Wismes

From Wikipedia, the free encyclopedia

Localisation

Localisée dans le centre-nord du département du Pas-de-Calais, Wismes est une commune située, à vol d'oiseau, à km au sud-ouest de la commune de Lumbres et à 17 km au sud-ouest de la commune de Saint-Omer (aire d'attraction et chef-lieu d'arrondissement)[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Affringues, Elnes, Merck-Saint-Liévin, Nielles-lès-Bléquin, Thiembronne, Vaudringhem et Wavrans-sur-l'Aa.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 11,93 km2 ; son altitude varie de 73 à 191 mètres[2].

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].

Il est drainé par sept cours d'eau : le Ruisseau du Marais, d'une longueur de 7,76 km[4] ; la Pourchinte, d'une longueur de 3,91 km[5] ; le Forestel, d'une longueur de 2,3 km[6] ; le Salvecques, d'une longueur de 2,44 km[7] ; le Salvecques, d'une longueur de 2,24 km[8] ; le Merck-Saint-Liévin, d'une longueur de 2,13 km[9] et le Cantemerle, d'une longueur de 1,49 km[10].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Wismes[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[14]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 961 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nielles-lès-Bléquin à 4 km à vol d'oiseau[17], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 976,9 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 2].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages des hauts plateaux artésiens » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[20]. Ces paysages, qui concernent 77 communes du Pas-de-Calais, se situent à l'extrémité ouest des collines de l'Artois qui traversent le Pas-de-Calais d'Arras au Boulonnais. L'altitude de ces paysages dépassent les 180 mètres. Ces dimensions sont modestes, d'une quinzaine de kilomètres du sud-est au nord-ouest et d'une vingtaine de kilomètres dans sa dimension la plus grande[21].

Les « paysages des hauts plateaux artésiens », appelés aussi « Haut Artois », se caractérisent par trois ensembles écopaysagers :

  • l'ensemble mésophile ouvert du plateau artésien calcaire ;
  • l'ensemble alluvial des fonds de vallée de la Lys et de l'Aa ;
  • l'ensemble calcicole des versants calcaires des vallées[21].

Le « Haut Artois » dispose d'une importante densité de corridors biologiques bien interconnectés[21].

Dans le « Haut Artois », pas de villes, c'est une des rares terres rurales de la région, les communes les plus importantes sont, du nord au sud, Lumbres, Fauquembergues et Fruges. Le « Haut Artois », drainé par l'Aa et la Lys, constitue le sommet de l'anticlinal artésien, paysage ventée, froid et aux précipitations importantes qui en font le château d'eau régional[21].

Leș cultures représentent 59,66 % des sols, les prairies 29,96 %, les forêts et milieux semi-naturels de 6,81 %, les espaces artificialisés 6,09 % avec les communes principales de Lumbres, Fruges et Fauquembergues, les espaces industriels 0.41 % et les cours d'eau et plans d'eau 0.08 %[21].

Milieux naturels et biodiversité

Espace protégé

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[22].

Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé : le parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, d’une superficie de 132 499 hectares réparties sur 154 communes, géré par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale[23].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 2[Note 4] :

  • la moyenne vallée de l’Aa et ses versants entre Remilly-Wirquin et Wizernes. La moyenne vallée de l’Aa et ses versants représentent un remarquable ensemble écologique associant des habitats très différents constituant des complexes de végétations souvent complémentaires[24] ;
  • la vallée du Bléquin et les vallées sèches adjacentes au ruisseau d’Acquin. Cette ZNIEFF se situe sur les marges septentrionales du Haut-Pays d’Artois, en bordure des cuestas du Boulonnais et du pays de Licques[25].
Carte des ZNIEFF sur la commune.

Urbanisme

Typologie

Au , Wismes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[26]. Elle est située hors unité urbaine[27]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Omer, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[27]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[28],[29].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,3 %), zones agricoles hétérogènes (32,3 %), forêts (3,5 %), prairies (1,9 %)[30]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts

  • Cantemerle
en picard, on dit des gens de Cantemerle :
« I vont su tros pattes conme chés kiens éd Cantemerle qui arvientte éd chés vrépes »[31].
Ils vont sur trois pattes comme les chiens de Cantemerle qui reviennent des vêpres.
  • Fourdebecques
  • Marival
  • Rietz-Mottu
  • Saint-Pierre-Wismes
  • Salvecques

Risques naturels et technologiques

Risque inondation

À la suite du passage des tempêtes Ciarán, Domingos et Elisa et des inondations et coulées de boue qui se sont produites, la commune est reconnue, par arrêté du , en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue sur la période du au , comme 179 autres communes du département[32].

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Wimes en 1105 ; Vima en 1136 ; Wima en 1168 ; Wime en 1206 ; Wimme en 1469 ; Wyme au XVe siècle ; Wyma vers 1512 ; Wymes en 1528 ; Wismes au XVIIIe siècle[33]; Wismes en 1793 et depuis 1801[2].

La forme picarde est Winme ou Wuime.

Histoire

Le site est occupé dès la préhistoire (découverte de silex taillés et polis près de Salvecques)[réf. nécessaire].

