Mondicourt
commune française du département du Pas-de-Calais
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Mondicourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Mondicourtois. Sa population est de 600 habitants au recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1982 avec 741 habitants. La commune est membre de la communauté de communes des Campagnes de l'Artois. Elle s'inscrit dans les « paysages du val d’Authie » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
| Mondicourt | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Arras | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Campagnes de l'Artois | ||||
| Maire Mandat |
Stéphane Gomes 2020-2026 |
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| Code postal | 62760 | ||||
| Code commune | 62583 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Mondicourtois | ||||
| Population municipale |
600 hab. (2023 |
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| Densité | 119 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 10′ 28″ nord, 2° 27′ 50″ est | ||||
| Altitude | Min. 105 m Max. 169 m |
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| Superficie | 5,06 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Avesnes-le-Comte | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.mondicourt.org | ||||
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Géographie
Localisation
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, la commune de Mondicourt, limitrophe du département de la Somme, est située sur l'ancienne route nationale 25, entre Pommera et La Herlière. Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais) se trouve, à vol d'oiseau, à 26 km au nord-ouest, Amiens à 32 km au sud-ouest tandis que Doullens n'est qu'à 9 km à l'ouest[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de quatre communes, dont une, Lucheux, dans le département de la Somme. Les communes limitrophes sont Grincourt-lès-Pas, Lucheux, Pas-en-Artois et Pommera.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 5,06 km2 ; son altitude varie de 105 à 169 m[2].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].
Il est traversé par les Moulins, cours d'eau d'une longueur de 2,72 km, qui prend sa source dans la commune de Grincourt-lès-Pas et se jette dans la Quilliene au niveau de la commune de Pas-en-Artois[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Côtes de la Manche orientale »[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 867 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulty à 7 km à vol d'oiseau[11], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 899,7 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages du val d’Authie » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 83 communes, se délimitent : au sud, dans le département de la Somme par les « paysages de l'Authie et du Ponthieu », dépendant de l'atlas de paysages de la Picardie et au nord et à l'est par les « paysages du Montreuillois », les « paysages du Ternois » et les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes ». Le caractère frontalier de la vallée de l'Authie, aujourd’hui entre le Pas-de-Calais et la Somme, remonte au Moyen Âge où elle séparait le royaume de France du royaume d'Espagne, au nord[15].
Le coteau nord est escarpé alors que le coteau sud offre des pentes plus douces. À l'ouest, l'Authie s'ouvre sur la baie d'Authie, typique de l'estuaire picard, et se jette dans la Manche. Avec son vaste estuaire et les paysages des bas-champs, la baie d'Authie contraste avec les paysages plus verdoyants en amont[15].
L'Authie, entaille profonde du plateau artésien, a créé des entités écopaysagères prononcées avec un plateau calcaire dont l'altitude varie de 100 à 163 m qui s'étend de chaque côté du fleuve. L'altitude du plateau décline depuis le pays de Doullens, à l'est (point culminant à 163 m), vers les bas-champs picards, à l'ouest (moins de 40 m). Le fond de la vallée de l'Authie, quant à lui, est recouvert d'alluvions et de tourbes. L'Authie est un fleuve côtier classé comme cours d'eau de première catégorie où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés[15].
L'occupation des sols des « paysages du val d'Authie » est composée pour 69,48 % en cultures, 15,34 % en prairies naturelles, permanentes, 7,79 % en forêts et milieux semi-naturels, 5,04 % en espaces artificialisés avec principalement les communes d'Auxi-le-Château et Doullens, 1,11 % en cours d'eau et plans d'eau, 0,87 % en peupleraies et 0,37 % en espaces industriels[15].
Milieux naturels et biodiversité
Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : la vallée de la Quillienne, ses vallons adjacents et bois d'Orville, d’une superficie de 2 143 ha et d'une altitude variant de 65 à 154 mètres. Cette vallée associe des influences thermophiles dans les lisières et sur les pelouses et un caractère psychrophile au niveau des forêts de ravins. Une partie du site est occupée par l’agriculture intensive[16].

Espèces faunistiques et floristiques
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[17].
Urbanisme
Typologie
Au , Mondicourt est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70,1 %), prairies (10 %), zones urbanisées (8,8 %), zones agricoles hétérogènes (6,7 %), forêts (4,4 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Mondricurt vers 1170 ; Mondricuria en 1203 ; Mondricort en 1295 ; Mourdricourt en 1469 ; Monrdricourt en 1515[23] ; Mondicourt en 1793 et depuis 1801[2].
