Pommera
commune française du département du Pas-de-Calais
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Pommera est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Pommerayens. Sa population est de 307 habitants au recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1836 avec 596 habitants. La commune est membre de la communauté de communes des Campagnes de l'Artois. Elle s'inscrit dans les « paysages du val d’Authie » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
| Pommera | |||||
Le château de Pommera. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Arras | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Campagnes de l'Artois | ||||
| Maire Mandat |
Frédéric Plaquet 2020-2026 |
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| Code postal | 62760 | ||||
| Code commune | 62663 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pommerayens | ||||
| Population municipale |
307 hab. (2023 |
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| Densité | 69 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 10′ 27″ nord, 2° 26′ 24″ est | ||||
| Altitude | Min. 130 m Max. 167 m |
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| Superficie | 4,42 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Amiens (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Avesnes-le-Comte | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | commune-pommera.fr | ||||
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Géographie
Localisation
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, traversée par la route nationale 25 et limitrophe du département de la Somme, la commune de Pommera est située, à vol d'oiseau, à 7 km à l'est de Doullens, à 27 km au nord-ouest d'Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais) et à 31 km au nord-est d'Amiens (aire d'attraction)[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes, dont une, Lucheux, située dans le département de la Somme. Les communes limitrophes sont Famechon, Halloy, Lucheux, Mondicourt, Orville et Pas-en-Artois.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 4,42 km2 ; son altitude varie de 130 à 162 mètres[2].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie[3]. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[4],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Côtes de la Manche orientale »[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 881 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 9,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulty à 8 km à vol d'oiseau[11], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 899,7 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages du val d’Authie » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 83 communes, se délimitent : au sud, dans le département de la Somme par les « paysages de l'Authie et du Ponthieu », dépendant de l'atlas de paysages de la Picardie et au nord et à l'est par les « paysages du Montreuillois », les « paysages du Ternois » et les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes ». Le caractère frontalier de la vallée de l'Authie, aujourd’hui entre le Pas-de-Calais et la Somme, remonte au Moyen Âge où elle séparait le royaume de France du royaume d'Espagne, au nord[15].
Le coteau nord est escarpé alors que le coteau sud offre des pentes plus douces. À l'ouest, l'Authie s'ouvre sur la baie d'Authie, typique de l'estuaire picard, et se jette dans la Manche. Avec son vaste estuaire et les paysages des bas-champs, la baie d'Authie contraste avec les paysages plus verdoyants en amont[15].
L'Authie, entaille profonde du plateau artésien, a créé des entités écopaysagères prononcées avec un plateau calcaire dont l'altitude varie de 100 à 163 m qui s'étend de chaque côté du fleuve. L'altitude du plateau décline depuis le pays de Doullens, à l'est (point culminant à 163 m), vers les bas-champs picards, à l'ouest (moins de 40 m). Le fond de la vallée de l'Authie, quant à lui, est recouvert d'alluvions et de tourbes. L'Authie est un fleuve côtier classé comme cours d'eau de première catégorie où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés[15].
L'occupation des sols des « paysages du val d'Authie » est composée pour 69,48 % en cultures, 15,34 % en prairies naturelles, permanentes, 7,79 % en forêts et milieux semi-naturels, 5,04 % en espaces artificialisés avec principalement les communes d'Auxi-le-Château et Doullens, 1,11 % en cours d'eau et plans d'eau, 0,87 % en peupleraies et 0,37 % en espaces industriels[15].
Milieux naturels et biodiversité
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[16].
Urbanisme
Typologie
Au , Pommera est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle est située hors unité urbaine[Insee 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[Insee 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[Insee 3],[Insee 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (99,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,4 %), zones urbanisées (6,7 %), prairies (5,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), forêts (0,1 %)[17]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Lieux-dits, hameaux et écarts
La commune compte un hameau, le Grenas.
Voies de communication et transports
Transports
La commune était traversée par la ligne de Doullens à Arras, dont le plus proche arrêt était à Mondicourt.
