Warluzel
commune française du département du Pas-de-Calais
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Warluzel est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Warluzelois. Sa population est de 218 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté de communes des Campagnes de l'Artois. La commune s'inscrit à la jonction des « paysages du val d'Authie » et des « paysages du Ternois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
| Warluzel | |||||
La mairie et le monument aux morts. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Arras | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Campagnes de l'Artois | ||||
| Maire Mandat |
Damien Bricout 2020-2026 |
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| Code postal | 62810 | ||||
| Code commune | 62879 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Warluzelois | ||||
| Population municipale |
218 hab. (2023 |
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| Densité | 54 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 13′ 42″ nord, 2° 28′ 14″ est | ||||
| Altitude | Min. 126 m Max. 171 m |
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| Superficie | 4,02 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Arras (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Avesnes-le-Comte | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | warluzel.fr | ||||
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Géographie
Localisation
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département de la Somme , Warluzel est une commune drainée par la Grouche et située, à vol d'oiseau, à 7 km au sud-ouest de la commune d'Avesnes-le-Comte et à 22 km au sud-ouest de la commune d'Arras (aire d'attraction, chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes, dont une, Humbercourt, dans le département de la Somme. Les communes limitrophes sont Coullemont, Grand-Rullecourt, Humbercourt, Sombrin et Sus-Saint-Léger.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 4,02 km2 ; son altitude varie de 126 à 171 mètres[2].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].
Il est drainé par un cours d'eau : la Grouche, rivière d'une longueur de 16,53 km, qui prend sa source dans la commune de Coullemont et se jette dans l'Authie au niveau de la commune de Doullens[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 875 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulty à 5 km à vol d'oiseau[11], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 899,7 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit à la jonction de deux paysages régionaux tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14] :
- les « paysages du val d'Authie », qui concernent 83 communes, se délimitent : au sud, dans le département de la Somme par les « paysages de l'Authie et du Ponthieu », dépendant de l'atlas de paysages de la Picardie et au nord et à l'est par les « paysages du Montreuillois », les « paysages du Ternois » et les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes ». Le caractère frontalier de la vallée de l'Authie, aujourd’hui entre le Pas-de-Calais et la Somme, remonte au Moyen Âge où elle séparait le royaume de France du royaume d'Espagne, au nord[15].
- Le coteau nord est escarpé alors que le coteau sud offre des pentes plus douces. À l'ouest, l'Authie s'ouvre sur la baie d'Authie, typique de l'estuaire picard, et se jette dans la Manche. Avec son vaste estuaire et les paysages des bas-champs, la baie d'Authie contraste avec les paysages plus verdoyants en amont[15].
- L’Authie, entaille profonde du plateau artésien, a créé des entités écopaysagères prononcées avec un plateau calcaire dont l'altitude varie de 100 à 163 m qui s'étend de chaque côté du fleuve. L'altitude du plateau décline depuis le pays de Doullens, à l'est (point culminant à 163 m), vers les bas-champs picards, à l'ouest (moins de 40 m). Le fond de la vallée de l'Authie, quant à lui, est recouvert d'alluvions et de tourbes. L'Authie est un fleuve côtier classé comme cours d'eau de première catégorie où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés[15].
- L’occupation des sols des « paysages du val d'Authie » est composée pour 69,48 % en cultures, 15,34 % en prairies naturelles, permanentes, 7,79 % en forêts et milieux semi-naturels, 5,04 % en espaces artificialisés avec principalement les communes d'Auxi-le-Château et Doullens, 1,11 % en cours d'eau et plans d'eau, 0,87 % en peupleraies et 0,37 % en espaces industriels[15] ;
- les « paysages du Ternois », qui concernent 138 communes avec trois pôles d'attraction que sont Hesdin-la-Forêt à l'ouest, Saint-Pol-sur-Ternoise à l'est et, dans une moindre mesure, Frévent en lisière sud, sont délimités par deux cours d'eau : la Canche au sud et la Ternoise au nord. Ces paysages sont composés de plateaux, de vallées et de bocages. Les plateaux du Ternois montrent une structure tabulaire assez plane et une altitude assez régulière avec des points culminants entre 150 à 160 m[16].
- Le territoire d'une vingtaine de kilomètres du nord au sud et d'est en ouest, est traversé par la D 939 reliant Saint-Pol-sur-Ternoise à Hesdin-la-Forêt, par la D 912 entre Saint-Pol-sur-Ternoise et Frévent et par la ligne ferroviaire de Saint-Pol-sur-Ternoise à Étaples dans la vallée de la Canche. La position excentrée, en l'absence de grands axes autoroutiers ou ferrés structurants, a permis au Ternois de conserver un caractère rural[16].
- Au niveau de l'occupation des sols de ces « paysages du Ternois », les surfaces cultivées représentent 66,80 % de la surface totale et sont omniprésentes sur les plateaux avec majoritairement la culture de la betterave et de la pomme de terre, les prairies naturelles, permanentes 19 %, les forêts, comme la forêt d'Hesdin, et milieux semi-naturels 7,26 %, présentes dans les deux principales vallées de la Ternoise et de la Canche, les espaces artificialisés 3,22 % avec principalement les communes de Saint-Pol-sur-Ternoise, Hesdin-la-Forêt et Frévent, les espaces industriels 0,52 % et les cours d'eau et plans d'eau 0,21 %[16].
Urbanisme
Typologie
Au , Warluzel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[18]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (72,1 %), prairies (19,6 %), zones urbanisées (8,2 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Waluzel vers 1146 ; Waluser en 1182 ; Warluisel en 1220 ; Warluizel en 1221 ; Warluisiel en 1269 ; Walluisiel en 1321 ; Waluzel en 1329 ; Wallusel en 1479[22] ; Warluzel en 1793 ; Wartazelle et Warluzel depuis 1801[2].
Ce toponyme est composé du nom de lieu Warlus et du suffixe diminutif -el[23].
Histoire
Herlin de Warluzel combat et trouve la mort à la bataille d'Azincourt en 1415[24].
Avant la Révolution française, Warluzel est le siège d'une seigneurie[25]. François-Ignace Palisot d'Incourt, chevalier, seigneur de Warluzel , premier président du conseil d'Artois, reçoit le un brevet émis à Paris lui permettant ainsi qu'à ses descendants de décorer l'écusson de ses armes d'une couronne de comte[25].
Ambroise-Alexandre Palisot, chevalier, frère du précédent, seigneur d'Incourt et de Warluzel, premier président du conseil d'Artois, reçoit par brevet du le même droit pour lui et ses descendants. Ce droit est également accordé à ses frères Louis-Philippe Palisot, seigneur de Beauvois et Noël-Albert Palisot, seigneur d'Athies[26].
Pendant la Première Guerre mondiale, des troupes stationnent sur la commune, en novembre 1914 ou encore en mai 1915, de même qu'à Fosseux, Saulty, Coullemont[27].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté de communes des Campagnes de l'Artois qui regroupe 96 communes et compte 33 290 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
La commune est rattachée au canton d'Avesnes-le-Comte.
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
La mairie a été rénovée, agrandie et rendue accessible aux personnes à mobilité réduite en 2014[28].
Liste des maires
André Levé est mort le , durant son 6e mandat, après 36 ans à la tête de la commune. Le premier adjoint Damien Bricout assure la fonction par intérim[29].
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Warluzelois[36].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].
En 2023, la commune comptait 218 habitants[Note 5], en évolution de −6,03 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,9 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 116 hommes pour 116 femmes, soit un taux de 50,00 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Sainte-Marie-Madeleine.
- Le monument aux morts[42].
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Les armes de Warluzel se blasonnent ainsi : de sinople à la fasce d'argent, à une bande de sept losanges de gueules brochant sur le tout. |
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel de la commune
- Dossier Insee relatif aux rattachements de la commune, [lire en ligne]
- « Warluzel » sur Géoportail.
- Deux lettres de M. Palisot de Warluzel (1710) conservées dans les archives de Laprée (Quiestède, Pas-de-Calais)
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Ressources relatives à la géographie :

