],[16]. Cette école, appelée Politicae, forme entre autres Cédric Lejeune, candidat sous l'étiquette « divers droite » à Brionne, dans l'Eure[17].
Enjeux
Pour Les Républicains et le Parti socialiste, l'objectif de ces élections est de conserver leur implantation locale. De leur côté, Renaissance et La France insoumise cherchent à se créer un ancrage local en s'implantant dans quelques grandes villes clés. Le Rassemblement national partage le même objectif, mais affiche un objectif bien plus ambitieux, plus de 700 têtes de listes devraient être investies (contre 410 en 2020), en plus de viser certaines villes stratégiques. Enfin, Les Écologistes fixent pour objectif de conserver les villes gagnées en 2020, tandis qu'Horizons cherche surtout à conserver ses villes, notamment Nice, où ils affrontent le président de l'Union des droites pour la République, Éric Ciotti, et Le Havre, sur laquelle Édouard Philippe compte s'appuyer pour lancer sa campagne présidentielle[18].
Campagne et polémiques
Mort de Quentin Deranque
Le , sept militantes du collectif Némésis, collectif d'extrême droite identitaire et fémonationaliste, déploient vers 17 h 35 une banderole « Islamo-gauchistes, hors de nos facs » devant l'Institut d'études politiques de Lyon[19], où Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise, est invitée à une réunion publique[20],[21].
En face est entonné le slogan antifasciste Siamo tutti antifascisti et un groupe de personnes tentent de s'emparer de cette banderole[22]. Un quart d'heure plus tard, vers 17 h 56 et à 400 mètres de la conférence, un affrontement oppose entre quinze et vingt militants de l'ultradroite lyonnaise — dont certains sont armés de gants coqués, de casques de moto, d'une béquille et de gaz lacrymogène et auquel Quentin Deranque appartient —[23] et un groupe d'extrême gauche antifascite, semblant du même nombre[24],[25].
Après cet affrontement, le groupe d'extrême droite se disperse, mais Quentin Deranque et deux de ses camarades sont pris à partie, frappés au sol et reçoivent un grand nombre de coups de pieds[26],[27]. Une riveraine appelle les pompiers mais un ami vient chercher la victime, qui refuse de recevoir des soins, puis la raccompagne en direction de chez elle, parcourant à pied un kilomètre et demi avant que son état ne se dégrade[28],[29] au niveau du quai Fulchiron, où il est pris en charge vers 19 h 40 par les sapeurs-pompiers. Quentin Deranque meurt le d'un traumatisme crânien encéphalique majeur, associé à une fracture temporale droite[24].
Dès le lendemain de l'agression, le , la sphère politico-médiatique s'empare du sujet. Des militantes du collectif Némésis disent avoir reconnu plusieurs membres de la Jeune Garde antifasciste parmi les agresseurs, dont Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault[30],[31], qui annonce se « retirer de ses fonctions […] le temps de l'enquête » le [30],[32]. Avant même l'enquête policière, nombre de personnalités politiques et médias, tel qu'Emmanuel Macron, Gérald Darmanin, Laurent Nuñez, Le Figaro et allant jusqu'à l'extrême droite, affirment que les assaillants seraient d'extrême gauche[29],[33],[34],[35],[36],[37]. D'autres, comme Jordan Bardella, pointent La France insoumise du doigt et demandent la démission de Raphaël Arnault, dont certains disent qu'« [il] n'a jamais eu sa place à l'Assemblée nationale »[38],[39].
De nombreux médias interrogent alors les liens entre LFI, Raphaël Arnault et les meutriers présumés[40],[41].
La mort de Quentin Deranque entraîne de la part de groupes d'extrême-droite divers représailles :
- à Toulouse, des « hooligans néonazis » font des descentes violentes le dans les rues de la ville et dans un bar réputé de gauche[42] ;
- dans la nuit du au , une dizaine de permanences de députés LFI sont dégradées[43] ;
- les locaux lyonnais du syndicat de gauche Solidaires sont vandalisés dans la nuit du au [44] ;
- dans la nuit du au , le domicile personnel d'une candidate de la liste insoumise aux élections municipales aux Lilas est tagué de l’inscription « LFI tue » ;
- le , le siège de LFI dans le 10e arrondissement de Paris est brièvement évacué, à la suite d'une menace à la bombe[45] ;
- le même jour, l'organisation syndicale Solidaires dénonce l'attaque de son local à Lyon et des « intimidations » et des « menaces de mort » portés après qu'Alice Cordier, porte-parole de Némésis, a donné le nom de l'organisation sur CNews le jeudi soir, procédés qui désigneraient de facto ses membres « comme des cibles pour toute la fachosphère »[46] d'après l'UD Solidaires du Rhône ;
- le , un meeting de campagne LFI à Faches-Thumesnil (Nord) est perturbé par une dizaine d'individus cagoulés faisant référence à la mort de Quentin Deranque[47], et quatre individus sont interpellés[47] ;
- le même jour, une candidate LFI à Strasbourg est violemment agressée et menacée d'un couteau en pleine rue devant ses enfants[48]. Un suspect est arrêté et placé en garde à vue le [49].
Alors que le Parti socialiste allait s'apprêter à ouvrir la porte à des négociations afin de nouer des alliances locales pour le second tour des élections municipales, Olivier Faure affirme qu'il n'y aura pas d'accord national avec LFI, que ce soit au premier ou au second tour[50]. Les Écologistes se posent alors la question sur la possible alliance avec LFI[51] et, à Lyon, Grégory Doucet, maire sortant, ne ferme pas la porte à une alliance avec la candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi au second tour[52]. Des candidats PS et LFI ont fait liste commune au 1er tour dans « au moins trente communes »[53].
Le Rassemblement national souhaite mettre en place un « cordon sanitaire », en proposant un front excluant LFI, qui reçoit un certain écho chez Les Républicains, travaille le bloc central et embarrasse la gauche, notamment au PS[54]. Selon le politicologue Pascal Perrineau, « ce dont ils ont été victimes pendant des années, ils veulent en faire une arme »[54].
Renaissance souhaite structurer un front contre les « deux pôles les plus radicaux » du champ politique en mettant en place un « ni-ni » s'appliquant tant à LFI qu'au RN[54].
