Roquetoire

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Roquetoire
Roquetoire
L'église Saint-Michel.
Blason de Roquetoire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer
Maire
Mandat
Véronique Boidin
2026-2032
Code postal 62120
Code commune 62721
Démographie
Gentilé Roquestoriens
Population
municipale
1 970 hab. (2023 en évolution de +1,34 % par rapport à 2017)
Densité 184 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 40′ 16″ nord, 2° 20′ 35″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 71 m
Superficie 10,71 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Béthune
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Omer
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aire-sur-la-Lys
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Roquetoire
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Roquetoire
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Roquetoire
Liens
Site web www.roquetoire.fr

Roquetoire est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Roquestoriens. Sa population est de 1 970 habitants au recensement de 2023. La commune est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer.

Le patrimoine architectural de la commune comprend le château de la Morande qui fait l'objet d'une inscription aux monuments historiques.

Localisation

Localisé dans l'est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord, Roquetoire est un bourg rural situé, à vol d'oiseau, à km au nord-ouest de la commune d'Aire-sur-la-Lys et à 11 km au sud-est de la commune de Saint-Omer (chef-lieu d'arrondissement)[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes, dont une, Blaringhem, dans le département du Nord. Les communes limitrophes sont Aire-sur-la-Lys, Blaringhem, Ecques, Quiestède, Racquinghem, Saint-Augustin et Wittes.

Hydrographie

La commune, située dans le bassin Artois-Picardie[2], est, selon le Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre), drainée par sept cours d'eau :

  • la Melde du Pas-de-Calais, d'une longueur de 15,29 km, qui prend sa source dans la commune d'Helfaut et se jette dans le bras de décharge de la lys oduel au niveau de la commune d'Aire-sur-la-Lys[3] ;
  • la Liauwette, d'une longueur de 7,63 km qui prend sa source dans la commune et se jette dans le bras de décharge de la lys oduel au niveau de la commune d'Aire-sur-la-Lys[4] ;
  • le ruisseau la Becque, d'une longueur de 5,4 km qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Melde du Pas-de-Calais au niveau de la commune de Blaringhem[5] ;
  • le Choquet, d'une longueur de 1,63 km qui prend sa source dans la commune et termine sa course dans la commune d'Aire-sur-la-Lys[6] ;
  • la rivière la Melde, d'une longueur de 1,59 km qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Melde du Pas-de-Calais au niveau de la commune[7] ;
  • la Morande, d'une longueur de 1,43 km qui prend sa source dans la commune et se jette dans le ruisseau la Becque au niveau de la commune de Quiestède[8] ;
  • la Jumelle, d'une longueur de 1,06 km qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Liauwette au niveau de la commune d'Aire-sur-la-Lys[9].
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Roquetoire[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 808 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 15 km à vol d'oiseau[16], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 2].

Milieux naturels et biodiversité

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 3] le plateau siliceux d'Helfaut à Racquinghem. Cette ZNIEFF correspond à un vaste plateau détritique de moins d’un kilomètre de large et de près de 10 km de long qui surplombe de plus de 90 m la vallée de l’Aa dont les versants abrupts taillés dans la craie sont en partie occupés par les pelouses de Wizernes[19].

et une ZNIEFF de type 2[Note 4] : la moyenne vallée de l’Aa et ses versants entre Remilly-Wirquin et Wizernes. La moyenne vallée de l’Aa et ses versants représentent un remarquable ensemble écologique associant des habitats très différents constituant des complexes de végétations souvent complémentaires[20].

Site Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des directives « habitats » et « oiseaux ». Ce réseau est constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[21].

Sur la commune, un site Natura 2000 de type B est défini en site d'importance communautaire (SIC) : les pelouses, bois acides à neutrocalcicoles, landes nord-atlantiques du plateau d'Helfaut et le système alluvial de la moyenne vallée de l'Aa d'une superficie de 389 ha et répartis sur 14 communes[22].

Espèces faunistiques et floristiques

L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[23].

Urbanisme

Une entrée de la commune.

Typologie

Au , Roquetoire est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[Insee 2],[Insee 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Omer, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[Insee 3]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[Insee 4],[Insee 5].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (75,8 %), zones urbanisées (14,1 %), prairies (7,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), forêts (0,1 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques naturels et technologiques

À la suite du passage des tempêtes Ciarán, Domingos et Elisa et des inondations et coulées de boue qui se sont produites, la commune est reconnue, par arrêté du , en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue sur la période du au , comme 179 autres communes du département[25].