Saint Maxime arrive à Wismes vers le milieu du Ve siècle et y construit un oratoire dédié à saint André et à Marie. Selon la tradition, il aurait fait jaillir d'un coup de bâton une source à une centaine de mètres de l'oratoire[34].

Le corps de Saint Maxime est transféré en 954 dans la cathédrale de Thérouanne. Au XIIe siècle, une église romane est construite à la place de l'oratoire[35], soit par le chapitre de Thérouanne, soit par le chapitre de Saint-Omer. Construite en pierre blanche locale, elle ne comporte qu'une seule nef et une tour carrée. Du XIIIe au XIVe, l'église est enrichie de nefs latérales, et avec ces collatéraux sont créés plusieurs chapelles[36]. En 1738, une chapelle Sainte-Anne est construite. Un nouveau chœur est construit au XVe siècle pour remplacer l'ancien. Fin XVe siècle-début XVIe, la nef principale est voûtée, décorée dans le style du chœur. Les chapelles sont restaurées en 1686 et 1701[36].

Vers 1180, Étienne, chevalier de Wismes, possède l'autel de la paroisse d'Audembert. Il s'agit d'un fief à lui concédé par l'évêque de Thérouanne et que lui-même a confié en arrière-fief à un nommé Milon[37].

Les terres de Wismes appartenaient à Jeanne de Fosseux, qui les fit entrer dans la famille de Montmorency à la suite de son mariage avec Jean II de Montmorency en 1422[38]. Les Montmorency (Robert de Montmorency (mort en 1554), puis Françoise de Montmorency (mention en 1569)[39]) dirigent Wismes jusqu'en 1572. Antoine de Lalaing acquiert les terres en se mariant avec Éléonore de Montmorency en 1572. En 1600, faute d'héritier, la seigneurie est saisie par la justice. Elle est vendue au seigneur Allart de Croix en 1608[40] (mort en 1634)[39] puis à Blocquel de Lamby[35]. En 1759, Wismes est érigée en baronnie par lettres patentes du roi Louis XV[41].

Seigneurs de Wismes

  • Allard François de Blocquel, chevalier, est au XVIIe siècle seigneur de Wismes, Lambry, Angre (Angre? Angres?), Liévin. Il a été enterré dans l'abbaye Notre Dame de Loos, près de Lille, où étaient visibles son épitaphe, ses armoiries et celle de ses ascendants paternels et maternels. Il est d'une ancienne famille noble qui a pris ses alliances dans des familles nobles (famille de René de Vos de Stenvich, chevalier, conseiller du roi d'Espagne; famille de Pierre Ignace de Beauffort (famille de Beauffort), écuyer, seigneur de Warnicamp; famille d'Aumale) et a de ce fait des parentés avec la maison de Montmorency, la maison de Nesle, la maison de Schombert (famille von Schönberg)[42].
  • Adrien Antoine de Blocquel de Croix, petit-fils d'Allard François, écuyer, seigneur de Wismes, Liévin, Lambry, mayeur héréditaire de Naves et de Marcoing, reçoit en juin 1720, des lettres de chevalerie données à Paris[42]. En mai 1724, des lettres données à Versailles l'autorisent lui et ses descendants légitimes à décorer l'écusson de leurs armes d'une couronne de cinq fleurons et de prendre deux griffons pour support[43].

En 1789, Wismes appartient à Adrien Blocquel de Croix[44].

La plus ancienne mention se trouve dans les registres de la charte de l'abbaye Saint-Omer[réf. nécessaire]. Le (le 9 brumaire), Wismes fait partie du canton de Lumbres[réf. nécessaire]. En 1840 la première école du village est construite[réf. nécessaire].

Politique et administration

Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Omer du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalités

La commune est membre de la communauté de communes du Pays de Lumbres qui regroupe 36 communes et compte 24 135 habitants en 2022.

Circonscriptions administratives

La commune est rattachée au canton de Lumbres.

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la sixième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Louis de Corbie[45]    
Les données manquantes sont à compléter.
? 1983 Jean-Louis Wache    
1983 mai 2020 Jean-Luc Hochart DVD Professeur d’histoire-géographie retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[46],[47],[48],[49]
26 mai 2020 en cours
(au 16 avril 2022)
Sandrine Merlo   Professeur des écoles[50],[51],[52]

Équipements et services publics

Population et société

Démographie

Les habitants sont appelés les Wismois[53].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[55].

En 2023, la commune comptait 492 habitants[Note 6], en évolution de +0,2 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
470523529537622600606610600
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
560563545505517464424468499
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
523500487433422435430454423
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
458446435449497525513509495
2018 2023 - - - - - - -
499492-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[56].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 273 hommes pour 226 femmes, soit un taux de 54,71 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[57]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
2,2 
10,3 
75-89 ans
12,4 
16,1 
60-74 ans
17,7 
23,8 
45-59 ans
27,0 
15,8 
30-44 ans
15,0 
16,5 
15-29 ans
11,1 
17,6 
0-14 ans
14,6 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[58]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Économie

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI