La Thieuloye
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| La Thieuloye | |||||
L'église Notre-Dame. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Arras | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Ternois | ||||
| Maire Mandat |
André Flament 2020-2026 |
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| Code postal | 62130 | ||||
| Code commune | 62813 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Thieuloissiens | ||||
| Population municipale |
476 hab. (2023 |
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| Densité | 117 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 24′ 48″ nord, 2° 26′ 39″ est | ||||
| Altitude | Min. 135 m Max. 166 m |
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| Superficie | 4,06 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Saint-Pol-sur-Ternoise (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Pol-sur-Ternoise | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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La Thieuloye est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Thieuloissiens. Sa population est de 476 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté de communes du Ternois. La commune s'inscrit dans les « paysages du Ternois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
Localisation
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, La Thieuloye est une commune située, à vol d'oiseau, à 7 km au nord-est de la commune de Saint-Pol-sur-Ternoise (aire d'attraction) et à 28 km au nord-ouest de la commune d’Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)[1]. C'est un village typique du Ternois, avec des fermes bâties au carré qui ont leurs façades exposées plein sud.
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes. Les communes limitrophes sont Bajus, Bours, Brias, Diéval, Magnicourt-en-Comte et Monchy-Breton.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 4,06 km2 ; son altitude varie de 135 à 166 mètres[2].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie[3]. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[4],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 880 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fiefs à 13 km à vol d'oiseau[11], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 070,6 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages du Ternois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 138 communes avec trois pôles d'attraction que sont Hesdin-la-Forêt à l'ouest, Saint-Pol-sur-Ternoise à l'est et, dans une moindre mesure, Frévent en lisière sud, sont délimités par deux cours d'eau : la Canche au sud et la Ternoise au nord. Ces paysages sont composés de plateaux, de vallées et de bocages. Les plateaux du Ternois montrent une structure tabulaire assez plane et une altitude assez régulière avec des points culminants entre 150 à 160 m[15].
Le territoire d'une vingtaine de kilomètres du nord au sud et d'est en ouest, est traversé par la D 939 reliant Saint-Pol-sur-Ternoise à Hesdin-la-Forêt, par la D 912 entre Saint-Pol-sur-Ternoise et Frévent et par la ligne ferroviaire de Saint-Pol-sur-Ternoise à Étaples dans la vallée de la Canche. La position excentrée, en l'absence de grands axes autoroutiers ou ferrés structurants, a permis au Ternois de conserver un caractère rural[15].
Au niveau de l'occupation des sols de ces « paysages du Ternois », les surfaces cultivées représentent 66,80 % de la surface totale et sont omniprésentes sur les plateaux avec majoritairement la culture de la betterave et de la pomme de terre, les prairies naturelles, permanentes 19 %, les forêts, comme la forêt d'Hesdin, et milieux semi-naturels 7,26 %, présentes dans les deux principales vallées de la Ternoise et de la Canche, les espaces artificialisés 3,22 % avec principalement les communes de Saint-Pol-sur-Ternoise, Hesdin-la-Forêt et Frévent, les espaces industriels 0,52 % et les cours d'eau et plans d'eau 0,21 %[15].
Urbanisme
Typologie
Au , La Thieuloye est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Pol-sur-Ternoise, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[17]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,5 %), prairies (22,1 %), zones urbanisées (11,3 %)[20]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Le Tieulloie en 1312 ; Le Thiulloye en 1313 ; La Tiulloie en 1323 ; La Tuilloie en 1324 ; La Tieuloye en 1329 ; Thieulois en 1429 ; Le Thilloye en 1474 ; Thieulloy en 1720 ; La Thieuloy au XVIIIe siècle ; La Tieuloye-lez-Wachin en 1739[21] ; La Thieuloye en 1793 ; La Thieuloy et La Thieuloye depuis 1801[2].
Étymologiquement, le nom qui est issu de tegula (tuile) signifierait « la tuilerie »[22][source insuffisante].
Histoire
La terre et seigneurie de La Thieuloye est érigée en vicomté le au bénéfice de Charles de Bernemicourt, seigneur du lieu, descendant des marquis de Saluces. Il a combattu au service de ses princes et a été fait prisonnier de guerre[23].
En 1761, La Thieuloye compte 76 manoirs autour d'un château féodal[Passage problématique]. Le château appartient au comte de Saint Pierre. Un ancien château, situé rue de l'École et dont l'avenue principale était la rue du Calvaire, a été détruit lors de la Révolution française en 1789.
Pendant la Révolution, l'église n'a pas été vendue par la nation, mais conservée pour les assemblées républicaines. Mais elle était ébranlée fortement et disloquée en plusieurs endroits. Depuis longtemps, les habitants voulaient en bâtir une nouvelle. À l'arrivée de l'abbé Pauchet comme curé de la paroisse (1861), les habitants connaissaient les travaux qu'il avait exécutés ailleurs. Ils lui demandèrent de faire le plan et le devis d'une nouvelle église. En 1868, la construction était achevée, l'évêque Lequette la consacra le . Soixante ecclésiastiques, entre autres l'évêque Scott, doyen d'Aire, camérier du souverain pontife, M. Boyaval, grand doyen de Saint-Pol et M. Capron, chanoine d'Arras et curé de Wingles, prirent part au dîner offert par l'abbé Pauchet, curé de la Thieuloye. Y assistaient de nombreux laïques : M. le comte de Bryas, M. le comte de Saint-Pierre Jette de Bruxelles, etc. (Cf Annuaire du Diocèse d'Arras 1869, 1878).
Cette nouvelle église a une forme de croix grecque ; son clocher est très fin et très haut. Elle est placée sous l'invocation de la Vierge, sous le nom de Notre Dame du Mont-Ferat. Au cours de restaurations successives, des paroissiens ont fait don de vitraux classés au patrimoine, et sont sous la surveillance de la municipalité.
Pendant la Première Guerre mondiale, La Thieuloye était située en arrière du front de l'Artois. Des troupes sont passées par la commune, par exemple, en ; des soldats retirés du front d'Ypres ont embarqué dans des trains à Bergues à destination de Pernes et de là ont gagné La Thieuloye et Diéval[24].
Le , le général commandant la Xe Armée passa en revue, au nord de la commune, les troupes de la 13e division, alors au repos. Il a remis la Croix de guerre au drapeau du 109e régiment d'infanterie[25].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.
Commune et intercommunalités
La commune faisait partie de la petite communauté de communes du Pernois créée fin 1993.
Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du [26] (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.
Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[27]. À l'initiative des intercommunalités concernées[28], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le le principe de la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[29] ;
- la communauté de communes de la région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants ;
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants. Le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [30],[31].
La communauté de communes du Ternois, qui résulte de cette fusion et dont la commune fait désormais partie, est créée par un arrêté préfectoral qui a pris effet le [32]. Cette communauté de communes du Ternois regroupe 103 communes et compte 37 150 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
La commune faisait partie du canton d'Aubigny-en-Artois [2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Thieuloissiens[41].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[43].
En 2023, la commune comptait 476 habitants[Note 5], en évolution de −3,45 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,2 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 253 hommes pour 246 femmes, soit un taux de 50,70 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.