Candidatures controversées investies par le Rassemblement national
Le , Mediapart, repris par le HuffPost[55], recense des candidats investis par le Rassemblement national aux municipales ayant tenu des propos racistes, antisémites ou homophobes, parmi lesquels « une douzaine », qui l'avaient déjà été lors des législatives de 2024. La plupart des médias reprennent alors l'expression « brebis galeuses », utilisée par le RN lui-même en 2024. Le , Le Monde évoque à son tour l’insoluble question des « brebis galeuses » du RN[56]. Puis c'est le tour de l’AFP en février et de Libération, qui en recense 150 dans un article du 7 mars, et affirme que plus de 10 % des listes investies par le RN ont des personnes ayant diffusé des propos antisémites, racistes, complotistes ou violents et souligne que cela a été épinglé aussi par d'autres médias, comme Les Jours, L'Humanité ou StreetPress[57]. StreetPress avait de son côté recensé, le , 180 « brebis galeuses » candidates sur des listes du RN et de ses alliés, épinglées pour leur « passage dans des groupes radicaux, leurs violences, leurs propos racistes ou homophobes »[58]. Le RN répond qu'il filtre les candidats via un algorithme de recherche qui scanne leurs publications, et déplore que les autres mouvements ne soient pas pareillement « épluchés, lasérisés, mis à nu sur la place publique »[59], mais ce parti ne « remet pas en cause son ancrage idéologique », selon Safia Dahani, docteure en science politique[56].
Intérêt des Français
Un sondage Ifop pour l'Institut Terram publié début février montre que 78 % des répondants se disent « assez » ou « beaucoup » intéressés par les municipales, soit la proportion la plus élevée depuis 1965, sans pour autant que cet intérêt se traduise encore par la certitude d'aller voter[60]. Un mois après, le , un baromètre Odoxa–Backbone pour Le Figaro indique que la participation au premier tour devrait être comprise entre 65 % et 71 %, le milieu de la fourchette, soit 68 %, représentant un bond d'environ cinq points par rapport à 2014[61]. Un sondage Viavoice pour Libération, effectué du 5 au , indique lui que 70 % des inscrits « oui c'est certain » et 17 % « probablement » lorsqu'on leur demandent s'ils envisage d'aller voter[62].
Le taux de participation reste difficile à estimer en raison de coexistence de scrutins différents selon la taille de la commune, car la participation est plus faible dans les petites quand il n'y a qu'une seule liste, plus souvent en 2026. Selon le ministère de l'intérieur, 19 500 des 23 700 communes où il n'y qu'une seule liste ont moins d'un millier d'habitants[63]. Autre frein, le grand nombre de Français inscrits sur des listes électorales d'une ville dans laquelle ils ne résident pas. D'après l'Insee, ils sont 7,7 millions et Céline Braconnier, professeure de sciences politiques à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, a estimé auprès de l'AFP que ce phénomène touche 34 % des 18-39 ans et même 45 % des 25-29[60].
Modalités
Dates
Les dates du scrutin sont fixées par un décret du aux dimanches 15 et [64],[65],[66]. La date limite d'inscription sur les listes électorales pour pouvoir voter aux municipales est fixée au vendredi . La date limite de dépôt des candidatures pour le premier tour est fixée au jeudi à 18 heures et celles du second tour le mardi à 18 heures[67].
Mode de scrutin
Pour la première fois, les élections municipales de 2026 se dérouleront avec un mode de scrutin identique pour toutes les communes, quelle que soit leur taille : le scrutin proportionnel plurinominal avec prime majoritaire[68]. Toutefois, les communes de moins de 1 000 habitants de la Polynésie française restent soumises aux règles antérieures avec un scrutin majoritaire uninominal, dans l'attente de leur alignement sur les nouvelles règles de droit lors des élections municipales suivantes, celles de 2032[69].
Le nombre de sièges à pourvoir dépend, pour les communes de droit commun, du nombre d'habitants, conformément au tableau figurant à l'article L2121-2 du code général des collectivités territoriales. Pour la Ville de Paris et les communes de Marseille et de Lyon, le nombre de sièges est fixé aux articles L2512-3 et L2513-1 de ce même code.
| Habitants | Sièges |
|---|---|
| 0 - 99 | 7 |
| 100 - 499 | 11 |
| 500 - 1 499 | 15 |
| 1 500 - 2 499 | 19 |
| 2 500 - 3 499 | 23 |
| 3 500 - 4 999 | 27 |
| 5 000 - 9 999 | 29 |
| 10 000 - 19 999 | 33 |
| 20 000 - 29 999 | 35 |
| 30 000 - 39 999 | 39 |
| 40 000 - 49 999 | 43 |
| 50 000 - 59 999 | 45 |
| 60 000 - 79 999 | 49 |
| 80 000 - 99 999 | 53 |
| 100 000 - 149 999 | 55 |
| 150 000 - 199 999 | 59 |
| 200 000 - 249 999 | 61 |
| 250 000 - 299 999 | 65 |
| 300 000 + | 69 |
| Lyon | 73 |
| Marseille | 111 |
| Paris[a] | 163 |
Dispositions applicables
Dans l'ensemble des communes, l'élection des conseillers municipaux se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Toutefois, dans les communes de moins de 1 000 habitants, la liste est réputée complète si elle compte jusqu'à deux candidats de moins que l'effectif prévu. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[70],[71].
L'élection peut se limiter à un seul tour en cas de majorité absolue, ou donner lieu à un second tour, auquel cas :
- les deux listes arrivées en tête ainsi que toutes les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés peuvent s'y maintenir ;
- les candidats d'une liste qui a obtenu plus de 5 %, sans pouvoir se maintenir en tant que tels, peuvent cependant rejoindre une autre liste[72], ce qui peut amener à modifier l'ordre de présentation des candidats.
À l'issue de l'élection, les sièges sont répartis comme suit : une prime majoritaire de la moitié des sièges (arrondie le cas échéant) est d'abord attribuée à la liste ayant obtenu le plus grand nombre de voix ; puis les autres sièges sont répartis entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés, y compris la liste arrivée en tête, à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne[73].
Régimes particuliers de Paris, Marseille et Lyon
Pour la première fois depuis 1982, les élections municipales à Paris, Marseille et Lyon se dérouleront dans les mêmes conditions que dans l'ensemble des communes, c'est-à-dire avec une circonscription unique au niveau de la commune[74]. En effet, jusqu'alors, l'élection avait lieu par secteur, certains élus de chaque secteur constituant ensuite le conseil de Paris ou le conseil municipal.
Dans ces trois communes, deux scrutins sont ainsi organisés en même temps : l'élection des conseillers de Paris ou conseillers municipaux d'une part, et celle des conseillers d'arrondissement d'autre part. Les deux scrutins se déroulent selon les règles applicables aux autres communes : le scrutin proportionnel plurinominal, avec prime majoritaire.
