Berlencourt-le-Cauroy
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Localisation
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Berlencourt-le-Cauroy se situe à 8 km à l'ouest d'Avesnes-le-Comte et à 26 km à l'ouest d'Arras (chef-lieu d'arrondissement)[1],[2].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de huit communes. Les communes limitrophes sont Beaudricourt, Denier, Estrée-Wamin, Grand-Rullecourt, Liencourt, Magnicourt-sur-Canche, Sars-le-Bois et Sus-Saint-Léger.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 7,48 km2 ; son altitude varie de 87 à 151 mètres[3].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[4].
Il est drainé par trois cours d'eau :
- la Canche, fleuve côtier d'une longueur de 100,22 km, qui prend sa source dans la commune de Gouy-en-Ternois et se jette dans la Manche entre Étaples et Le Touquet-Paris-Plage[5] ;
- le Berlencourt-le-Cauroy, d'une longueur de 2,53 km, qui prend sa source dans la commune de Denier, et se jette dans la Canche au niveau de la commune[6] ;
- la Buissière, d'une longueur de 0,96 km[7].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 834 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulty à 11 km à vol d'oiseau[14], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 899,7 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages du Ternois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[17].
Ces « paysages du Ternois », qui concernent 138 communes avec trois pôles d'attraction que sont Hesdin-la-Forêt à l'ouest, Saint-Pol-sur-Ternoise à l'est et, dans une moindre mesure, Frévent en lisière sud, sont délimités par deux cours d'eau : la Canche au sud et la Ternoise au nord. Ces paysages sont composés de plateaux, de vallées et de bocages. Les plateaux du Ternois montrent une structure tabulaire assez plane et une altitude assez régulière avec des points culminants entre 150 à 160 m[18].
Le territoire d'une vingtaine de kilomètres du nord au sud et d'est en ouest, est traversé par la D 939 reliant Saint-Pol-sur-Ternoise à Hesdin-la-Forêt, par la D 912 entre Saint-Pol-sur-Ternoise et Frévent et par la ligne ferroviaire de Saint-Pol-sur-Ternoise à Étaples dans la vallée de la Canche. La position excentrée, en l'absence de grands axes autoroutiers ou ferrés structurants, a permis au Ternois de conserver un caractère rural[18].
Au niveau de l'occupation des sols de ces « paysages du Ternois », les surfaces cultivées représentent 66,80 % de la surface totale et sont omniprésentes sur les plateaux avec majoritairement la culture de la betterave et de la pomme de terre, les prairies naturelles, permanentes 19 %, les forêts, comme la forêt d'Hesdin, et milieux semi-naturels 7,26 %, présentes dans les deux principales vallées de la Ternoise et de la Canche, les espaces artificialisés 3,22 % avec principalement les communes de Saint-Pol-sur-Ternoise, Hesdin-la-Forêt et Frévent, les espaces industriels 0,52 % et les cours d'eau et plans d'eau 0,21 %[18].
Milieux naturels et biodiversité
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : la haute vallée de la Canche en amont de Conchy-sur-Canche. Cette ZNIEFF correspond à la moyenne et à la haute vallée de la Canche, de l’amont de la commune de Conchy-sur-Canche jusqu’aux sources, au niveau de Magnicourt-sur-Canche[19].
et une ZNIEFF de type 2[Note 5] : la haute vallée de la Canche et ses versants en amont de Sainte-Austreberthe qui se situe dans le pays du Ternois. Elle offre un relief de coteau abrupt au Nord et des pentes douces au Sud. Le fond de vallée est constitué de pâturages et de zones de cultures. Les versants les plus pentus et inaccessibles accueillent des boisements[20].
- Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 sur la commune
- Carte de la ZNIEFF de type 1 sur la commune.
- Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Au , Berlencourt-le-Cauroy est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22] et hors attraction des villes[23],[24].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (81,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,6 %), prairies (18,7 %), forêts (14,8 %), zones urbanisées (3,9 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports
Voies de communication
La commune est desservie par la route départementale D 71[26].
Transports
La commune se trouve à 13 km de la gare de Tincques, située sur la ligne d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise, desservie par des trains TER Hauts-de-France[27] et à 28 km de la gare d'Arras, située sur la ligne de Paris-Nord à Lille, desservie par des TGV inOui et des trains régionaux du réseau TER Hauts-de-France[28].
La commune était desservie, de 1895 à 1948, par la ligne de chemin de fer Lens - Frévent, une ancienne ligne de chemin de fer qui reliait les communes de Lens et de Frévent.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Bellancourt en 1159 ; Berlencurt au XIIIe siècle ; Berllaincort en 1194 ; Berlancourt en 1222 ; Berlaincort en 1230 ; Berlencourt en 1545 ; Bellencourt au XVIIIe siècle[29], Berlancourt en 1793, Berlencourt et Berlincourt en 1801 et Berlencourt-le-Cauroy depuis 1927[3].
Le Cauroy est un hameau de Berlencourt[29].
Entre 1790 et 1794, Berlencourt absorbe Launoy[3].
Histoire
Le village de Berlencourt, comme ceux de la vallée de la Canche, faisait partie du diocèse de Boulogne. À l'église de ce lieu étaient annexés Cauroy, Liencourt et Denier. L'église de Berlencourt date du XVIe siècle.
Le hameau du Cauroy a possédé un château et une chapelle. Il constituait une paroisse de nom « prairie du Cambraisis ».
Le , Charles Quarré, licencié es-droits, échevin d'Arras, est seigneur du Cauroy. Il bénéficie de lettres d'anoblissement, enregistrées moyennant le versement de 500 florins. Cette distinction lui est accordée en raison de ses études, dès son jeune âge, en philosophie, jurisprudence, belles-lettres[30].
Le , Eugène de Noyelle, marquis de Lisbourg, qui possède la terre de Cauroy la vend à la famille de Beauffort. Antoine Joseph de Beauffort, seigneur de Lassus, parait avoir fait construire à la fin du XVIIe siècle une demeure seigneuriale où il meurt en 1694 et transmet la seigneurie à ses descendants. Ceux-ci agrandissent la demeure au XVIIIe siècle et au XIXe siècle jusqu'à lui donner son aspect actuel et font aussi construire à proximité une petite église romane. Le château est demeuré dans la famille de Beauffort jusqu'à la fin du XIXe siècle et s'est transmis depuis dans sa descendance[31].
En 1927, par arrêté ministériel, la commune de Berlencourt (canton d'Avesnes-le-Comte, arrondissement d'Arras, département du Pas-de-Calais) change de nom pour Berlencourt-le-Cauroy.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté de communes des Campagnes de l'Artois qui regroupe 96 communes et totalise 33 290 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
La commune était rattachée au canton de Magnicourt-sur-Canche (1793), puis au canton d'Avesnes-le-Comte depuis 1801.
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Justice, sécurité, secours et défense
La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants d'Arras[37].
Population et société
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Berlencourtois[38].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[40].
En 2023, la commune comptait 277 habitants[Note 6], en évolution de +0,73 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 39,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,7 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 137 hommes pour 142 femmes, soit un taux de 50,9 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Entreprises et commerces
Agriculture
La commune est dans le « Ternois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[44]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 7] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 2].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 20 | 8 | 6 | 6 |
| SAU[Note 8] (ha) | 632 | 525 | 377 | 418 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 20 lors du recensement agricole de 1988[Note 9] à 8 en 2000 puis à 6 en 2010[46] et en 2020[Carte 3], soit une baisse de 70 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 632 ha en 1988 à 418 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 32 à 70 ha[46],[Carte 4].