Les localités portant un nom en -court sont le plus souvent des hameaux ou de petits villages. L'appellatif toponymique -court (> français moderne cour) est issu du gallo-roman CŌRTE qui signifie « cour de ferme, ferme ». Cet appellatif est généralement précédé d'un nom de personne germanique. Ces formations toponymiques datent du Moyen Âge. Cette façon de nommer les lieux serait liée à l'apport germanique du VIe siècle[Note 5],[24]. En effet, les toponymes en -court typiques de l'extrême nord et nord-est de la France sont calqués sur les noms de lieux en -hof, -hov, -hoffen, -hoven « cour de ferme, ferme » des pays de langue germanique (Flandres, Alsace-Lorraine, Pays-Bas, Allemagne), ainsi aux Béthencourt, Bétancourt, etc. correspondent Bettenhof, Bettenhoffen, Bettenhoven, etc.
Selon Maurits Gysseling, Mondicourt serait la ferme de Mundarīk, anthroponyme germanique formé de munda (tuteur) et de rīkja (puissant)[25].
Histoire
Le village est, avant la Révolution française, le siège d'une seigneurie, longtemps possédée par la famille de Beauffort. Le fief est devenu ultérieurement un marquisat[26].
Gilles de Beauffort, (famille de Beauffort), écuyer, seigneur de Mondicourt, est devenu chevalier par lettres données à Madrid (à l'époque la région est détenue par l'Espagne) le . Dans sa jeunesse, il a participé à différents sièges : siège de Bouchain, siège de Cambrai, siège de Doullens (en 1595), il a combattu devant Amiens et il a accompagné le prince de Ligne (Lamoral Ier de Ligne) dans l'ambassade que celui-ci a faite auprès du roi très chrétien (le roi de France) pour le féliciter de son mariage (mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche). Une de ses filles est mariée avec le comte de Dampierre, frère et héritier du dernier comte de ce nom, mort en étant général d'armée en Hongrie[27]. Son fils Robert de Beauffort a également été fait chevalier par lettres données à Madrid le [28].
- Philippe Louis de Beauffort, chevalier, seigneur et marquis de Mondicourt, capitaine de cuirassiers au service du roi d'Espagne, est mort en 1698[26].
Charles Antoine de Beauffort, seigneur de Mondicourt, bénéficie en mars 1735, de lettres données à Versailles, l'autorisant à prendre le titre de marquis, à l'appliquer sur la terre de son choix, et à porter sur l'écu de ses armes une couronne de marquis. Il est le chef de nom et d'armes de la famille de Beauffort. Il a longtemps servi en qualité de capitaine de dragons après avoir levé une compagnie à ses frais, et a deux frères et un fils au service du roi[29].
Mondicourt, en 1789, faisait partie de la sénéchaussée de Saint-Pol et suivait la coutume d’Artois[30].
Pendant la Première Guerre mondiale, Mondicourt est à proximité du front de l'Artois. Des troupes, par exemple des soldats relevés du front, sont venues cantonner (récupérer, compléter les effectifs, etc.) sur la commune, comme en novembre 1914[31].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais[32].
Commune et intercommunalités
La commune faisait partie de la communauté de communes des Deux Sources, créée en 2008.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité s'est scindée, et ses communes ont rejoint d'autres intercommunalités.
C'est ainsi que Mondicourt a rejoint la communauté de communes des Campagnes de l'Artois[32], créée le par la fusion d'une partie des communautés de communes des Deux sources, de l'Atrébatie et de la Porte des Vallées. Cette communauté de communes des Campagnes de l'Artois regroupe 96 communes et compte 33 290 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
La commune faisait partie de 1801 à 1930 du canton d'Avesnes-le-Comte, date à laquelle elle a été intégrée au canton de Pas-en-Artois [2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune réintègre le canton d'Avesnes-le-Comte[32].
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 1958 de la première circonscription du Pas-de-Calais[33].
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre une école primaire en regroupement pédagogique intercommunal (RPI 61)[41].
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Mondicourtois[42].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[44].
En 2023, la commune comptait 600 habitants[Note 6], en évolution de +1,35 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,9 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,4 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 277 hommes pour 298 femmes, soit un taux de 51,83 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Le micro musée consacré a l'ancienne usine Chocorêve et à la chocolaterie de la famille Ibled. L'usine est démolie en 2009[48].
- L'église Saint-Maurice.
- Le monument aux morts, surmonté du coq gaulois[49].
- L'église.
- Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
- Joseph Wattebled (1885-1979), photographe, a habité dans la commune.
Héraldique
| Blason | D'azur à trois jumelles d'or accompagnées de quatre fèves de cacao du même ordonnées en chevron renversé, celles de dextre posées en bande, celles de senestre en barre, deux entre chaque jumelle[50]. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel de la commune
- Dossier de la commune sur le site de l'Insee[Note 7], [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur "Remonter le temps", sur le site de l’IGN, [lire en ligne][Note 8]
- « La commune » sur Géoportail.
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