Par dérogation aux règles applicables dans les autres communes, à Paris, Marseille et Lyon, la prime majoritaire attribuée à la liste arrivée en tête correspond à un quart du nombre des sièges du conseil de Paris ou du conseil municipal. Pour les conseils d'arrondissement, la prime majoritaire demeure, comme pour les autres communes, de la moitié des sièges.
Régime particulier pour les communes nouvelles
Dans les communes nouvelles, pour le premier renouvellement suivant sa création, le nombre de conseillers municipaux à élire correspond à celui attribué à la strate démographique strictement supérieure. Toutefois, ce nombre ne peut être inférieur au tiers de l’addition des conseillers municipaux élus lors du précédent renouvellement général des conseils municipaux, ni être supérieur à soixante-neuf. L'effectif du conseil municipal reste identique jusqu’au troisième renouvellement général des conseils municipaux suivant la création de la commune nouvelle[75].
Pour les élections municipales de 2026, toutes les communes nouvelles sont donc concernées par ces dispositions puisque le statut a été créé en 2010[76],[77] et que seulement deux renouvellements généraux ont eu lieu depuis (2014 et 2020).
Intercommunalités et métropole de Lyon
Les délégués d'une commune au sein du conseil des communautés de communes, des communautés d'agglomération, des communautés urbaines et des métropoles sont élus lors des élections municipales[78].
Chaque commune est représentée au conseil communautaire par un nombre de représentants tenant compte de sa population, élus comme suit :
- commune de moins de 1 000 habitants : les représentants de la commune au conseil communautaire sont les membres du conseil municipal désignés dans l'ordre du tableau (maire, puis adjoints, puis conseillers municipaux)[79] ;
- commune de plus de 1 000 habitants : les conseillers communautaires sont élus en même temps que les conseillers municipaux. Sur un seul et même bulletin doivent figurer la liste des candidats au conseil municipal et celle des candidats au conseil communautaire (scrutin fléché)[80].
Dans le cas de la métropole de Lyon, qui est une collectivité à statut particulier, les 150 conseillers métropolitains siégeant au conseil de la métropole de Lyon sont élus au suffrage universel direct en parallèle des élections municipales dans les 59 communes concernées. Le territoire est découpé en 14 circonscriptions métropolitaines ; ainsi, un conseiller métropolitain représente non pas une commune mais une circonscription.
Candidats et listes
Nombre total de listes
Le ministère de l'Intérieur a publié le l'ensemble des candidatures enregistrées pour le premier tour avec un total de 50 478 listes présentes[81].
Les deux-tiers de ces candidats appartiennent à une liste sans étiquette politique[82][C'est-à-dire ?]. Avec 887 815 candidats au premier tour, c'est presque 15 000 candidats de moins qu’en 2020 (902 465 candidats) et presque 40 000 de moins qu’en 2014 (926 068 candidats)[82].
Cette diminution du nombre de candidatures peut être due à la réforme du mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants[82].
Couleur politique des listes dans les villes de plus de 3 500 habitants
Dans les communes de plus de 3 500 habitants, le Rassemblement national annonce présenter plus de 750 listes, mais le ministère de l'Intérieur n’en décompte que 416, ou 435 en prenant en compte son allié l’UDR, le parti d’Éric Ciotti, une progression cependant, d'environ 11 % par rapport aux 388 listes de 2020. Au total, le RN présente moins de deux listes dans quasiment la moitié des départements[83], mais dans celui de la Gironde, il en a déposé 55, soit près de quatre fois plus qu'aux dernières municipales[84]. Selon Public Sénat, en combinant les candidatures du RN, de Reconquête et d’union entre différents partis, l’extrême-droite représente 7,1 % du total des listes dans les communes de plus de 3 500 habitants, proportion jamais vue aux municipales[83]. Selon Le Monde, le RN présente des candidats dans 34 des 42 communes de plus de 100 000 habitants, mais moins qu'espéré dans les autres communes et notamment moins qu’en 2014 ou 1995 dans les communes de plus de 10 000 habitants[85]. Ce parti, qui avait 827 conseillers municipaux à l'issue des municipales de 2020 contre 1 438 en 2014, espère en regagner de nombreux dans le Nord-Est et le Sud-Est, ses « viviers historiques »[85]. Le record, pour le RN, remonte à 1995, avec 444 listes dans les communes de plus de 9 000 habitants, quatre ans avant que ce nombre baisse aux municipales suivantes, avec la scission de 1999 entre Bruno Mégret et Jean-Marie Le Pen, puis le faible score de ce dernier à présidentielle de 2007[86]. « Dans 72 villes, on observe une disparition d'une liste d'extrême droite, alors qu'elle existait six ans plus tôt », et faisait des scores non négligeables, a-t-il précisé. Il met aussi en avant « les transfuges », des membres de LR passés sur des listes d'extrême droite, ou inversement. Le PS a comptabilisé 136 candidats du RN sur des listes de droite, dont certaines labellisées LR[87]. selon le PS, des listes d’extrême droite présentes lors des municipales en 2020 se seraient volatilisées au profit de listes de droite « dans 72 villes ». Un effacement qui ne serait pas dû à des difficultés d’implantation du RN localement puisque sur ces 72 cas de figure, 36 listes totalisaient entre 10 % et 45 % des suffrages six ans auparavant, dit dénombrer « 575 candidats présents sur des listes de droite en 2020 [qui] sont désormais candidats sur des listes de l’extrême droite, dont 45 têtes de liste » et « 136 candidats sur des listes du RN ou de l’extrême droite en 2020 désormais candidats sur des listes de droite, dont certaines sont labellisées LR »[88].
Par rapport à 2020, le nombre de liste « Divers droite » a fortement augmenté, regroupant dans certaines régions des candidats RN et LR. Selon Pierre Jouvet, numéro deux du PS, 575 candidats présents sur des listes de droite en 2020 figurent aujourd’hui sur des listes du RN (342), de son allié l'UDR (52) ou d’union d’extrême droite (181)[89]. Selon le Dauphiné Libéré, la porosité entre électorats de droite et d’extrême droite est plus importante depuis le ralliement d’Éric Ciotti, alors président de LR, au Rassemblement national, que des élus rejoignent, selon Guilhem Carayon, vice-président de l’UDR, parti fondé par Éric Ciotti[89].
LR présente de son côté 150 listes, loin devant l’UDI (deux listes), Horizons (sept) ou le MoDem (cinq)[90].
