Laires
commune française du département du Pas-de-Calais
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Laires est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Lairois. Sa population est de 365 habitants au recensement de 2023. La commune est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer. Elle s'inscrit dans les « paysages des hauts plateaux artésiens » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
| Laires | |||||
Entrée de la commune. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Saint-Omer | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer | ||||
| Maire Mandat |
Éric Lagache 2020-2026 |
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| Code postal | 62960 | ||||
| Code commune | 62485 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lairois | ||||
| Population municipale |
365 hab. (2023 |
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| Densité | 42 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 32′ 28″ nord, 2° 15′ 23″ est | ||||
| Altitude | Min. 140 m Max. 190 m |
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| Superficie | 8,64 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Fruges | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Géographie
Localisation
Localisée dans le centre-est du département du Pas-de-Calais, Laires est une commune située, à vol d'oiseau, à 8 km à l'est de la commune de Fruges, à 16 km à l'ouest de la commune de Lillers et à 23 km au sud de la commune de Saint-Omer (chef-lieu d'arrondissement)[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes. Les communes limitrophes sont Beaumetz-lès-Aire, Bomy, Febvin-Palfart, Fléchin, Lisbourg et Prédefin.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 8,64 km2 ; son altitude varie de 140 à 190 m[2].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].
C'est dans la commune que le Bomy 1, cours d'eau de 2,27 km, prend sa source et se jette dans la Laquette au niveau de la commune de Bomy[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 967 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fiefs à 7 km à vol d'oiseau[11], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 070,6 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages des hauts plateaux artésiens » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 77 communes du Pas-de-Calais, se situent à l'extrémité ouest des collines de l'Artois qui traversent le Pas-de-Calais d'Arras au Boulonnais. L'altitude de ces paysages dépassent les 180 mètres. Ces dimensions sont modestes, d'une quinzaine de kilomètres du sud-est au nord-ouest et d'une vingtaine de kilomètres dans sa dimension la plus grande[15].
Les « paysages des hauts plateaux artésiens », appelés aussi « Haut Artois », se caractérisent par trois ensembles écopaysagers :
- l'ensemble mésophile ouvert du plateau artésien calcaire ;
- l'ensemble alluvial des fonds de vallée de la Lys et de l'Aa ;
- l'ensemble calcicole des versants calcaires des vallées[15].
Le « Haut Artois » dispose d'une importante densité de corridors biologiques bien interconnectés[15].
Dans le « Haut Artois », pas de villes, c'est une des rares terres rurales de la région, les communes les plus importantes sont, du nord au sud, Lumbres, Fauquembergues et Fruges. Le « Haut Artois », drainé par l'Aa et la Lys, constitue le sommet de l'anticlinal artésien, paysage ventée, froid et aux précipitations importantes qui en font le château d'eau régional[15].
Leș cultures représentent 59,66 % des sols, les prairies 29,96 %, les forêts et milieux semi-naturels de 6,81 %, les espaces artificialisés 6,09 % avec les communes principales de Lumbres, Fruges et Fauquembergues, les espaces industriels 0.41 % et les cours d'eau et plans d'eau 0.08 %[15].
Milieux naturels et biodiversité
Espèces faunistiques et floristiques
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[16].
Urbanisme
Typologie
Au , Laires est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18] et hors attraction des villes[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (94 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,6 %), prairies (26,2 %), zones urbanisées (7,2 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Laræ en 1148 ; Lares en 1174 ; Laires en 1337 ; Layres en 1528[22] ; Laires en 1793 et depuis 1801[2].
Ernest Nègre voit dans le nom de Laires le pluriel du germanique lari « espace inculte, terre en friche »[23].
Histoire
En 1115, le comte Baudouin VII de Flandre fait donation à l'abbaye Saint-Sauveur de Ham de la seigneurie de Saint-Martin à Laires. En , Gui de Dampierre augmente la donation ci-dessus. En , une bande de la garnison de Renescure terrorise les alentours de Laires et au lieu d'aider les habitants à combattre les ennemis français, pillent le village. En 1537, le territoire est complètement dévasté. En 1542 et 1543, le village est pillé plusieurs fois et les Français brûlèrent quatorze maisons.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Omer du département du Pas-de-Calais[25].
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer qui regroupe 53 communes et compte 104 320 habitants en 2022[25].
Circonscriptions administratives
La commune est rattachée au canton de Fruges[25].
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la sixième circonscription du Pas-de-Calais[26].
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Lairois[35].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[37].
En 2023, la commune comptait 365 habitants[Note 4], en évolution de +0,27 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 43,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 18,6 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 203 hommes pour 165 femmes, soit un taux de 55,16 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Martin aurait été rebâtie vers 1555, mais le clocher est plus ancien car on y trouve des inscriptions datant de 1442, 1517 et 1540. « Rebâtie » puisqu'en 1544, les habitants retranchés dans l'église, repoussent une attaque de la garnison de Thérouanne. En 1641, l'église brûla (procuration de Liévin BOCQUET, bailly de Laires). L'église était couverte de tuiles rouges et pavée de grands carreaux bleus. En 1740, une forte tempête fait envoler le clocher dans le « Flot Delvil » et en 1741, le clocher est réparé par Pierre Anthome Dumez et Anthome Delautre charpentiers à Lisbourque pour « onze cens livres monoy dartoy ». À la Révolution, l'église est vendue (le 4 ou 11 vendémiaire an VIII) à un certain CARON d'Arras qui ne pourra pas la démolir comme il en avait l'intention par suite d'une farouche opposition des Lairois.
- Il existe dans l'église un bénitier (en mauvais état) en pierre noire de Tournai, portant cette inscription « Donné par Mgr MIRE VINCENT DU PREY, Grand Vicaire de Tournay le . Priez Dieu pour lui. »
- La cloche date de 1583 et vient de Saint-Bertin ; elle porte ces inscriptions : « UT SONES ABBATIS DIGNISSIMA NOLA VEDASTI NO(M)I(NE) GRENETII IVRE VEDASTA VOCOR. Nicolas de Lecourt filiusque ejus jo(ann)es duace(n)ses me et meas sonores fecerut. 1583. »
- Le monument aux morts est inauguré le ; il porte la liste des Lairois morts pour la France pendant les guerres de 1870, 1914-1918 et 1939-1945[41].
- L'église Saint-Martin.
- Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
| Blason | Parti d'or et d'azur à une fleur de lys de l'un en l'autre[42]. |
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|---|---|---|
| Détails | La fleur de lys est reprise des armes de l'abbaye de Saint-Augustin-lès-Thérouanne, qui portait « d'azur à quatre fleurs de lys d'or », et possédait les terres de Laires. Adopté en 1996. |
Pour approfondir
Bibliographie
Ouvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais[43] :
- M. Champagne, Beaumetz-lès-Aire, Erny-Saint-Julien, Bomy et Laires (62). Mélanges généalogiques et documents du 12ième au 18ième siècle, Wambrechies, Groupement Généalogique de la Région du Nord, 2000.
Articles connexes
Liens externes
- Dossier relatif aux rattachements de la commune sur le site de l'Insee, [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur Remonter le temps, sur le site de l’IGN, [lire en ligne][Note 5]
- « La commune » sur Géoportail.
Bases de données, dictionnaires et encyclopédies
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