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Rokostorn en 1096 ; Rokestor en 1107 ; Rochestorp en 1112 ; Rokestoire en 1139 ; Rukestor en 1157 ; Rokestorn en 1161 ; Rochestorn en 1163 ; Ruchestor en 1179 ; Rokestorn vers 1182 ; Roukestor en 1294 ; Roquestor en 1301 ; Roukestoir en 1336 ; Rouquestor en 1351 ; Rouguestor au XIVe siècle ; Rocquestor en 1426 ; Roucquestor en 1505 ; Roquestro en 1559 ; Roquetoire au XVIe siècle ; Rocquestoir en 1593 ; Roquestoir en 1720[26] ; Rocquetoire en 1793 ; Roquetoire en 1801[27].

Ernest Nègre avance un toponyme issu de l'anthroponyme germanique Rocco suivi du latin turris « tour » qui, dès l'époque romane, subit l'attraction du latin tornus « tour de tourneur » qui devint par la suite -estor, alors compris comme issu de l'oïl estor « construction, cheptel » dont une variante est estoire[28]. Maurits Gysseling voit quant à lui le germanique hrōkas « corbeau » et þurnu « (buisson d') épineux »[29], plutôt que le bas latin rocca « rocher », qui n'a pas de justification topographique.

La forme flamande est Rokesdorn[30].

Histoire

Armes de la famille de La Viefville.

Avant la Révolution française, la terre de Roquetoire est une seigneurie[31].

Au XVIIe siècle, la seigneurie appartient à des membres de la famille de La Buissière[31]. Au XVIIIe siècle, elle est aux mains de la famille de Marcotte, reconnue noble en 1762, à la suite des fonctions occupées en Artois (échevin de Saint-Omer, secrétaire du roi en la chancellerie d'Artois)[32].

D'après l'historien français Auguste de Loisne : « Roquetoire, en 1789, dépendait en partie du bailliage d'Aire, partie de la régale de Thérouanne et suivait la coutume d'Artois. Son église paroissiale, d’abord diocèse de Thérouanne, doyenné d’Arques, puis diocèse de Boulogne, doyenné de Bléquin, était consacrée à saint Michel ; le chapitre de Boulogne présentait à la cure[33]. »

Politique et administration

La mairie.

Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Omer du département du Pas-de-Calais[Insee 6].

Commune et intercommunalités

Roquetoire était membre de la communauté de communes du pays d'Aire, créée en 2000.

Celle-ci fusionne avec ses voisines pour créer, le , la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer, dont est désormais membre la commune. La communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer regroupe 53 communes et totalise 104 320 habitants en 2022[Insee 6].

Circonscriptions administratives

La commune fait partie depuis 1801 du canton d'Aire-sur-la-Lys[27]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 14 à 17 communes[Insee 6].

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 1988 de la huitième circonscription du Pas-de-Calais[34].

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 Françoise Henneron UMP Sénatrice (2001 → 2011)
Conseillère générale (2001 → 2008)

conseillère régionale des hauts de France 2015 →

mars 2008 2020 Michel Hermant DVG Ancien comptable public
Réélu pour le mandat 2014-2020[35],[36],[37],[38]
28 mai 2020 en cours
(au 7 avril 2026)
Véronique Boidin   Professeur des écoles[39],[40],[41]
Réélue pour le mandat 2026-2032[42]

Équipements et services publics

Enseignement

La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre le groupe scolaire Martin Luther King [43].

Population et société

Démographie

Les habitants sont appelés les Roquestoriens[44].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[46].

En 2023, la commune comptait 1 970 habitants[Note 8], en évolution de +1,34 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7531 0291 2041 2581 3071 3791 3341 2581 228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1591 2121 2491 2461 3051 3551 3711 2291 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1491 1361 1071 0311 0101 0131 0119791 043
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 0891 0781 1481 3511 5711 6211 6371 6941 832
2014 2019 2023 - - - - - -
1 9251 9361 970------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,7 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 979 hommes pour 961 femmes, soit un taux de 50,46 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[Insee 7]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
0,7 
3,5 
75-89 ans
5,4 
18,4 
60-74 ans
19,0 
22,4 
45-59 ans
21,7 
19,7 
30-44 ans
20,0 
14,4 
15-29 ans
13,8 
21,2 
0-14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[48]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Économie

Entreprises et commerces

Agriculture

La commune est dans le « pays d'Aire », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[49]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 2].

1988200020102020
Exploitations50312118
SAU[Note 10] (ha)8939539401 197

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 50 lors du recensement agricole de 1988[Note 11] à 31 en 2000 puis à 21 en 2010[51] et enfin à 18 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 64 % depuis 1988[52],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 893 ha en 1988 à 1 197 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 18 à 67 ha[51],[Carte 5].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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