Côté Renaissance, 360 têtes de liste sont engagées, selon le parti, mais seulement dix communes ont une liste entièrement Renaissance, selon Public Sénat. LR n'a pas communiqué ses chiffres concernant les têtes de liste[91] mais ne présente ses propres listes que dans 152 communes de plus de 3 500 habitants selon le ministère de l'Intérieur, soit deux fois moins que les 297 de 2020, et un chiffre éloigné de ses 543 listes en 2014, ses candidats étant par ailleurs présents sur un nombre croissant de listes « divers droite » y compris lorsque un maire LR a opté pour cette étiquette[83].
Les listes se revendiquant d’un seul parti politique sont rares à gauche : on ne compte que 85 listes socialistes, 42 listes communistes et 31 listes écologistes, alors qu'il y a plus de 520 listes d’union à gauche. Selon la Fondation Jean Jaurès, « les listes déposées par PS, PCF et écologistes témoignent d’une volonté claire de systématiser l’union dès le premier tour », mais moins par « choix idéologique » que par « calcul stratégique »[92].
Les listes « de gauche » représentent 3 points de moins qu’en 2020 (27 %, contre 30 % en 2020), mais l’évolution s’explique principalement, selon Public Sénat, par le classement de LFI par le ministère de l'Intérieur en « extrême-gauche » donc hors de ce périmètre. De 848 communes où il présentait ses propres listes entièrement PS en 2008, le parti socialiste est passé à seulement 95 en 2026. Il affirme être tête de liste dans 1 306 communes et Les Écologistes dans 199[91]. De son côté, LFI ne présente ses propres listes que dans 275 communes de plus de 3 500 habitants mais revendique une présence dans 504 d'entre elles, via des listes d'union[83] et avoir la tête de liste dans 380 communes[91]. Selon Pierre Lacaze (PCF), dans 90 % des cas, LFI se présente contre des maires sortants socialistes, communistes et écologistes[93], tandis que les communistes sont, eux, engagés à près de 90 % dans des accords avec le Parti socialiste et les Écologistes, soit « beaucoup plus qu’en 2014 ou en 2020 », et revendiquaient avant le scrutin plus de 600 maires et 7 000 élus municipaux[93].
Proportion de listes conduites par un homme
Sur les plus de 50 000 listes déposées, les trois-quarts, soit 37 633, sont conduites par un homme[82]. Le pourcentage de femmes têtes de liste était de 23 % en 2020 selon l'AMF[94]. Les listes comportent au total un peu moins de 51,5 % d'hommes et un peu plus de 48,5 % de femmes, selon l'Association des maires de France (AMF) soit une amélioration par rapport au scrutin précédent, en 2020, au cours duquel il y avait au total environ 55 % d'hommes et 45 % de femmes, principalement en raison d'une proportion de 62 % d'hommes pour 38 % de candidates dans les communes de moins de 1 000 habitants, où la parité n'était alors pas obligatoire[94]. En 2026, la proportion de 51,5 % d'hommes est due au fait que le nombre de sièges en jeu soit impair, qui fait qu'un genre est automatiquement surreprésenté par rapport à l'autre[94].
Communes avec une seule liste
Dans 23 700 communes, il n'y a qu'une seule liste présente au premier tour, soit 68 %[82],[95]. Selon le site Maire-info, qui appartient à l'Association des maires de France, reprise par Public Sénat[95], les communes de moins de 1 000 habitants représentent 79,1 % des communes n’ayant qu’une seule liste. Neanmoins, des villes plus peuplées n'ont également qu'une seule liste, telles que Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire, 23 887 habitants), Torcy (Seine-et-Marne, 22 939 habitants), ou encore Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes, 21 201 habitants)[95].
La proportion de communes n'ayant qu'une liste déposée pour les municipales de 2026 dépasse 80 % dans certains départements, comme la Mayenne, le Gers ou l'Orne, et son niveau globalement élevé pose un risque pour le pluralisme démocratique, selon le politologue Martial Foucault, ancien directeur du CEVIPOF[96].
Communes sans aucune liste
Dans la quasi-totalité des communes (99,81 %), au moins une liste est présente, et il n'y a que 68 communes sans candidats[82]. Ce nombre de communes sans candidats est plus faible, au premier tour, qu'en 2020[82]. Dans le cas où aucune liste n'est formée, le préfet nomme une délégation spéciale, composée de trois membres pour les communes de moins de 35 000 habitants et jusqu'à sept pour les communes plus peuplées. Cette délégation, aux pouvoirs très limités, assure la continuité de la vie administrative de la commune et organise des élections municipales partielles dans un délai de trois mois. Si le conseil municipal n'est pas renouvelé à l'issue de ces élections partielles, la délégation spéciale est prolongée[97].
Députés candidats
Cent-six députés se lancent dans la campagne comme têtes de liste[98]. Au total, 332 députés sont candidats, dont 70 % sont déjà conseillers municipaux[99].
Ministres candidats
Quatre ministres en exercice se présentent comme têtes de liste : trois sont élus (Jean-Didier Berger, Nicolas Forissier et Michel Fournier) tandis que Marina Ferrari est battue au premier tour face à Renaud Beretti[100]. Au total, onze ministres se portent candidats sur des listes, dont le premier ministre Sébastien Lecornu[101].
Couverture audiovisuelle et numérique
Règles applicables aux services de radio et de télévision
L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), l'autorité administrative indépendante française chargée de la régulation des chaînes de télévision, de radio et d'Internet, publie en décembre 2025[102] :
- de nouvelles recommandations aux chaînes de radio et de télévision, en vue des élections municipales de 2026, pour l'équité du temps de parole : les médias concernés devront transmettre à l'Arcom le décompte du temps de parole des candidats, partis et groupements politiques et de leurs soutiens.
L'Arcom apprécie la représentativité des groupes au vu de leurs résultats lors des municipales de 2020, des scrutins plus récents et des indications des sondages. Les plateformes et réseaux sociaux ne sont pas soumis à ces obligations. À partir du , l’Arcom publie les premiers relevés des temps de parole et d’antenne, transmis par les principales chaînes de télévision et stations de radio, révélant des écarts de traitement entre médias dans la couverture du débat national[102] ;
Lutte contre les mauvaises pratiques en matière de données personnelles
La Commission nationale Informatiques et libertés (CNIL), l'autorité administrative indépendante française vouée à la protection des données personnelles et des libertés individuelles dans le domaine du numérique, réactive son Observatoire des élections avec pour but de « surveiller les pratiques de communication politique, de dialoguer avec les partis et candidats et d'informer les électeurs sur leurs droits »[105]. Elle veille notamment à l'application des nouvelles règles en matière de collecte des données personnelles mises en place par le règlement européen relatif à la transparence et au ciblage de la publicité à caractère politique, qui complète le règlement européen général sur la protection des données depuis le [106],[107].
Lutte contre les ingérences étrangères employant de faux sites de médias
L'agence de cybersécurité Insikt Group, branche de Recorded Future, relève qu'entre février et sont apparus au moins 140 sites en langue française dont les noms visent à se faire passer pour des sites de presse quotidienne régionale et des médias locaux, par exemple « Sud Ouest Direct », « L'Actualité provençale » ou « Info Grand Est ». Ces sites ont publié plus de 16 000 articles générés par intelligence artificielle, avec pour but d'influencer la campagne électorale et la politique française[108]. Le baromètre La Croix – Verian – La Poste sur la confiance des Français dans les médias, réalisé à un rythme annuel, montre en que les trois quarts des Français sont inquiets des tentatives de désinformation étrangère et favorables à une labellisation indépendante des médias[109],[110].
Le , le gouvernement élargit par décret les compétences de Viginum, service chargé de lutter contre les ingérences étrangères sur Internet, créé en 2021 et rattaché au secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale. Viginum peut désormais collecter les données issues des petites plateformes (de moins de 5 millions de visiteurs uniques par mois), où se préparent souvent les campagnes de manipulation menées depuis l'étranger, et qui est autorisé à conserver plus longtemps les données collectées[111].
Pendant les élections, des manipulations contre les candidats de La France Insoumise Sébastien Delogu et François Piquemal ont été identifiées par Le Monde, qui les a attribuées au lobby pro-israëlien Elnet, proche de Benjamin Netanyahu[112]. Par la suite, les services de l'État ont identifié la source des manipulations dans une officine basée en Israël[113].
Résultats
Taux de participation
| Taux de participation | 1er tour[118] | Différence avec 2020 |
2d tour[119] | Différence avec 2020 |
Différence entre les deux tours |
|---|---|---|---|---|---|
| À midi | 19,37 % | 20,33 % | |||
| À 17 heures | 48,90 % | 48,10 % | |||
| Final | 57,10 % | 57,03 % |
Résultats généraux
| Premier tour | Second tour | |||
|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | |
| Votes valides | 26 182 365 | 94,59 | 9 391 407 | 97,57 |
| Votes blancs | 734 805 | 2,65 | 139 617 | 1,45 |
| Votes nuls | 761 318 | 2,75 | 94 738 | 0,98 |
| Total | 27 678 488 | 100 | 9 625 762 | 100 |
| Abstentions | 20 795 725 | 42,90 | 7 253 594 | 42,97 |
| Inscrits/participation | 48 474 213 | 57,10 | 16 879 356 | 57,03 |
Communes de plus de 3 500 habitants
| Listes | Premier tour | Second tour | Total sièges |
Total villes remportées | |||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Sièges | Villes remportées | Voix | % | Sièges | Villes remportées | Nombre | % | +/- | Nombre | % | |||
| Divers droite | DVD | 4 311 798 | 25,47 | 23 701 | 832 | 2 036 416 | 22,94 | 9 168 | 286 | 32 869 | 31,96 | 1 118 | 34,06 | ||
| Divers gauche | DVG | 2 594 991 | 15,33 | 13 647 | 438 | 1 371 199 | 15,45 | 5 537 | 161 | 19 184 | 18,66 | 599 | 18,25 | ||
| Divers centre | DVC | 2 092 043 | 12,36 | 11 628 | 398 | 955 060 | 10,76 | 4 825 | 152 | 16 453 | 16,00 | 550 | 16,76 | ||
| Union de la gauche | UG | 2 086 148 | 12,32 | 2 933 | 82 | 1 669 771 | 18,81 | 2 811 | 60 | 5 744 | 5,59 | 142 | 4,33 | ||
| Divers | DIV | 1 594 324 | 9,42 | 11 890 | 393 | 538 579 | 6,07 | 4 568 | 160 | 16 458 | 16,00 | 553 | 16,85 | ||
| Rassemblement national | RN | 937 299 | 5,54 | 1 034 | 16 | 612 131 | 6,90 | 1 361 | 26 | 2 395 | 2,33 | 42 | 1,28 | ||
| La France insoumise | FI | 654 691 | 3,87 | 216 | 1 | 260 711 | 2,94 | 377 | 6 | 593 | 0,58 | 7 | 0,21 | ||
| Les Républicains | LR | 561 117 | 3,31 | 1 910 | 61 | 227 110 | 2,56 | 971 | 31 | 2 881 | 2,80 | 92 | 2,80 | ||
| Union de la droite | UD | 516 965 | 3,05 | 594 | 18 | 548 613 | 6,18 | 479 | 11 | 1 073 | 1,04 | 29 | 0,88 | ||
| Union du centre | UC | 348 967 | 2,06 | 538 | 17 | 208 561 | 2,35 | 421 | 10 | 959 | 0,93 | 27 | 0,82 | ||
| Union de l'extrême droite | UXD | 243 308 | 1,44 | 118 | 1 | 179 355 | 2,02 | 407 | 10 | 525 | 0,51 | Nv. | 11 | 0,34 | |
| Parti socialiste | SOC | 228 607 | 1,35 | 1 023 | 35 | 78 461 | 0,88 | 239 | 6 | 1 262 | 1,23 | 41 | 1,25 | ||
| Extrême droite | EXD | 175 349 | 1,04 | 205 | 5 | 30 697 | 0,35 | 90 | 1 | 295 | 0,29 | 6 | 0,18 | ||
| Extrême gauche | EXG | 149 954 | 0,89 | 59 | 0 | 13 769 | 0,16 | 13 | 0 | 72 | 0,07 | 0 | 0,00 | ||
| Régionaliste | REG | 105 512 | 0,62 | 275 | 9 | 63 136 | 0,71 | 254 | 7 | 529 | 0,51 | 16 | 0,49 | ||
| Parti communiste français | COM | 66 606 | 0,39 | 469 | 18 | 10 156 | 0,11 | 56 | 1 | 525 | 0,51 | 19 | 0,58 | ||
| Union des démocrates et indépendants | UDI | 64 739 | 0,38 | 281 | 9 | 18 390 | 0,21 | 72 | 2 | 353 | 0,34 | 11 | 0,34 | ||
| Les Écologistes | VEC | 61 674 | 0,36 | 35 | 1 | 13 968 | 0,16 | 73 | 2 | 108 | 0,11 | 3 | 0,09 | ||
| Divers écologiste | ECO | 55 608 | 0,33 | 178 | 5 | 20 361 | 0,23 | 126 | 4 | 304 | 0,30 | 9 | 0,27 | ||
| Union des droites pour la République | UDR | 24 998 | 0,15 | 48 | 1 | 16 112 | 0,18 | 51 | 1 | 99 | 0,10 | Nv. | 2 | 0,06 | |
| Reconquête | REC | 18 160 | 0,11 | 6 | 0 | 6 | 0,01 | Nv. | 0 | 0,00 | |||||
| Horizons | HOR | 13 726 | 0,08 | 29 | 1 | 3 520 | 0,04 | 2 | 0 | 31 | 0,03 | Nv. | 1 | 0,03 | |
| Droite souverainiste | DSV | 10 872 | 0,06 | 38 | 1 | 38 | 0,04 | Nv. | 1 | 0,03 | |||||
| Modem | MDM | 7 586 | 0,04 | 51 | 2 | 51 | 0,05 | 2 | 0,06 | ||||||
| Renaissance | REN | 4 866 | 0,03 | 28 | 1 | 28 | 0,03 | 1 | 0,03 | ||||||
| Total | 16 929 908 | 100 | 70 934 | 2 345 | 8 876 076 | 100 | 31 901 | 937 | 102 835 | 100 | 3 282 | 100 | |||
- Listes citoyennes
Selon la coopérative Fréquence commune, les listes citoyennes progressent nettement entre 2020 et 2026, passant de 66 communes remportées par de telles listes en 2020 à 159 en 2026, sur 700 s'étant présentées, notamment à Quimper, Rezé et Mulhouse (bien que le classement de telles listes soient parfois sujet à débat). Poitiers, dirigée par une mairesse écologiste mais remportée par une liste citoyenne en 2020, passe à droite, malgré la fusion des deux listes Écologistes/citoyens et LFI/PCF/Citoyens au second tour[120],[121].
Communes de plus de 100 000 habitants
N.B. : les liens internes des noms des villes dans le tableau ci-dessous mènent vers les pages dédiées à leurs scrutins respectifs.
Résultats par collectivité
La France compte 18 régions administratives : 13 en France métropolitaine dont l'une présente un statut particulier (Corse) depuis 2016 et 5 régions et départements d'outre-mer ainsi que 5 collectivités d'outre-mer et d'une disposant d'un statut sui generis (Nouvelle-Calédonie). À l'exception de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Wallis-et-Futuna, se tiendront dans chacune d'elles, dans le courant de l'année 2026, des élections municipales.
N.B. : les liens internes des noms des villes et des départements dans le tableau ci-dessous mènent vers les pages des résultats par département ou vers leurs pages dédiées.
Région Auvergne-Rhône-Alpes
| Département | Commune | Maire sortant | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ain (01) | Bourg-en-Bresse | Jean-François Debat | PS | Jean-François Debat[162] | PS | ||
| Allier (03) | Moulins | Pierre-André Périssol[d] | LR | Benoit Faivre[163] | DVD | ||
| Ardèche (07) | Privas | Michel Valla | DVD | Michel Valla[164] | DVD | ||
| Cantal (15) | Aurillac | Pierre Mathonier[d] | PS | Patrick Casagrande[165] | DVD | ||
| Drôme (26) | Valence | Nicolas Daragon | LR | Nicolas Daragon[166] | LR | ||
| Isère (38) | Grenoble | Éric Piolle[d] | LÉ | Laurence Ruffin[132] | DVG | ||
| Loire (42) | Saint-Étienne | Jean-Pierre Berger[d] | DVD | Régis Juanico[155] | PS | ||
| Haute-Loire (43) | Le Puy-en-Velay | Michel Chapuis | UDI | Michel Chapuis[167] | UDI | ||
| Puy-de-Dôme (63) | Clermont-Ferrand | Olivier Bianchi | PS | Julien Bony[130] | LR | ||
| Rhône (69) | Lyon | Grégory Doucet | LÉ | Grégory Doucet[137] | LÉ | ||
| Savoie (73) | Chambéry | Thierry Repentin | DVG | Thierry Repentin[168] | DVG | ||
| Haute-Savoie (74) | Annecy | François Astorg[d] | ÉCO | Antoine Armand[125] | RE | ||
Région Bourgogne-Franche-Comté
| Département | Commune | Maire sortant(e) | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Côte-d'Or (21) | Dijon | Nathalie Koenders | PS | Nathalie Koenders[131] | PS | ||
| Doubs (25) | Besançon | Anne Vignot | LÉ | Ludovic Fagaut[126] | LR | ||
| Jura (39) | Lons-le-Saunier | Jean-Yves Ravier | DVG | Cyrille Brero[169] | DVD | ||
| Nièvre (58) | Nevers | Denis Thuriot | RE | Denis Thuriot[170] | RE | ||
| Haute-Saône (70) | Vesoul | Alain Chrétien | HOR | Alain Chrétien[171] | HOR | ||
| Saône-et-Loire (71) | Mâcon | Jean-Patrick Courtois | LR | Jean-Patrick Courtois[172] | LR | ||
| Yonne (89) | Auxerre | Crescent Marault | HOR | Mathieu Debain[173] | DVC | ||
| Territoire de Belfort (90) | Belfort | Damien Meslot | LR | Damien Meslot[174] | LR | ||
Région Bretagne
| Département | Commune | Maire sortant(e) | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Côtes-d'Armor (22) | Saint-Brieuc | Hervé Guihard | PP | Victor Bonnot[175] | HOR | ||
| Finistère (29) | Quimper | Isabelle Assih | PS | Isabelle Assih[176] | PS | ||
| Ille-et-Vilaine (35) | Rennes | Nathalie Appéré | PS | Nathalie Appéré[151] | PS | ||
| Morbihan (56) | Vannes | David Robo | HOR | David Robo[177] | HOR | ||
Région Centre-Val-de-Loire
| Département | Commune | Maire sortant | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cher (18) | Bourges | Yann Galut | DVG | Yann Galut[178] | DVG | ||
| Eure-et-Loir (28) | Chartres | Jean-Pierre Gorges | LR | Ladislas Vergne[179] | DVD | ||
| Indre (36) | Châteauroux | Gil Avérous | DVD | Gil Avérous[180] | DVD | ||
| Indre-et-Loire (37) | Tours | Emmanuel Denis | LÉ | Emmanuel Denis[160] | LÉ | ||
| Loir-et-Cher (41) | Blois | Marc Gricourt | PS | Marc Gricourt[181] | PS | ||
| Loiret (45) | Orléans | Serge Grouard | DVD | Serge Grouard[147] | DVD | ||
Région Corse
| Département | Commune | Maire sortant | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Corse-du-Sud (2A) | Ajaccio | Stéphane Sbraggia | HOR | Stéphane Sbraggia[182] | HOR | ||
| Haute-Corse (2B) | Bastia | Pierre Savelli[d] | FaC | Gilles Simeoni[183] | FaC | ||
Région Grand Est
| Département | Commune | Maire sortant(e) | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ardennes (08) | Charleville-Mézières | Boris Ravignon | DVD | Boris Ravignon[184] | DVD | ||
| Aube (10) | Troyes | François Baroin | LR | François Baroin[185] | LR | ||
| Marne (51) | Châlons-en-Champagne | Benoist Apparu | DVD | Benoist Apparu[186] | DVD | ||
| Haute-Marne (52) | Chaumont | Christine Guillemy[d] | MoDem | Antoine Desfretier[187] | SE | ||
| Meurthe-et-Moselle (54) | Nancy | Mathieu Klein | PS | Mathieu Klein[143] | PS | ||
| Meuse (55) | Bar-le-Duc | Martine Joly[d] | PRV | Benoît Dejaiffe[188] | PS | ||
| Moselle (57) | Metz | François Grosdidier | SL | François Grosdidier[139] | SL | ||
| Bas-Rhin (67) | Strasbourg | Jeanne Barseghian | LÉ | Catherine Trautmann[157] | PS | ||
| Haut-Rhin (68) | Colmar | Éric Straumann | LR | Éric Straumann[189] | LR | ||
| Vosges (88) | Épinal | Patrick Nardin | DVD | Benoît Jourdain[190] | LR | ||
Région Hauts-de-France
| Département | Commune | Maire sortant | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Aisne (02) | Laon | Éric Delhaye | HOR | Éric Delhaye[191] | HOR | ||
| Nord (59) | Lille | Arnaud Deslandes | PS | Arnaud Deslandes[135] | PS | ||
| Oise (60) | Beauvais | Franck Pia | UDI | Franck Pia[192] | UDI | ||
| Pas-de-Calais (62) | Arras | Frédéric Leturque | LC | Frédéric Leturque[193] | LC | ||
| Somme (80) | Amiens | Hubert de Jenlis | DVC | Frédéric Fauvet[123] | PS | ||
Région Île-de-France
| Département | Commune | Maire sortant(e) | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Paris[a] (75) | Paris[a] | Anne Hidalgo[d] | PS | Emmanuel Grégoire[148] | PS | ||
| Seine-et-Marne (77) | Melun | Kadir Mebarek | HOR | Kadir Mebarek[194] | HOR | ||
| Yvelines (78) | Versailles | François de Mazières | DVD | François de Mazières[195] | DVD | ||
| Essonne (91) | Évry-Courcouronnes | Stéphane Beaudet | DVD | Stéphane Beaudet[196] | DVD | ||
| Hauts-de-Seine (92) | Nanterre | Raphaël Adam | DVG | Raphaël Adam[197] | DVG | ||
| Seine-Saint-Denis (93) | Bobigny | Abdel Sadi | PCF | Abdel Sadi | PCF | ||
| Val-de-Marne (94) | Créteil | Laurent Cathala | PS | Laurent Cathala[198] | PS | ||
| Val-d'Oise (95) | Cergy | Jean-Paul Jeandon | PS | Jean-Paul Jeandon[199] | PS | ||
Région Normandie
| Département | Commune | Maire sortant(e) | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Calvados (14) | Caen | Aristide Olivier | DVD | Aristide Olivier[129] | DVD | ||
| Eure (27) | Évreux | Guy Lefrand | DVD | Guy Lefrand[200] | DVD | ||
| Manche (50) | Saint-Lô | Emmanuelle Lejeune | SE | Emmanuelle Lejeune[201] | SE | ||
| Orne (61) | Alençon | Joaquim Pueyo[d] | FP | Sophie Douvry[202] | NÉ | ||
| Seine-Maritime (76) | Rouen | Nicolas Mayer-Rossignol | PS | Nicolas Mayer-Rossignol[152] | PS | ||
Région Nouvelle-Aquitaine
| Département | Commune | Maire sortant(e) | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Charente (16) | Angoulême | Xavier Bonnefont | HOR | Xavier Bonnefont[203] | HOR | ||
| Charente-Maritime (17) | La Rochelle | Thibaut Guiraud | DVG | Olivier Falorni[204] | DVG | ||
| Corrèze (19) | Tulle | Bernard Combes | DVG | Laurent Melin[205] | DVD | ||
| Creuse (23) | Guéret | Marie-Françoise Fournier | LÉ[206] | Marie-Françoise Fournier[réf. souhaitée] | LÉ | ||
| Dordogne (24) | Périgueux | Émeric Lavitola | PS | Michel Cadet[207] | HOR | ||
| Gironde (33) | Bordeaux | Pierre Hurmic | LÉ | Thomas Cazenave[127] | RE | ||
| Landes (40) | Mont-de-Marsan | Charles Dayot | DVD | Frédéric Dutin[208] | PS | ||
| Lot-et-Garonne (47) | Agen | Jean Dionis du Séjour | MoDem | Laurent Bruneau[209] | DVG | ||
| Pyrénées-Atlantiques (64) | Pau | François Bayrou | MoDem | Jérôme Marbot[210] | PS | ||
| Deux-Sèvres (79) | Niort | Jérôme Baloge | PRV | Jérôme Baloge[211] | PRV | ||
| Vienne (86) | Poitiers | Léonore Moncond'huy | LÉ | Anthony Brottier[212] | DVC | ||
| Haute-Vienne (87) | Limoges | Émile Roger Lombertie | DVD | Guillaume Guérin | LR | ||
Région Occitanie
Région Pays de la Loire
| Département | Commune | Maire sortant(e) | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Loire-Atlantique (44) | Nantes | Johanna Rolland | PS | Johanna Rolland[144] | PS | ||
| Maine-et-Loire (49) | Angers | Christophe Béchu | HOR | Christophe Béchu[124] | HOR | ||
| Mayenne (53) | Laval | Florian Bercault | DVG | Florian Bercault[222] | DVG | ||
| Sarthe (72) | Le Mans | Stéphane Le Foll | PS | Stéphane Le Foll[134] | PS | ||
| Vendée (85) | La Roche-sur-Yon | Luc Bouard | HOR | Romain Bossis[223] | DVG | ||
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
| Département | Commune | Maire sortant(e) | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Alpes-de-Haute-Provence (04) | Digne-les-Bains | Patricia Granet-Brunello[d] | DVG | Julien Di Benedetto[224] | DVG | ||
| Hautes-Alpes (05) | Gap | Roger Didier | DVD | Roger Didier[225] | DVD | ||
| Alpes-Maritimes (06) | Nice | Christian Estrosi | LFA-HOR | Éric Ciotti[145] | UDR | ||
| Bouches-du-Rhône (13) | Marseille | Benoît Payan | DVG | Benoît Payan[138] | DVG | ||
| Var (83) | Toulon | Josée Massi | DVD | Josée Massi[158] | DVD | ||
| Vaucluse (84) | Avignon | Cécile Helle[d] | PS | Olivier Galzi[226] | DVD | ||
Régions d'outre-mer
| Département | Commune | Maire sortant(e) | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Guadeloupe (971) | Basse-Terre | André Atallah | FGPS | André Atallah[227] | FGPS | ||
| Martinique (972) | Fort-de-France | Didier Laguerre | PPM | Didier Laguerre[228] | PPM | ||
| Guyane (973) | Cayenne | Sandra Trochimara | DVG | Sandra Trochimara | DVG | ||
| La Réunion (974) | Saint-Denis | Ericka Bareigts | PS | Ericka Bareigts[153] | PS | ||
| Mayotte (976) | Mamoudzou | Ambdilwahedou Soumaila | LR | Ambdilwahedou Soumaila[229] | LR | ||
Collectivités d'outre-mer et Collectivité sui generis
| Collectivité | Commune | Maire sortant(e) | Parti | Maire entrant(e) | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saint-Pierre-et-Miquelon (975) | Saint-Pierre | Yannick Cambray | CSA | Yannick Cambray[230] | CSA | ||
| Saint-Barthélemy (977) | Les collectivités de Saint-Barthélemy et Saint-Martin étant des entités mono-communales, elles sont administrées directement par leurs conseils territoriaux respectifs, élus durant des élections spécifiques. | ||||||
| Saint-Martin (978) | |||||||
| Wallis-et-Futuna (986) | Le statut particulier de Wallis-et-Futuna fait que cette collectivité n'est pas découpée en communes mais en circonscriptions dont les représentants sont élus lors des élections territoriales[231]. | ||||||
| Polynésie française (987) | Papeete | Michel Buillard[d] | Tapura | Rémy Brillant[232] | Tapura | ||
| Nouvelle-Calédonie (988) | Nouméa | Sonia Lagarde | RE | Sonia Lagarde[233] | RE | ||
Résultats en nombre de maires
Analyse des résultats
Le Rassemblement national et ses alliés de l'Union des droites pour la République remportent 74 mairies (dont 31 dès le premier tour), plus de 3000 conseillers municipaux sont élus dans 84 départements[234]. Sur les 22 mairies sortantes, le RN en conserve 20, perdant Villers-Cotterêts (où le maire ne s'est pas représenté) et Mazan (le maire soutenu par le RN est battu)[234]. Dès le premier tour, plusieurs maires sortants sont réélus dont Nelson Chaudon à Beaucaire (Gard), Louis Aliot à Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, Steeve Briois à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) ou David Rachline à Fréjus (Var)[235]. À l'issue du second tour, le RN dirige désormais quatorze communes dans l'ancien bassin minier du Pas-de-Calais[236]. Le RN et Laure Lavalette échouent à prendre Toulon[237].
Le président de l'UDR, Éric Ciotti, remporte les élections à Nice, le maire sortant Christian Estrosi, quitte la mairie et abandonne tous ses mandats politiques locaux[238].
Les Écologistes conservent Lyon, Grenoble et Tours mais perdent les élections dans six municipalités gagnées en 2020 : Bordeaux, Strasbourg, Besançon, Poitiers, Annecy, Colombes[239].
À Paris, Emmanuel Grégoire revêt l’écharpe de maire et ouvre la cinquième mandature de gauche d'affilée[240]. À Marseille, Benoît Payan (PS) est élu face à Franck Allisio (RN)[241].
La France insoumise poursuit son implantation dans les villes populaires[242]. Bally Bagayoko remporte la mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), battant le socialiste Mathieu Hanotin dès le premier tour[235]. À l'issue du second tour, le député David Guiraud devient maire de Roubaix[243].
LR remporte des victoires municipales symboliques contre la gauche mais peine dans les plus grandes villes[244].
Édouard Philippe est réélu maire du Havre[245].
Plusieurs candidats condamnés par la justice ont été élus. Au premier tour : Louis Aliot (Rassemblement National) à Perpignan, condamné pour détournement de fonds public, Jean-Michel Baylet (Parti radical de gauche) à Valence d’Agen, condamné pour abus de biens sociaux, Bruno Bourjac (sans étiquette) à Sainte-Croix-du-Verdon, condamné pour des faits de violence envers son fils de 11 ans, Jean-Christophe Lagarde (Union des démocrates et indépendants) à Drancy, condamné pour avoir fourni à sa belle-mère un emploi fictif d’assistante parlementaire[246] ; au second tour : Frédéric Boccaletti (Rassemblement national) à Six-Fours-les-Plage, condamné pour des faits de violence en réunion avec arme, Patrice Calméjane (Les Républicains) à Villemomble, condamné pour n’avoir pas envoyé à temps ses comptes de campagne, Laurent Cathala (Parti socialiste) à Créteil, condamné pour dénonciation calomnieuse, Aly Diouara (La France insoumise) à La Courneuve, condamné pour diffamation, Bruno Genest (sans étiquette) à Condat-sur-Vienne, condamné pour violence conjugale, Marc Petit (Divers gauche) à Firminy, condamné pour agression sexuelle, André Santini (Union des démocrates et des indépendants) à Issy-les-Moulineaux, condamné entre autres pour injures publiques[247].
Parlementaires élus maires
Plusieurs députés et sénateurs se sont présentés au suffrage et ont été élus maire lors du conseil municipal d'installation :
Concernant les députés élus maires lors des élections municipales de 2026, certains se maintiennent au-delà du délai légal d’un mois pour choisir entre leur mandat de député et leur mandat de maire. Cette situation s’explique par la règle selon laquelle, en cas de recours contre l’élection municipale, le délai d’un mois ne commence à courir qu’à compter de la date à laquelle le jugement confirmant définitivement l’élection est devenu définitif (purge des recours).