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Pomerast en 1152 ; Sancta Margareta au XIIe siècle ; Pomeraus en 1290 ; Pumerast en 1375 ; Pumenaulx en 1429 ; Pumiéras en 1469 ; Pumérat en 1474 ; Puméra en 1536 ; Pommeras en 1739 ; Pomméra-Sainte-Marguerite au XVIIIe siècle[18] ; Pomera Grena en 1793 ; Pomeras et Pommera depuis 1801[2].
Histoire
Au XVIIe siècle, Jérôme de Belvalet, écuyer, avocat au conseil provincial d'Artois, est seigneur de Pomeras. Il a pour femme Marie-Marguerite Le Pippre, fille de Pierre, échevin d'Arras en 1605, et d'Isabeau Billot[19].
Circonscriptions d'Ancien Régime
D'après l'historien français Auguste de Loisne : « Pomméra, en 1789, faisait partie de la sénéchaussée de Saint-Pol et suivait la coutume d'Artois. Son église, diocèse d'Arras, doyenné de Pas, secours de Mondicourt, était consacrée à sainte Marguerite et avait Grena pour annexe[20]. »
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais[Insee 5].
Commune et intercommunalités
La commune faisait partie de la communauté de communes du canton de Pas-en-Artois, créée en 1997 et qui a fusionné avec sa voisine pour former, le la communauté de communes des Deux Sources. Dans le cadre des prescriptions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité, qui n'atteignait pas le seuil requis, est dissoute. Une partie de ses communes, dont Pommera, est rattachée à la nouvelle communauté de communes des Campagnes de l'Artois, issue de la fusion, le d'autres petites intercommunalités[21]. La communauté de communes des Campagnes de l'Artois regroupe 96 communes et totalise 33 290 habitants en 2022[Insee 5].
Circonscriptions administratives
La commune faisait partie de 1801 à 1930 du canton d'Avesnes-le-Comte, année où elle intègre le canton de Pas-en-Artois[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle intègre le nouveau canton d'Avesnes-le-Comte[Insee 5].
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 1986 de la première circonscription du Pas-de-Calais[22].
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre une école élémentaire en regroupement pédagogique intercommunal (RPI 61)[29].
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Pommerayens[30].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[32].
En 2023, la commune comptait 307 habitants[Note 5], en évolution de +0,33 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 156 hommes pour 151 femmes, soit un taux de 50,81 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Sainte-Marguerite, construite en 1858, dont la flèche en pierre du clocher fut démolie après l'ouragan du . Sur la cloche, on peut lire les inscriptions suivantes : D'un côté : POMMERA-GRENAS ; en dessous, 3 fleurs de lys, 2 et 1 et une tête d'ange. De l'autre côté : + L'AN 1821 je fus nommée MARIE LOUISE SAINTE MARGUERITE. En bas, Christ avec Marie Madeleine entre la vierge et un évêque.
- L'ancienne église, de plus grandes dimensions, comprenait les sépultures de plusieurs membres de la famille de Belvalet, seigneurs de Pommera[35].
- Le château : manoir de la fin du XVIIIe siècle. Le parc du château est répertorié à l'inventaire général du patrimoine architectural en France (base Mérimée)[36].
- Le château
- Façade est du château.
- L'arrière de château de Grenas.
- La mairie, maison de maître en pierre.
- Une chapelle, dévouée à la Vierge, sur le chemin d'Humbercourt.
- Le monument aux morts, surmonté du coq gaulois[37].
- La chapelle.
- Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
- Paul Schad-Rossa (de) (1862-1916), a peint vers 1914 le tableau Paysage dans Pommera.

Héraldique
| Blason | D'argent au pommier de sinople fruité de gueules, accosté de deux gerbes de blé de sinople[38]. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
Bibliographie
- Épigraphie du Pas de Calais (Archives départementales)
- Philippe Seydoux, Gentilhommières d'Artois et du Boulonnais, Editions de la Morande
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel de la commune
- Dossier de la commune sur la base nationale sur l'intercommunalité (BANATIC) du Ministère de l'intérieur (DGCL), [lire en ligne]
- Dossier complet de la commune sur le site de l'Insee[Note 6], [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur "Remonter le temps", sur le site de l’IGN[Note 7], [lire en ligne]
- « Pommera » sur Géoportail.
- Carte spéciale des régions dévastées : 12 NE, Amiens [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Ressources relatives à la géographie :

