Le Souich
commune française du département du Pas-de-Calais
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Le Souich est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Sa population est de 197 habitants au recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1831 avec 660 habitants. Elle est membre de la communauté de communes des Campagnes de l'Artois. La commune s'inscrit dans les « paysages du val d’Authie » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
| Le Souich | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Arras | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Campagnes de l'Artois | ||||
| Maire Mandat |
René Pruvost 2020-2026 |
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| Code postal | 62810 | ||||
| Code commune | 62802 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Souichois | ||||
| Population municipale |
197 hab. (2023 |
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| Densité | 39 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 13′ 25″ nord, 2° 22′ 04″ est | ||||
| Altitude | Min. 112 m Max. 161 m |
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| Superficie | 5,11 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Avesnes-le-Comte | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | lesouich.fr | ||||
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Géographie
Localisation
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département de la Somme, Le Souich est une commune située, à vol d'oiseau, à 7 km au nord de la commune de Doullens et à 30 km au sud-ouest de la commune d’Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes, dont trois, Bouquemaison, Brévillers et Lucheux, dans le département de la Somme. Les communes limitrophes sont Bouquemaison, Brévillers, Ivergny, Lucheux et Rebreuve-sur-Canche.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 5,11 km2 ; son altitude varie de 112 à 161 mètres[2].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie[3]. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[4],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 900 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulty à 12 km à vol d'oiseau[11], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 899,7 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages du val d’Authie » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 83 communes, se délimitent : au sud, dans le département de la Somme par les « paysages de l'Authie et du Ponthieu », dépendant de l'atlas de paysages de la Picardie et au nord et à l'est par les « paysages du Montreuillois », les « paysages du Ternois » et les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes ». Le caractère frontalier de la vallée de l'Authie, aujourd’hui entre le Pas-de-Calais et la Somme, remonte au Moyen Âge où elle séparait le royaume de France du royaume d'Espagne, au nord[15].
Le coteau nord est escarpé alors que le coteau sud offre des pentes plus douces. À l'ouest, l'Authie s'ouvre sur la baie d'Authie, typique de l'estuaire picard, et se jette dans la Manche. Avec son vaste estuaire et les paysages des bas-champs, la baie d'Authie contraste avec les paysages plus verdoyants en amont[15].
L'Authie, entaille profonde du plateau artésien, a créé des entités écopaysagères prononcées avec un plateau calcaire dont l'altitude varie de 100 à 163 m qui s'étend de chaque côté du fleuve. L'altitude du plateau décline depuis le pays de Doullens, à l'est (point culminant à 163 m), vers les bas-champs picards, à l'ouest (moins de 40 m). Le fond de la vallée de l'Authie, quant à lui, est recouvert d'alluvions et de tourbes. L'Authie est un fleuve côtier classé comme cours d'eau de première catégorie où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés[15].
L'occupation des sols des « paysages du val d'Authie » est composée pour 69,48 % en cultures, 15,34 % en prairies naturelles, permanentes, 7,79 % en forêts et milieux semi-naturels, 5,04 % en espaces artificialisés avec principalement les communes d'Auxi-le-Château et Doullens, 1,11 % en cours d'eau et plans d'eau, 0,87 % en peupleraies et 0,37 % en espaces industriels[15].
Urbanisme
Typologie
Au , Le Souich est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,3 %), prairies (11,3 %), zones urbanisées (7,3 %), zones agricoles hétérogènes (0,9 %), forêts (0,1 %)[20]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Le Souhic en 1104 ; Souich en 1155 ; Soiche, Soiches, Soche, Soches en 1239 ; Soich en 1375 ; Souys en 1415 ; Souik en 1531 ; Soüy en 1710[21] ; Sonich en 1793 et Le Souich depuis 1801[2].
La forme picarde est Aussouy ou El swi.
Histoire
Alban du Souich et ses descendants sont cités sur un vitrail de l'église[22] qui représente un chevalier en armes.
Floridas du Souich combat et trouve la mort lors de la bataille d'Azincourt en 1415[23].
Première Guerre mondiale
Les 22-23 mai 1915, Ivergny et Le Souich servent de lieux de cantonnement et de repos, pendant quelques jours, à la 9e brigade d'infanterie, formée des 74e et 39e régiments d'infanterie et d'éléments de deux autres régiments, arrivée en gare de Frévent et de Doullens, en provenance de l'est, le 22 mai et dans la nuit du 22 au 23 mai 1915[24]. Ces troupes venaient participer à la Bataille de l'Artois (mai-juin 1915). Des troupes s'y reposent également par moments, exemple en juin-juillet 2015[25].
L'église Saint-Nicolas est utilisée comme hôpital de guerre, des réfugiés stationnent dans le village[26].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté de communes des Campagnes de l'Artois qui regroupe 96 communes et compte 33 290 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
La commune est rattachée au canton d'Avesnes-le-Comte.
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[34].
En 2023, la commune comptait 197 habitants[Note 4], en évolution de +27,92 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 42,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 19,4 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 84 hommes pour 80 femmes, soit un taux de 51,22 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- La réplique de la grotte de Lourdes est située rue de La-Haut. Construite par Gaston Roussel, en 1958, pour le centenaire des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous. Depuis, une procession religieuse, allant de la chapelle Notre-Dame-de-Consolation à la grotte, a lieu chaque année au .
- La chapelle Notre-Dame-de-Consolation est l'une des rares dernières chapelles en torchis du département. Bâtie en 1867, elle fut détruite pendant la Révolution française. Reconstruite en 1927, elle sera conservée jusqu'aux années 1970, puis abandonnée pour tomber finalement en ruines. Jean-Luc Beugnet, maire de 1995 à 2001, entreprend sa restauration pour la retrouver à l'identique (charpente, toiture, vitrail). Francis Maze, maire depuis 2001, entreprend la poursuite des opérations par la restauration du retable, du second vitrail, de la pose du torchis. L'inauguration de la restauration achevée eut lieu le .
- L'église Saint-Nicolas. En 2014 et 2015, elle est reconvertie en salle d'exposition pour le centenaire de la Première Guerre mondiale[26].
- Le monument aux morts.
- L'église Saint-Nicolas.
- Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
| Blason | Écartelé : aux 1er et 4e d'argent à trois alérions de gueules, aux 2e et 3e d'or à deux bandes de gueules. |
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| Détails | Armes des anciens seigneurs du lieu, la famille Du Souich, toujours existante, et visibles sur un vitrail de l'église[22]. Adopté par la municipalité. |
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| Alias | Armes attribuées par les archives du Pas-de-Calais[38]. |
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel de la commune
- Dossier Insee relatif aux rattachements de la commune, [lire en ligne]
- « Le Souich » sur Géoportail.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Ressources relatives à la géographie :


