Camp de concentration de Djelfa
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| Camp de concentration de Djelfa | ||
| Présentation | ||
|---|---|---|
| Type | Camp de concentration | |
| Gestion | ||
| Date de création | 1941 | |
| Géographie | ||
| Pays | Algérie (Algérie française) | |
| Commune d'Algérie | Djelfa | |
| Coordonnées | 34° 40′ 00″ nord, 3° 15′ 00″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
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Le camp de concentration de Djelfa est un camp de concentration bâti en 1941 par le gouvernement français de Vichy pour incarcérer 800 réfugiés républicains espagnols à la fin de la guerre civile espagnole. Aux espagnols internés se sont ajoutés ultérieurement des juifs, après les mesures antijuives décrétées par le régime de Vichy, ainsi que 300 ex-membres des Brigades Internationales, communistes et combattants de la Résistance, pour un total de 2500 prisonniers[1].
Le camp était situé à une altitude d'environ 1200 mètres, dans les Monts des Ouled Naïl, proches de Djelfa, dans la province homonyme de l'Algérie française. Le climat de cette zone est celui des hauts plateaux algériens: étés très chauds et hivers glaciaux, avec un froid accentué par le vent du nord, qui souffle en tempête un jour sur deux.
Histoire
Guerre d'Espagne
La guerre d'Espagne débute le 18 juillet 1936, lorsqu'une partie de l'armée se soulève contre le gouvernement légitime de la Seconde République. Elle s'achève le 1er avril 1939, date à laquelle le chef du parti nationaliste, le général Franco, déclare officiellement la fin du conflit. Pendant ces trois années de lutte sanglante, l'armée rebelle a avancé vers le nord-est du pays, mettant en œuvre une terrible répression qui cause la déroute des partisans de la République au fur et à mesure que des territoires sont perdus.
L'exode
La chute de Barcelone, dernier réduit républicain important dans la zone nord de l'Espagne, en janvier 1939, a entraîné la plus grande diaspora de l'histoire espagnole, lorsqu'un demi-million de réfugiés fuient vers la France comme unique salut, épisode connu comme la Retirada. La grande majorité d'entre eux ont été reclus dans des camps d'internement en France.
Internement
Le camp de concentration de Djelfa héberge, à partir de mars 1941, des détenus issus des camps d'internement en France. Au début, seules des tentes de campagne avaient été installées pour loger les internés. Fin 1941, un bon nombre d'entre eux dormaient encore dans ces tentes, les autres étant hébergés dans des cases bâties par eux-mêmes. Au printemps suivant, il ne restait que quelques-uns des bâtiments. Les internés ont aussi préparé le gué qui permettait l'accès au camp, sauf en cas de tempête, car l'oued débordait et inondait toutes les voies de communication avec la ville[2].
Pendant l'été et l'automne 1941, l'usage d'une source contaminée a provoqué une épidémie de fièvre typhoïde qui a affecté 55 internés, faisant quinze morts sur un millier. Le docteur Wyss-Dunant, représentant du Comité International de la Croix-Rouge, qui a visité le camp le 16 août 1942, a comptabilisé 899 prisonniers, dont 444 espagnols, 189 juifs, 118 apatrides et le reste de nationalités d'Europe centrale et de l'est, beaucoup d'entre eux juifs eux aussi et des membres des Brigades Internationales. Djelfa était considéré comme l'un des camps les plus terribles d'Algérie, où régnait la terreur imposée par le sinistre commandant Jules César Caboche et ses assistants[3].
Sous le régime de Vichy, les prisonniers sont soumis aux travaux forcés dans des mines proches ou dans la construction du chemin de fer transsaharien.
Sortie
Environ 650 internés ont survécu à la libération du camp, après le débarquement allié au nord de l'Afrique[4].
Internés célèbres
L'un des internés, Max Aub, a écrit un livre de poèmes pour le théâtre, Journal de Djelfa (1945), récit de son internement.
Références
- ↑ Norbert Bel-Ange, Quand Vichy internait ses soldats juifs d'Algérie : Bedeau, Sud Oranais, 1941-1943, L'Harmattan, 2005, p. 100.
- ↑ « French internment camps in 1939-1944: Camp at Djelfa », www.apra.asso.fr (consulté le )
- ↑ (es) El exilio republicano en el norte de África Universidad de Alicante, « El exilio republicano en el norte de África », El exilio republicano en el norte de África (consulté le )
- ↑ Evelyn Mesquida, La Nueve, 24 août 1944. Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris, Paris, Le Cherche-Midi, (ISBN 978-2-7491-2046-1, lire en ligne), 53.
Liens externes
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